jeudi 29 mai 2014

Des silences qui se prolongent

D’une journée à l’autre
D’une activité à l’autre
Cahin-caha
Du colibri à l’abreuvoir au lilas qui pointe vers le ciel
Du temps qui passe
Du printemps délicieux qui permet des repas sur la terrasse
Entre un dépliant et un site Internet
Entre des matins froids et des ciels gris
Un tour de vélo au parc de Plaisance, deux jours de camping pour voir une amie
Un peu de correction de manuscrit, corriger sans trop relire, sans trop réécrire
Un coup d’œil sur un nouveau blogue de généalogie
Une fièvre passagère pour le hockey
Un peu d’inquiétude pour le tiraillement dans un bras
Un abonnement au panier Équiterre, la recherche de recettes de légumes, redécouvrir la rabiole
Du temps perdu à m’étourdir dans Candy Crush
M’efforcer de ne pas penser
Feuilleter plutôt que lire
La sérénité demande la patience, et parfois le refus de s’aventurer dans des avenues négatives, inutiles.
Résister au petit diable qui claironne l'âge de chacun
Faire des petits plaisirs une joie quotidienne
Pour qu’elle prenne racine et chasse la morosité qui pourrait s’incruster si je n’y prenais garde.
Ce qui suppose de bien choisir les mots qui cherchent à s’insinuer.
D’où mes silences qui se prolongent.

(photo de l'auteure, oui, oui, des lilas dans ma cour)

7 commentaires:

  1. Quel beau billet. Comme un hymne à la sagesse, un éloge à l'équilibre dans notre vie. J'adore. :)))

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  2. Y a quand même des jours où je voudrais être un peu moins sage, un peu moins sereine et pouvoir encore faire des folies comme à 30 ans et surtout ne pas avoir cette censure, cette retenue dans mes pensées au sujet des limites de mon corps.

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  3. Tu sais, il y a plein de sagesse dans certaines folies. Donne-toi la permission. :))

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  4. Tu as bien raison. Depuis quelques années, je me donne la permission: -- de ne rien faire d'utile pendant toute une journée
    -- de me recoucher dans la journée
    -- de prendre mon temps pour déjeuner
    -- de rester à la maison un jour de tempête
    -- de dépenser sans trop regarder parce que je n'ai plus à économiser pour ma retraite

    Ouais, à bien y penser, je pense que la liste peut s'allonger. Tiens, je pourrais même faire un petit billet joyeux de toutes les permissions que je m'accorde.
    Merci pour l'idée.

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  5. Toujours dur quand c'est le corps qui impose des limites...
    Mais oui, dans ce temps-là, le remède c'est d'éviter, même en pensées, les chemins sombres.

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  6. C'est beau Claude...
    Et je me demande c'est quoi Candy Crush? Ça l'air décadent...

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