jeudi 8 mars 2012

Au sujet des prix littéraires

Mon roman Les Têtes rousses était finaliste au prix littéraire Le Droit. Il avait également été inscrit au prix Jacques-Poirier. Les deux prix étaient décernés lors du Salon du livre de l’Outaouais. Dans le premier cas, c’est par téléphone que j’ai appris que j’étais finaliste, mais je n’ai connu le gagnant, Renaud Bouret pour son roman Les chinoises, qu’en lisant le journal Le Droit. Si j’avais pu assister à la remise du prix au Salon du Livre, je l’aurais appris ce soir-là. Pas avant. Dans le second cas, il n’y eut pas de finalistes et j’ai appris le nom de la gagnante, Dominique Robert, par courriel, une semaine avant la remise du prix. Courriel dans lequel étaient nommés les membres du jury. 

Je ne sais pas comment ça fonctionne dans les autres cas, je connais mieux les prix en arts visuels et chacun a sa propre façon d'être accordé. C’était la première fois que j’étais finaliste, j’en étais très flattée. Maintenant que c’est chose faite, chose du passé, que les lauréats sont connus, que j’ai lu les articles concernant les heureux récipiendaires, je me pose quelques questions. Si les membres du jury ont été connus dans le cas du prix Jacques-Poirier, j’aurais aimé connaître ceux du prix littéraire Le Droit. Les articles des journaux sont élogieux, intéressants, donnent envie de se procurer les livres primés, mais rien sur le prix lui-même. Pourquoi ce roman plutôt qu’un autre? Combien de livres étaient inscrits? Pas obligé de les nommer, mais pourquoi les membres du jury ont-ils voté pour celui-là, quels étaient les critères d’évaluation? Qu’est-ce qui a motivé leur choix? Il me semble que ce n’est pas seulement les finalistes qui aimeraient savoir, mais aussi les lecteurs. Sans compter quelques autres questions : c’est quoi ce prix, pourquoi et depuis combien de temps existe-t-il, que représente-t-il pour l’auteur, pour l’éditeur, pour le lecteur?

Un de mes proches m’a demandé pourquoi je n’avais pas gagné, je n’en ai aucune idée, à part dire que les romans de Renaud Bouret et de Dominique Robert étaient meilleurs que le mien. Pour les membres du jury en tout cas. Un peu court comme réponse, mais je n’en avais pas d’autre. 

10 commentaires:

  1. hmmm...pour moi être finaliste veut dire que ton livre était parmi les meilleurs! De quoi être fier cousine!

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  2. Ah, les prix littéraires...

    C'est un grand mystère, tu vois.

    Parfois on connaît le jury. Parfois on est prévenu qu'on est finaliste.

    Mais le plus souvent, on découvre qu'on a pas gagner parce que la date de dévoilement est dépassée sans qu'on ait été contacté.

    Et les membres du jury demeurent un mystère, de même que leurs critères de choix.

    Bref, faut vraiment les prendre avec un esprit "zen".

    (À ceux qui croiraient que ceci exprime une frustration quelconque, j'ai quand même un ou deux prix à mon actif... mais je sais ben pas ce que ces textes avaient de différents de ceux qui ont pas gagné!)

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  3. Cousine: oui et c'est ce que je me dis et c'est cette impression qui restera, en fin de compte.

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  4. Gen: chez moi non plus, ce n'est pas de la frustration, juste un questionnement étant donné que c'est tout nouveau. Je m'aperçois qu'on connaît mal nos prix littéraires, on peut en nommer, mais de là à savoir qui les donne et ce qu'ils représentent...

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  5. Moi je me dis qu'être finaliste pour un prix littéraire c'est déjà flatteur. Le fait de sortir du lot est déjà un exploit, non? Je n'ai pas lu les autres, je ne peux pas juger, mais tu as presque la même vitrine qu'eux finalement, alors...

    Et les goûts sont tellement subjectifs, c'est pas dit qu'ils sont meilleurs que toi!!! En tout cas, moi, c'est ton livre que je recommanderais pas le leur!

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  6. Jules: justement comme ni le jury ni les journalistes n'ont expliqué leur choix, personne ne peut savoir pourquoi tel livre est primé et pas l'autre, on suppose alors qu'il est meilleur, quoi penser d'autre? Un peu comme un éditeur qui refuse ton manuscrit, tu as le droit de demander le rapport du comité de lecture.
    Loin de moi de demander des comptes ou de ne pas être très fière d'avoir été dans les finalistes, mais juste pour savoir comme ça. Un peu comme le combat des livres, là au moins on entend les arguments de chacun.
    Merci pour la recommandation que tu ferais (contrairement à Prospéryne je pense!!! voir http://prosperyne.blogspot.com/2012/03/les-tetes-rousses-de-claude-lamarche.html)
    J'ai lu quelques extraits des autres finalistes et je recommanderais sans réserve leur lecture.

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  7. Les prix littéraires resteront toujours un mystère pour moi.

    On m'a déjà demandé de juger des textes et j'ai refusé, ne m'estimant pas compétent en la matière.

    Je me demande combien de gens se posent la question avant d'accepter!

    Je crois aussi que les juges devraient être connus.

    Grand-Langue

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  8. J'ajouterai que les prix littéraires, c'est pratique pour l'éditeur qui veut faire connaitre ses écrivains.

    Le prix est souvent prétexte pour une entrevue, un topo.

    Grand-Langue

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  9. Que ton roman ait été en nomination c'est déjà très bien.
    Et oui je suis d'accord que l'on sache qui juge ces prix car de manière anonyme laisse place à la confusion et au doute.

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  10. Merci Grand langue et Suzanne: j'ai bien conscience que c'est déjà beaucoup d'avoir été finaliste. J'aurais juste aimé savoir pourquoi je n'ai pas été gagnante. Et même pas, juste savoir qui était le jury et pourquoi ils ont aimés le livre primé. Un peu comme si je disais: "je vote pour Toyota", mais sans dire pourquoi. Ça se fait souvent et partout de voter dans donner de raisons, mais moi, je suis curieuse, je veux un peu plus que "j'aime".

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