vendredi 12 janvier 2018

La fois où j'ai passé les Fêtes dans le sud (6)

Oscar Scherer State Park, 29-30 novembre


« Un jour je m’aperçus
Que je ne saurais pas être
Au milieu de plusieurs »
Les adieux, René Lapierre


Nous avions pensé passer par Tarpon springs. Pour voir les éponges. Déjà en 2009, nous aurions pu si nous avions séjourné au Ja-Mar, tel que prévu. Mais voilà, conduire notre 26 pieds sur les routes doubles, sillonner dans les rues qui paraissent si étroites, affronter le trafic des villes qui défilent les uns après les autres… huit ans plus tard, même hésitation. J’ai du mal à « être au milieu de plusieurs ».
Bref, plus à l'aise sur les autoroutes, je contournerai Tampa pour me rendre à notre prochaine destination : Oscar Scherer state park.

Depuis 1995, je suis membre de la FQCC, depuis 1995 que j’entends parler de ce state park. En bien. Hâte de voir, hâte d’y vivre deux jours. Je n’ai pas pu obtenir plus, fin de semaine toute réservée. Deux nuitées pour 84,91 $CAN (toujours 8,70 $ frais de réservation)
Avant, petit arrêt dans un McDo pour le wi-fi. Communication avec Pierrôt-Sylvie qui sont au Royal Coachman à Nokomis. Nous comptons nous rencontrer le lendemain, 30 novembre.

Après le Rainbow Springs tout rénové, tout beau, tout propret, l’Oscar Scherer paraît vétuste, négligé. Propre quand même, des emplacements très intimes, végétation abondante, mais pas très luxuriante. Quelques racines presque dangereuses dans mon emplacement. Des no-seum au coucher de soleil, mais après avoir connu Cedar Key, c’est rien! Mais wi-fi au Centre de la nature et oh! bonheur, la piste multifonctionnelle Legacy trail est accessible directement du camping.

Une piste pour les sportifs qui visent l’exercice, le cardio. À peine pour les amants de la nature qui cherchent le papillon, l’oiseau, la fleur.
Tout de même douceur de vivre.
Être dehors, encore.
Libérer le trop. Calmer le tumulte.
Être devant un palmier à la fin novembre, c’est comme tricher avec les saisons. Leur faire un pied de nez.
Être en sandales dehors à la fin novembre, c’est comme jouer avec le temps. Gagner du temps. Le défier et gagner.

Le jeudi, nous avions rendez-vous avec Pierrôt-Sylvie, mais pas de téléphone, pas de wi-fi pour confirmer. Mais on peut compter sur Pierrôt pour nous trouver. Pour nous tomber dessus. Pour tomber tout court. Une chaîne qu’il n’a pas vue, tout attentif à se demander si les deux dames qui étaient dans le (bon) sentier… oui, c’était nous. Oui, c’était lui.
(lire la version longue>>>)
Nous passerons le reste de la journée avec eux : Sylvie Pierrôt et la chienne venue de Kuujjuaq,
Luna.
Visite du Resort Royal Coachmen, visite de la plage des chiens à Venice, coucher de soleil sur le golfe du Mexique, promenade dans les rues décorées pour les fêtes, et souper (délicieuse salade pour quatre, excellente pizza pour dix, ces Américains, ils ne savent pas faire petit!) chez… Luna. Eh! oui, même nom.

Finalement, un jour je m’aperçus que je suis capable d’être au milieu de plusieurs, s’il n’y a pas de tension, s’il n’y a pas de conflit. Si soleil dans les cœurs, si joie dans les yeux, si conversation intéressante pour chacun.
Ce fut le cas.

Notre emplacement au Oscar Scherer.
On a cherché les fleurs et les papillons, on a trouvé la plage, la mer et le soleil.

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