vendredi 13 septembre 2019

Journées de la culture:
je serai à la Librairie Rose-Marie


Dans le cadre des Journées de la culture, j'aurai le plaisir d'être à la Librairie Rose-Marie de Buckingham (Gatineau), le samedi 28 septembre de 10h00 à 16h30.

Pour vous présenter le dernier tome de ma saga sur mes ancêtres irlandais.
Pour vous jaser.
Pour acheter d'autres livres dont Les Foley d'Annie-Claude Thériault. Il y est également question d'Irlandais.
Pour me sentir encore écrivain.
Au moins une journée.

Lien vers l'activité décrite dans le site des Journées de la culture >>>



lundi 9 septembre 2019

UQAM: 50 ans



L’UQAM a 50 ans.
Je n'ai fréquenté ni le cégep ni l'Université du Québec, mais j'ai assisté à leur naissance. De très près: j'ai monté les marches de leurs édifices, je me suis assise dans leurs locaux.

En 1966-1967, c’était l’année de l’Expo. C’était l’apparition des premiers cégeps. J’étais en Belles-Lettres au collège Basile-Moreau, ville Saint-Laurent. Je coulais en latin, je coulais en dissertation (moi et les petites fiches, la méthodologie, les arguments, j’ai toujours préféré l’imaginaire), je n’allais plus à la messe, je lisais Simone de Beauvoir, je ne rêvais que de vélo et de ski.

Mon frère, Serge Lamarche, délaisse le cours classique et choisit l’école normale Ville-Marie.
En tant que représentant de la Fédération des étudiants-maîtres de l’état du Québec, il fait partie de la Mission de coordination des institutions de formation des maîtres. Il parcourt la province, visite les écoles, conteste activement, assiste à ses cours rarement, et travaille à la naissance de l’UQAM… vaillamment.

Je n’hésite pas longtemps, fini le cours classique pour moi également, je choisis l’école normale Jacques-Cartier, celle située dans le parc Lafontaine et qui n’était jusqu’alors réservée qu’aux garçons.

Deux ans de vélo, d’autobus et de métro pour me rendre à cette école où mon père et mon oncle avaient fait leurs études dans le vieil édifice qui avait pris en feu en 1948 et reconstruit en 1952. Trois filles dans une classe de vingt-huit garçons, je me faufile dans les premières, ce qui ne m’était pas arrivé depuis le primaire.

En septembre 1969, pour ma dernière année de formation, je reviens à ville Saint-Laurent, j’arpente les mêmes corridors quittés deux ans plutôt, je travaille à la bibliothèque située dans une ancienne chapelle. En effet, avant de devenir le cégep Vanier, Basile-Moreau accueille pour un an le Centre de transition et de perfectionnement de la formation des maîtres qui regroupe les écoles normales Jacques-Cartier et Ville-Marie. L’édifice du parc Lafontaine devient le pavillon Lafontaine pendant une bonne vingtaine d’années.

Mon frère et moi obtenons notre Brevet A et automatiquement notre baccalauréat en pédagogie décerné par l'Université de Montréal.
Il poursuivra ses études en administration.
Je renonce à mes études en littérature, je choisis la campagne et je commence à enseigner.

En 1969, Serge Lamarche publie un petit livre qui figure encore dans les bibliographies de travaux universitaires : L’Université du Québec, Lidec, Montréal.

En 2019, cinquante ans plus tard, j’édite un roman dans lequel le personnage de Dominique Bricault raconte cette période de grand changement dans l’éducation.

dimanche 1 septembre 2019

Finis les petits voyages tranquilles à deux

Vue de notre site loué à Rimouski
Tu pars pour une dizaine de jours, tu roules dans ton HRV bien rempli, tu penses que tu ne vas qu’à Rimouski, tu crois n’être que deux, tu as l’impression de ne pas avoir pris de photos, tu as bien l’intention de lire et d’écrire.

Finalement tu es partie dix-neuf jours.
Tu reviens avec un CRV. 
Tu as bourlingué de Saint-Casimir à Rimouski, oui, mais en passant par LaMalbaie, Sainte-Luce-sur-Mer, Sainte-Flavie, et au retour, tu t’es perdue dans les cônes de Montréal, tu as retrouvé ton chemin grâce à tes souvenirs de ville Saint-Laurent où tu as déjà habité. 
Tu as jasé, mangé, bu pendant deux jours avec quatre amis caravaniers de longue date.
Tu as joué, chanté, jasé et tellement ri pendant deux jours avec une trentaine de snowbirds rencontrés en Floride l’hiver dernier.
Tu as aidé deux nouvelles amies à peinturer un toit, recouvert des bouchons.
Tu as revu des membres de la famille de ta plus vieille amie qui vient de perdre son mari.
Tu as lu un livre et demi, écrit trois lignes.

Et ça fait deux heures que tu tries tes 174 de photos (ah! ces téléphones à portée de main!) en rêvassant aux belles journées que tu as vécues, aux émotions que tu as éprouvées... et aux nouveaux livres qui seront bientôt en librairie. Sans compter que tu espères que ce blogue ne mourra pas faute de l'alimenter, tellement ta vie sociale est mouvementée.

Quelques photos des lieux.

Quai de Grondines
Domaine Forget à La Malbaie

La Malbaie
La Malbaie

Port-au-Persil, doux souvenir au temps des symposiums de peinture

Parc du Bic
Notre résidence pour quelques jours, à Rimouski





lundi 19 août 2019

Ressacs de France Martineau: mon 12 août

Ressacs, ce fut l’achat de mon 12 août.
Depuis longtemps, j’adore les livres des Éditions Sémaphore. Pour le format, le graphisme des couvertures… et le contenu.

Le billet du bloque d’Yvon Paré m’a intriguée. Une fois à la Librairie Rose-Marie de Buckingham, je me suis souvenu. J'ai cherché.

Sur la 4e couverture, les mots : Gatineau (je reconnaîtrai des lieux, des noms de rues), professeur de linguistique (un sujet qui me fascinera toujours), l’écho des voix du passé (mes trois derniers romans ne sont-ils pas que ça : des échos du passé?) à travers les lettres et journaux personnels (à me demander ce que je jette, ce que je conserve)… ont achevé de me convaincre de l’acheter.


Entre deux marées, entre soleil et brume, j’ai lu. Avidement.
Un récit comme je les aime. Lors du décès de sa mère et puis de son père, à partir de quelques objets, comme un métier à tisser, une boîte bleue (on pourrait faire une thèse que les objets bleus dans les romans), un cahier et même un chat, France Martineau cherche à comprendre pourquoi sa mère ne l’aimait pas, pourquoi son père l’a agressée.

Je n’ai pas senti la victime coléreuse, vindicative. J’ai senti l’enfant blessée, rejetée. Je me suis revue devant ma mère mourante, je me suis revue assise devant tous les documents et livres que mon père m’a laissés.

Je n’ai pas lu des mots crus, des mots parlés, des mots durs des jeunes auteur. e. s.
Tout ce que j’aime : des phrases bien écrites, dans ce français que j’ai appris, qui glisse et caresse, des phrases qui touchent, qui frappent :
« Suivait cette phrase : “Jamais nous ne l’oublierons” C’était la seule qui soit vraie, et c’était la seule que j’aurais voulue fausse. »
J’ai aimé aussi non parce que j’ai vécu avec mes parents ce qu’elle a vécu avec les siens, sauf peut-être pour le refuge dans les bibliothèques — mais pas pour les mêmes raisons. Mais j’ai reconnu les sentiments du rejet. Ceux du doute, ceux du questionnement, ceux qui peuvent nous blesser pour la vie si on n’y prend pas garde. Et le besoin d’en parler, de les écrire pour ne pas en mourir.

Je me demande encore comment je n’ai pas pu avoir déjà lu Bonsoir la muette qui a précédé ce récit. J’y remédierai bientôt.

Le soleil est revenu, l’été n’est pas fini.
Encore beaucoup à lire. Et comme j’écris moins, j’apprécie d’autant les écrits de ceux et celles qui ont le courage et la persévérance de poursuivre.
Les écrivain.e.s québécois surtout.

dimanche 4 août 2019

Le curseur clignote


Le curseur clignote.
Mon regard vers la fenêtre, vers l’arbre. J’entends l’oiseau qui pépie.
Rien sur la page blanche.
Un seul billet en juillet.
Non pas le silence dans ma tête, mais plutôt un fouillis. Des aiguilles de pin mêlées aux herbes folles.
Le curseur attend.

Pourtant je lis. Un peu, pas tous les jours.
Sylvie Drapeau, L’enfer et Le ciel. Le frère, le petit dernier dans l’enfer de la maladie mentale, et la mère qui voit ses enfants partir vers la grande ville dans Le ciel. De toute beauté. Un après-midi pour chaque livre. Un bel été chez moi. Un été pour jaser, pour recevoir, pour sortir. À peine le temps pour lire, encore moins pour écrire.

Pourtant pas une question de temps.

Le curseur recule. Ne reste que quelques mots. Parfois, rien.

J’ai lu aussi L’écrivain frustré de José Angel Mañas. J’ai cru pendant quelques pages trouver un alter ego, comprendre le trou dans lequel je refuse de tomber, le mur que je refuse de regarder. Le plaisir d’écrire qui m’a quitté.
Mais ce roman, c’est tout autre chose. Je vous le raconte parce que vous ne le lirez sans doute pas. C’est un écrivain qui ne parvient pas à écrire. Il vole carrément le manuscrit d’une de ses élèves. Il veut l’éliminer, la tuer pour qu’elle ne parle pas. Il la séquestre (comme le policier enfermait ses victimes dans District 31) pour qu’elle ne dise rien. Le livre est publié, c’est un succès. L’éditeur lui en demande un autre. Un livre déjà primé alors qu’il n’est même pas écrit. Mais voilà que le monsieur n’a jamais rien écrit. Il essaie de forcer son élève retenue prisonnière de l’écrire avec lui. Il la menace, elle résiste…. Jusqu’à mourir. Elle meurt, Le monsieur comprend qu’il l’aime, il croit lui faire l’amour. C’est morbide. Et alors que les policiers arrivent, ça y est le monsieur se met à écrire. Entre tout ça, des amours, de la jalousie, les couples se font et se défont.

Je ne suis pas à ce point désespérée.

Chaque matin, parce que c’est toujours le matin que j’ai envie d’écrire, je m’assieds devant la page blanche du fichier Word. Je détourne la tête vers la forêt. Et je me demande ce que je ferai aujourd’hui. Je regarde l’agenda. Il y a le dentiste, la coiffeuse, une fête, un diner, la visite, un client. Et quand il n’y a rien, à 11 h 30, je me lève, je vais à la poste à vélo. Puis le diner. Puis Facebook, Candy crush, Jardins de mots. Entre 16 et 17 heures, une bière ou un verre de vin. Puis le souper. Le soir, la télé. Trop fatiguée pour autre chose.

Dans ma tête, du vent. Dans mon cœur, un tourbillon.
Et aucune envie d’organiser les quelques phrases qui se sont faufilées au cours de la journée.
C’est ça, je suis désorganisée.
Comme en vacances.
Et j’ai peur un tantinet que ça ne revienne pas, que le curseur clignote des jours et des semaines.
J’ai un peu honte aussi.
Chez nous lire, écrire n’était pas gaspiller son temps, au contraire. C’était se cultiver, entretenir son intellect. Alors, j’ai honte de gaspiller mon temps, ma vie, les années qu’il me reste.
J’ai même honte de l’admettre. Je me dis grouille-toi, discipline-toi, mets de l’ordre dans tes idées.
Mais quelles idées?

Le curseur attend.
C’est l’heure de la poste. Mais non, nous sommes dimanche, alors c’est le temps d’aller voir les artistes à Montpellier.
Je ferme l’ordi.

mardi 9 juillet 2019

Revoir la lumière devant moi

Si mes mots avaient été poème au lieu de prose
Si mon cœur avait choisi les études au lieu de l’amour
Serais-je aux côtés d’elles
Les Élise Turcotte, Nicole Brossard, Denise Desautels, Hélène Dorion, Louise Dupré?
Que j’admire
Que le lis

Je ne suis à côté de personne, ni même devant ni même derrière.
À peine dans quelques livres,
dans quelques phrases
éparpillées, comme moi.

J’ai l’impression de l’avoir abandonné
ce compagnon de dix ans, ce blogue, mon carnet. 

La tête et le cœur pris ailleurs.
J’en oublie de lire les blogues des caravaniers que je suis pourtant depuis plus de dix ans. Comme si après avoir vendu mon motorisé, je n’étais plus des leurs. 

Je n’ouvre plus l’agrégateur qui m’annonce les nouveaux billets de ces amoureux et amoureuses des livres qui me donnaient envie de lire tel ou tel roman. Comme si après avoir autoédité mon roman, aucun autre ne m’intéresse assez pour m’y plonger.

Où suis-je donc, que suis-je devenue depuis le grand chamboulement des mois d’hiver dans le sud?
Quel chemin est-ce que j’emprunte depuis l’impression de mon dernier roman Héritages – Les têtes dures?
Celui de l’improvisation, de l’à peu près, de l’orgueil?
Non, celui de l’esseulement. 

J’aurais voulu être choisie, poursuivre sur la route empruntée il y a longtemps. Être parmi les jeunes, les poètes, les étudiants de cours de création littéraire. Ou au moins parmi ces auteur.e.s de littérature dite populaire qui racontent des histoires du temps de leur jeunesse. J’ai juste été entraînée ailleurs, je me suis laissée entraîner dans un tourbillon d’un monde parallèle. Où voyages, camping et livres sont moins présents. Où je tâtonne pour me faire une place, en me demandant si c’est la mienne.
« Je suis un écrivain frustré.
C’est en grande partie de là que vient mon rapport difficile au monde extérieur. Si j’avais pu assouvir ma passion de l’écriture, aujourd’hui, je n’en serais pas où j’en suis.»
Je suis un écrivain frustré, José Angel Mañas
Frustrée de ne pas avoir été choisie par un éditeur reconnu, déçue de ne pas avoir eu le courage d’investir encore dans une révision professionnelle, un peu fâchée de mon impatience, j’ai l’impression de n’avoir pas respecté les lecteurs et lectrices en leur offrant un produit imparfait.

Accepter de ne pas être parfaite.
Ne pas regretter de n’être pas des leurs, ces femmes, ces écrivaines.
Ne pas crier à l’abandon, à la frustration.
Je suis en transition.
Passage
À chercher l’équilibre… et ma route.
Ne voir que la lumière, là-bas devant moi.

jeudi 27 juin 2019

Les vieux papiers


Prendre son stylo préféré, ouvrir un cahier ligné, acheté il y a un an pour un atelier littéraire.
Je le remplissais pleine d’espoir. Je le remplissais de ma vie d’auteure. Des mots des exercices, des questions, des réponses, des résumés, des billets, des phrases, des pages et des pages sur le futur roman Les têtes dures.
Le cahier n’est pas fini, le livre est publié, mais pas chez l’éditeur que j’espérais.
J'ai rangé toutes les versions dans une boîte au sous-sol.

Depuis mon retour du sud, j’écris moins, je lis très peu.
Pourtant, avoir le goût de
Avoir le besoin viscéral de
Penser à
Hésiter chaque matin
Écrire
C’est toujours là.
Mais publier, rendre public, ne serait-ce qu’un billet de blogue, c’est plus complexe. Ça exige un peu de solitude dans mon cas. Du silence, sauf de la part des oiseaux. Organiser sa pensée, être motivée. Sentir un peu d’intérêt à l’autre bout. Du bout de la lecture, de la part de lecteurs ou lectrices. Pour qui publier sinon? Mais peut-être pas finalement. Juste mettre des mots sur une idée, sur un sentiment, sur un trop-plein. Se retrouver dans le fouillis des jours, dans le bruit des conversations, dans l’agitation des émotions, dans le ménage du printemps.

Il y a quinze jours, je vendais ma maison. Pour profiter d’une offre. J’y habite depuis 47 ans. Et puis, on a beau vouloir vivre le moment présent, il y a des fois où justement, on ne tient pas à vivre le moment présent. Hâte à après. Déjà être dans une maison plus petite, déjà le vide-maison effectué, déjà le déménagement passé. Que la visite soit déjà partie. Que le VR, l’auto ou la maison soient vendus. Il y a des pendant qui font souffrir, qui durent trop longtemps. Déjà retrouver la paix, le silence et mon cahier d’écriture.

Mais voilà, je ne suis pas prête à me restreindre à quatre pièces. Encore besoin d’une «chambre à soi». Je reste, mais je crois qu’un ménage s’impose.

Mais que jeter? Des rapports d’impôt, des états financiers, pas de problème. On fait venir un camion qui offre des services de déchiqueteuse, mais le reste : les écrits inédits de mon père, les papiers des Éditions de la Petite-Nation qui n’existent plus? Et puis les lettres écrites aux ami. e. s les journaux intimes quand j’avais 30, 40 ans.

J’ai l’impression de jeter ma vie.

Je ne me décide pas à jeter une lettre d’Hélène Ouvrard à qui j’avais écrit lors de la parution de son roman L’herbe et le varech (en 1977) et qui m’avait répondu en me parlant de Je me veux, publié chez le même éditeur (Quinze).

Quoi jeter? Qu’est-ce qui a de la valeur? Pour qui?
De quel ordre sont les traces qu’on laisse?
Les miennes seront-elles de vieux papiers jaunis que je ne relis même pas?
Le jour où je m’en irai dans un quatre et demi, qu’emporterai-je vraiment?

Je n’aurai qu’à acheter un nouveau stylo et un cahier ligné tout neuf. 
Juste continuer, le bagage plus léger.

mardi 4 juin 2019

Carnet de roman (16)

Cliquez sur l'illustration pour agrandir
Qui peut se targuer d’avoir une des trois premières religieuses Sainte-Croix, soeur Marie-de-Bonsecours, dans son arbre généalogique? Et même le Pierre Laporte tristement assassiné en 1970? Comme tous les deux sont issus de la lignée de Jean Leduc et de Cécile Lechaperon, il risque fort que beaucoup d’entre nous l’aient dans leur arbre, c'est le 91e nom de famille au Québec.

Entre réalité et fiction. Entre personnes réelles et personnages. D’un livre bleu sur la généalogie de la famille Deguire à trois romans sur des descendants d’ancêtres irlandais. Je n’ai publié d’arbre généalogique que dans Les têtes bouclées. Pour les curieux, pour les passionnés de généalogie, je publie la liste de tous les personnages des trois romans. Certains ne sont que nommés, comme Pierre Laporte. Les liens sont les vrais, documentés, vérifiés.

Dans ce tableau, ce sont les prénoms des personnages, mais ce sont les vrais patronymes : Lynch, Bushell, Leduc, Deguire, Pouliot. Même Bricault est un vrai patronyme. C’est celui de mon ancêtre paternel : le soldat de Carignan, Jean Bricault dit Lamarche. Comme vous voyez, je n’ai pas été chercher bien loin. Juste pour dire que ce n’était pas le même que le nom de l’auteure. Des romans inspirés de ma vie, je veux bien, mais en route, l’imagination s’est enflammée. La vie privée a réclamé un peu de discrétion.

Aimez-vous les romans quand il s'agit de vraies personnes et même de faits réels?

Pour lire un extrait de Héritages - Les têtes dures, c’est par là >>>
Pour plus de généalogie, c’est par là >>>
Pour commander Héritages - Les têtes dures: mon courriel >>>

jeudi 30 mai 2019

Petite pause, divagations et jeu de quilles

Billet version courte : Comme sur les sites de librairie, d’éditeur ou de bibliothèque, vous pouvez lire un extrait de mon roman Héritages – Les têtes dures.

Lien direct >>>

Billet version longue :

Le livre est imprimé. Mon travail d’auteure est terminé. J’aurais voulu que ça s’arrête là. Partir en récréation, c’est-à-dire flâner dans les bibliothèques, les librairies. Zigzaguer entre Babelio et les journaux. Lire sur François Weyergans décédé cette semaine, dont le nom ne me disait rien jusqu’à ce que je lise qu’il était l’auteur de Trois jours chez ma mère, roman que j’ai bien aimé.
Me distraire, prendre congé. J’irais même à Québec, me laisser guider par Marie-Ève Sévigny sur la «Promenade des écrivains».

Tout ce que j’ai toujours voulu, c’est écrire… et si possible être lue. Non pas réellement être lue dans le sens d’analyse, de critique ou de reconnaissance. Qu’on lise mes livres sans notes comme à l’école, sans étoiles comme dans les revues. Bon, d’accord, sans doute ai-je aussi peur des réussites éclatantes que des échecs.

Finalement, jaser livres, vie d’écrivain, redevenir lectrice, partager sur mon modeste blogue que j’alimente surtout pour avoir le plaisir de partager ma passion.

J’aime beaucoup la collection des carnets d’écrivains, dirigée par Robert Lalonde et publiée chez Lévesque éditeur. J’ai déjà lu ceux de Robert Lalonde, de Monique Brillon, d’Yvon Paré et de Jean-Paul Beaumier,

Peu importe le nombre de livres publiés, la notoriété-renommée de l’auteur, nous (oui, je dis nous, je me sens de cette meute assoiffée de mots) éprouvons les mêmes difficultés, les mêmes émotions.
« Depuis son adolescence, Marc ne pouvait pas vivre sans aller dans des librairies. […] Il lui suffisait de regarder les dos des livres et de rêver sur les titres. Il cherchait à être vivifié par les phrases qu’il lisait. Il achetait des livres comme un hypocondre achète des médicaments. Chez lui il ne savait plus ou les mettre. […]Parfois il se disait qu’il devrait se faire interdire l’entrée des librairies comme on se fait interdire celle des casinos »
Je suis écrivain de François Weyergans
Tout ça pour dire que Héritages – Les têtes dures est imprimé, mais ce n'est pas tout de prendre une pause. Le travail d’auto-éditeur commence, est déjà commencé. Oui, j’ai beaucoup lu sur l’autoédition. Beaucoup lu et beaucoup expérimenté, même avant l’arrivée des réseaux sociaux. En fait, dès 1979 avec la publication de Pourquoi nous avons cessé d'enseigner. Oui, je sais que de plus en plus d’entreprises aident les auteurs à réaliser leurs rêves en publiant leur livre, en le distribuant, en leur offrant un site de boutique en ligne et tellement plus. Je sais tout ça. Mon rêve a changé entre celui de mes vingt-six ans et même celui de 2002 quand j’ai renoué avec la publication.

Je ne bâclerai pas, mais ce ne sera pas le grand branle-bas ni le battage médiatique provincial. La promotion sera à la mesure de mes compétences et de mes souhaits.

Si vous saviez comme j’ai envie de jouer aux quilles. Lancer la boule dans le tas. Quitte à ce que la boule s’en aille direct dans le dalot. La promotion d’un livre, c’est du sérieux, c’est un métier en soi. Il faut beaucoup de discipline et de rigueur pour être sage, efficace, ordonnée, être marketing. Maintenant que le livre est imprimé, j’ai le goût d’être folichonne. Jouer à ma façon, lancer à mon rythme

Allez, je me permets. Dix quilles à faire tomber.
1- Envoi de deux livres à la BANQ – section dépôt légal
2- M’occuper des réservations lors du Festin de livre en avril dernier
3- Envoyer une infolettre aux ami. e. s, visiteurs au Festin, à tous ceux et celles qui, depuis la parution des romans Les têtes rousses et Les têtes bouclées ont montré de l’intérêt pour la suite.
4- Montage d’un extrait et publication sur Internet >>>
5- Création d’une page pour le roman >>>
6- Billets sur mon blogue
7- Mise à jour de mon site >>>
8- Communiqué de presse envoyé aux journaux régionaux
9- Communiqué aux bibliothèques pour qu’elles puissent le commander et l’offrir à leurs lecteurs
10- Aller porter quelques livres à la librairie Rose-Marie qui a accepté d’en vendre. Préparer le 12 août.

Et rester aux aguets, disponible. Dire oui à ce qui me tente seulement, à ce qui me ressemble aujourd’hui.
Et qui sait publier numérique chez Kobo. Un défi techno.

Allez, c’est parti. Je lance la première boule.

vendredi 24 mai 2019

Il est héritage et tête dure


Il est enfin là.
Je l’aurais voulu d’éditeur et de libraire,
d’Internet et de bibliothèques.

Il est de moi. De mon temps et de mon argent.
Pour des lecteurs patients.

Il est du livre bleu de Sœur Marie-de-Saint-Philéas.
Il est des maisons habitées et des écoles fréquentées.
De Lévis à Saint-Laurent, du fleuve au lac Simon.
Il est de la Petite-Nation.

Il est de mes mots et de mes noms.
De mon histoire transposée et de mon écriture malmenée,
de mes silences et de mes souvenirs.

Il est de terre et de mer,
de frère, père et mère.
Il est de Bridget à Jenny, des têtes rousses
de Léopold à Mireille, des têtes bouclées.

Il n’est peut-être pas de la littérature,
Il est héritage et tête dure.

Pour l'instant,
disponible à la boutique La Fouinerie du

Et… chez moi.

20 $ l’exemplaire 
+ 6 $ de frais de poste, si besoin

Informations:
Claude Lamarche
c.lamarche2013@gmail.com