lundi 27 octobre 2014

Sur les traces de... (2)


Sur les traces de... ou ces artistes peintres qui m’ont fait voyager.

À l’école, par le visionnement d’une centaine de diapositives, un professeur d’art plastique a fait connaître quelques artistes peintres à ses élèves de onzième année. Dont j’étais. J’ai surtout retenu Renoir, Delacroix, Van Gogh et Gauguin. Ma culture en art visuel était très limitée. Et les quelques rares voyages m’avaient surtout montré des Michel-Ange à Rome et des dizaines d’églises, encore des monuments et un ou deux musées.

Et j’ai rencontré Louise Falstrault qui n’avait qu’un rêve, devenir artiste peintre professionnelle. Vivre de son art. Elle était curieuse, éclectique. Elle m’apprit la couleur, la composition, l’équilibre des masses. M'apprit aussi à voir la nature, différemment. Dangereuse au volant, son regard s’égarait entre ciel et forêts. Les bleus se changeaient en cérulean, les rouges en rubis, les jaunes en ocres.

Un peu comme les livres (lire billet publié plus tôt cette semaine), la découverte de quelques artistes peintres m’a donné le goût d’aller voir ce que ces artistes avaient vu et peint. Mais plus souvent encore, c’est lors de voyages ou de symposiums auxquels elle participait que Louise me permit de rencontrer  des professionnels dont j’ignorais tout. 

Nous avons marché dans les pas de Van Gogh et trouver difficilement son asile de Saint-Paul de Mausole, en Provence.

À Malaga, Espagne, nous avons appris à connaître — pas aimer, mais au moins connaître et respecter — Picasso. Quant à Barcelone, si un jour on se décide à la visiter, ce ne sera pas pour Dali mais pour Gaudi.

Nous avons traversé toute la municipalité de Pont-Aven, en Bretagne, détectant à chaque détour de rue, la présence de Paul Gauguin et de ses disciples.

Aux États-Unis, j’avoue que peu d’artistes peintres nous touchent. Peut-être au nord, à Cape Cod, ou au Maine, la lumière de certaines marines nous émerveille, comme dans quelques tableaux de Don Stone. En Alaska, l’art tlingit : ses symboles, ses couleurs vives nous ont beaucoup intéressées pour toute l’histoire qu’il racontait.

Pour le Yukon, c'est plutôt les photographies de Christoph Fisher parues dans la revue PhotoSolution d'octobre 2013 qui ont donné le dernier petit coup de pouce à l'artiste-des-couleurs pour avoir le courage de s'y rendre. Sauf que c'était des couleurs d'automne alors qu'il n'était pas question de risquer la neige qui, comme chacun le sait, survient très tôt au nord du 60e parallèle. Tout de même, le ciel du Yukon diffuse une lumière bien différent, d'ajouter l'artiste peintre.

Au Québec, le fait de demeurer en Outaouais, nous étions plus attirées par le Groupe des Sept bien connu en Ontario plutôt que les peintres de Charlevoix, comme Clarence Gagnon. Nous avons toujours préféré la nature, sans présence humaine, à « ma petite cabane au Canada ». Donc le Jack Pine de Tom Thomson nous a menées à la galerie d’art de l’artiste, à Owen Sound et à Kleinburg, au Musée McMichael. Il était tout naturel de passer du groupe des Sept à Bruno Côté. L’idole de Louise (lire billet de juillet 2010>>>) jusqu’à ce qu’elle le rencontre à son atelier à Baie-Saint-Paul et qu’après une soirée de jasette, il lui dise de rentrer chez elle, de l’oublier et de trouver son style à elle. Ce qu’elle fit, tout en continuant de lui vouer une vive admiration.

Comme pour la lecture, l’art visuel à lui seul ne suffit pas à nous donner le goût de bourlinguer, mais l’art visuel aussi.

Et vous, qu’est-ce qui motive vos choix vers telle ou telle destination ?

(Les illustrations proviennent toutes d'Internet, je n'ai pas les moyens de m'offrir les giclées, encore moins les originaux!
En haut à gauche: Jack Pine de Tom Thomson
En bas à gauche: Bruno Côté
En haut à droite: Van Gogh
Au milieu: Paul Gauguin, Pont-Aven
En bas à droite: une photo de Christoph Fisher)

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