mardi 23 avril 2013

Tant qu'à bloguer, je voudrais bien bloguer

Tant qu'à faire, aussi bien le faire comme disait ma mère.
Je regarde la date du dernier billet. Je pense au sujet du prochain. Plusieurs idées me viennent en tête.
Je regarde dehors, le soleil enfin, je voudrais en profiter. Le terrain à gratter, les branches à ramasser. La vente de débarras à préparer pour la mi-mai.

Le matin, j'ai décidé de consacrer deux heures à l'écriture de mon prochain roman, mais voilà qu'elles vont plutôt au montage de deux dépliants, une affiche, un site. Travail plus lucratif et presque aussi créatif.
Je vais à la poste en vélo. Mon vélo ordinaire, pas l’électrique. Pour reprendre la forme, pour aller à Plaisance, bientôt.
 

L’après-midi, je marche jusqu’au pont des « Chevreux », je prends quelques photos. Ce n’est pas la meilleure heure, mais à 6 heures le matin, j’ai besoin de sommeil.

Je lis de front :
L’inédit, Marie Cardinal, 2013. J’ai tant aimé cette auteure. Je note cette phrase :« Si le plan était trop présent, il n’y aurait pas de liberté pour la personne qui lit, il y aurait un manuel, un code, pas un roman, pas un livre.» 
Je relis La chute des géants de Ken Follet en prévision du tome 2 : L’hiver du monde. Plus de 1000 pages, ça ne se lit pas comme ça. Je m’endors souvent dessus, non parce que ce n’est pas bon, mais par fatigue tout simplement.
En livre numérique j’ai commencé Gloriole à vendre, prix révisé de Rachel Laverdure. Simplement parce que j’ai découvert les Éditions Sémaphore et je voulais voir si d’autres livres que Le dernier hiver de Louise Auger était aussi bon. Oui, jusqu’à maintenant. Comme une garantie de qualité d’écriture.

Donc, je voudrais bien écrire d’autres billets. Entretenir ce blogue, mais voilà, quand ? Tout au plus une recension d’excuses de ne pas y voir plus sérieusement.

Il y a quelques mois, j’ai été invitée à une bibliothèque de l’Outaouais. Honorée, mais à trois mois d’avis, à deux heures de route, comment savoir ce que j'aurais envie de faire de ma liberté ce jour-là. J’avais décliné. Je me serais sentie auteure, en cette Journée du livre, mais voilà, je me sens éparpillée, mais c’est moi, ça. J’aime trop de tout. Et bien aimer, bien faire.

(photo de l'auteure)

samedi 13 avril 2013

Jamais sans mon stylo

Mon amour pour les crayons ou stylos ne date pas d’hier. Comme pour la plupart des écrivains. On les aime bien avant de commencer l’école. Pas pour dessiner ou colorier dans mon cas, tout à fait nulle dans ce domaine, mais pour écrire, c’est certain. 

Mon père étant professeur (entre autres métiers qu’il a exercés), il avait donc accès au «classique» des écoles. Le «classique», pour ceux et celles qui n'ont pas connu,  c’était une sorte de local qui servait d’entrepôt et de petit magasin pour les cahiers, les crayons, les livres scolaires. En septembre, mon frère et moi n’avions qu’à demander, nous recevions bien au-delà des besoins normaux d’un écolier. 

Il y eut bien sûr les grands crayons de plomb jaunes avec le petit bout d’efface qui ne tenait pas un mois. Ce n’était pas mes préférés, il fallait toujours les aiguiser,la mine jamais assez pointue à mon goût. Et les HB étaient trop foncés pour moi, dès que j’ai connu les 2H, je les ai adoptés. 

Quand nous avons eu la permission d’écrire à la plume, je fus la petite fille la plus heureuse du monde. J’ai connu la plume avec un bec à bille qu’il fallait enfoncer dans un porte-plume. Tremper la plume dans l’encrier était un jeu dangereux pour une écolière comme moi, peu soigneuse, je me tachais les doigts, les blouses, les vestes et même la langue ! 

Aussi quand la plume fontaine à réservoir fut disponible, ma mère s’est empressée de m’en acheter une en cadeau. Tout de suite j’ai voulu me démarquer en négligeant le bleu classique pour un turquoise auquel je mêlais l'encre bleue des vieux fonds de bouteille. Je ne compte plus le nombre de plumes fontaine que j’ai eues. Le dernier date des années 90 je dirais, mais je ne l’utilise plus beaucoup, le papier étant beaucoup plus absorbant que jadis. Et puis, je n’écris plus de lettres soignées pour lesquelles il me faisait plaisir de sortir ma belle plume, dans tous les sens du terme. 

Dans les stylos, je les ai presque tous essayés et aujourd’hui encore, ma préférence va au Ballpoint fin de Sheaffer. En ce qui concerne, les crayons pousse-mine, pour les Sudoku surtout, j’utilise le 0,5mm, et j’ai dû me résoudre à revenir au HB parce que le 2H, c’est vraiment pâle sur du papier Kraft. 

Avec la venue de l’ordinateur, je croyais bien en avoir fini avec les crayons et plumes. C’était mal me connaître, je n'y résiste pas. En voyage, en camping, quand je lis au salon ou au lit, ai-je vraiment le goût d’ouvrir l’ordinateur, tout portable, soit-il ? Que non, alors vite, vite, la plume. Il était donc inéluctable que j’en vienne à la plume qui me permettrait à la fois d’écrire sur du papier normal et ensuite pouvoir convertir mes belles lettres manuscrites à l’ordinateur. Pour ce faire je viens donc de me procurer un stylo digital. 

 
Après avoir fouillé Internet, hésité longtemps à cause du prix et être certaine que je n’allais pas regretter mon choix, j'ai suivi la suggestion de Corinne de Vailly et opté pour l’Iris Notes2. Je l'ai trouvé à Longueuil et j'ai pu l'acheter par Internet. Il s’agit d’un stylo qui se charge avec un fil USB (je vous montre la photo parce que j’ai cherché longtemps comment ouvrir ce petit bout, ce n’est pas bien illustré dans le guide de démarrage). Un petit boitier, chargé aussi en USB, qui enregistre les notes. Le logiciel d’accompagnement permet de télécharger les notes du boitier, les convertir et les exporter, dans Word dans mon cas. Assez facile d’utilisation, une fois qu’on a compris le fonctionnement. Très heureuse du résultat. Je ne partirai donc plus sans mon stylo digital.

Ce qui ne m’empêchera pas de passer dans la rangée des stylos lors de ma prochaine virée chez mon fournisseur préféré, en fait, dans tous les magasins, je ne peux m’empêcher de visiter la section des plumes et cahiers, comme d'autres ne pouvaient résister à aller acheter des bonbons à une cenne.

Lien vers la boutique de Longueuil>>>


samedi 6 avril 2013

Le dernier hiver de Louise Auger


J’ai beaucoup aimé la couverture de ce livre : le papier, le graphisme sobre, la couleur pastel, le concept qui se répète pour tous les livres. J’ai de l’admiration et du respect pour une maison d’édition qui recherche la qualité et s’ingénie à garder le même genre de couverture pour l’ensemble d’une collection. Donc j’aime les éditions Sémaphore dont c’est le premier roman que j’ai entre les mains. 

En fait, j’ai tout aimé de ce livre : le contenant et le contenu. 

L’arrivée de ce livre est une histoire en soi. Je me rendais au Salon du livre de l’Outaouais, au début du mois de mars dernier. En roulant, j’écoutais Andrée Poulin, chroniqueuse à Divines tentations le samedi matin. Elle parlait d’un roman qui est comme un « murmure » a-t-elle dit. Préoccupée par la route et un peu nerveuse parce que j’allais à ma première séance de signatures depuis… quatre ans, j’en oubliai le titre et le nom de l’auteure, mais je me suis dit que si je devais lire ce livre, je savais que la vie se chargerait de me montrer le chemin pour l’obtenir. 

Dans une allée de la grande salle, je reconnus Andrée Poulin que je connais parce qu’elle fait partie de la même association d’auteurs que moi, et parce que je suis une fidèle lectrice de son blogue. 

Je n’ai pas aussitôt mentionné mon intérêt pour le livre dont elle avait parlé le matin à la radio qu’elle m’invite à la suivre. Elle m'entraîne dans les dédales du Salon, et arrivée au stand des éditions Sémaphore, j’ai à peine le temps de voir les petites plaquettes aux couvertures semblables qu’elle s’adresse à une dame en lui disant « Je veux lui offrir le livre de Louise Auger ». 

Je ne retiens pas plus le nom que le matin, je retiens seulement le verbe « offrir ». 

Du coup, je rougis, j’en suis certaine. Est-ce que j’interprète bien ce verbe. Hé oui, Andrée me l’offre comme si j’avais gagné un concours. Le livre devient d’autant plus précieux. Au point où je n’ose même pas le feuilleter devant les autres, ni le lire aussi goûlument que je le fais parfois. 

Quelques jours après le Salon, je partais pour trois semaines en voyage. Dans mes bagages, Le dernier hiver de Louise Auger. Une fois bien installée, l’environnement apprivoisé, j’ai fini par l’ouvrir ce livre. J’ai pris mon temps, comme on déguste un bon vin. J’ai lu tranquillement, quelques pages par jour, à l’ombre des palmiers. 

Et j’ai aimé autant le contenu que le contenant. Vous savez comment j’aime qu’on me raconte une vie, la vie. Je me suis identifiée au personnage : de la même décennie, du même sexe, des mêmes lieux. Le fait que le personnage ait écrit son histoire alors qu’elle a 75 ans, en 2045 ne m’a pas dérangée plus que trois secondes, le temps de calculer un peu et de me demander pourquoi. 

Le plus beau, c’est le style. Des phrases comme je les aime, comme j’aimerais en écrire. Des mots qui disent la nature, les saisons, le lac et la campagne. Des mots riches, recherchés sans être inaccessibles. Des images douces, des révélations qui devraient être plus souvent partagées, des dialogues juste ce qu’il faut, pas trop. Des émotions aussi que j’ai été heureuse de vivre par personne interposée et d'autres que j'ai reconnues miennes. 

Un livre que je relirai bien avant mes 75 ans, c’est certain. Qui me donnera alors peut-être le goût de raconter ma propre histoire.


mercredi 3 avril 2013

Partager ses recherches

Terre de Jean Bricault dit Lamarche
(illustration fournie par Marcel Lamarche)

À six heures ce matin, les yeux grands ouverts, je ne dormais pas. Comme une urgence, comme une pression subite. Je devais faire quelque chose, réagir.

Hier, en mettant de l’ordre dans mes courriels, j’ai remarqué qu’un message envoyé à Guy Lamarche pendant mon séjour en Floride était demeuré sans réponse. Je connais ce généalogiste depuis plusieurs années, c’est MA référence pour les Bricault dit Lamarche. J’ai eu le pressentiment que son silence indiquait qu’il était peut-être décédé. Une petite recherche et j’ai rapidement trouvé son avis de décès, les photos trouvées dans Google images corroboraient mon hypothèse : il est décédé le 2 mai 2012. Je pouvais bien ne pas avoir été au courant, l’an dernier, j’avais la tête bien ailleurs : problèmes personnels de santé et ma mère, elle, est partie le 7 mai.

Panique. Une vraie panique : qu’est-il advenu de toutes ses recherches ? Chaque fois que je lui posais une question de généalogie sur tel ou tel mariage, je m’inquiétais de savoir ce que je ferais le jour où il ne serait plus là pour piger dans sa base de données et m’indiquer les bonnes dates, les bons noms., les bonnes sources.

Certaines personnes publient leur base de données (Gedcom) soit dans un site existant comme Planète Québec, CFGA ou un site personnel, comme Gilles Deguire  qui s’occupe de mesancetres.ca. Guy Lamarche, lui, a déjà laissé quelques traces sur Internet, mais à la suite de déceptions reliées au plagiat je crois, il avait cessé d’alimenter son site. Il a participé à divers forums, on peut retrouver encore ses nombreuses interventions. Il a également offert trois documents fort importants en ce qui concerne les Bricault dit Lamarche, documents qu’on peut consulter à la Société de généalogie de l’Outaouais entre autres. C’est déjà beaucoup et précieux, mais tout le reste, toutes ses recherches, toutes ses données, qu’en adviendra-t-il ? Je ne me rappelle pas s’il m’avait parlé de la relève.

Dans mon petit cerveau qui roule à cent milles à l’heure à six heures le matin, je me disais, bien égoïstement, un médecin qui ne publie pas ses recherches, un historien qui ne laisse rien de son savoir, un journaliste qui ne raconte pas ses expériences, quelle tristesse, quelle perte. Et nous qui devons repartir presque à zéro, tout recommencer comme si rien n’avait été fait avant. Je respecte les gens qui ne veulent pas que leurs recherches paraissent sur Internet, mais trouver le moyen que le savoir, les expériences servent à la génération suivante. Personnellement, on m’a déjà demandé à deux reprises d’enlever des noms dans ma base de données que je publie sur mon site. Même si ni date ni photo n’apparaissaient, même si j’avais du mal à comprendre cette petite peur du vol d’identité, j’ai accepté d’effacer ces données. Je sais bien qu’il se glisse énormément d’erreurs dans les sites d’amateurs comme le mien, mais je sais aussi quelle fut ma joie quand j’ai trouvé les Deguire sur le site de mesancetres.ca ou les Boutron dit Major grâce à Ruth Major dans son blogue Major et compagnies.

Je suis donc en deuil, un an plus tard, de Guy Lamarche qui a tant fait pour la lignée de Jean Bricault dit Lamarche, soldat de Carignan. Je sympathise avec la famille, même si c'est bien en retard. Qui répondra à mes questions maintenant ? Je sais comment chercher, je sais où chercher, mais ce sera plus long, plus fastidieux et sans le plaisir de ces quelques échanges toujours agréables.
  
Si quelqu’un sait quelque chose, peut trouver comment communiquer avec ses enfants, n’hésitez pas à me l’écrire.

mardi 2 avril 2013

Entre 0 et 37 degrés


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Vingt-deux jours entre 0 et 37 degrés Celsius.
5,386 kilomètres entre le Québec et la Floride.
Du vélo, de la lecture, de la marche, de la pétanque, du shuffleboard, de la natation.
Des photos d'oiseaux, de bateaux.
Des jasettes en français, en anglais.

Voici un aperçu de ce temps précieux.