lundi 16 mars 2009

Mes ancêtres irlandais


Demain, fête des Irlandais. Jusqu'à l'âge de 55 ans, je dirais, les Irlandais, ça ne me disait presque rien, sinon que ma mère me disait que la mère de son père en était une et qu'elle devait bien se retourner dans sa tombe quand elle m'entendait parler anglais. Aujourd'hui c''est rendu que j'en ai les larmes aux yeux dès que je lis un texte sur eux ou que je vois un petit Leprechaun à la télévision.


Ma mère m'a souvent parlé de ses ancêtres Bridget Bushell et Denis Lynch, mais ce n'est que depuis cinq ans que je m'y intéresse vraiment. J'ai passé une année entière à faire des recherches sur eux, à chercher l'année de leur arrivée, le bateau sur lequel ils sont venus, à lire tout ce qui concernait la famine de 1847, la place que les Irlandais occupent à Montréal. Pendant deux ans ensuite, j'ai écrit un roman sur leur venue, leur traversée, leur passage à Grosse-île et leur vie à Saint-Henri, les enfants à l'usine dès l'âge de neuf ans, la descendance qu'ils ont laissée.

Depuis deux ans, j'attends qu'un éditeur se décide à le publier. Chaque année, à la mi-mars, j'espère et je suis déçue: je voyais déjà la publication un 17 mars, fête des Irlandais et juste à temps pour le salon du livre de l'Outaouais. Chaque année, j'ai le coeur serré. Ces ancêtres, devenus des personnages, par qui je confonds mon histoire avec l'histoire des Irlandais, me sont si familiers, si chers à mon coeur que, même si , dans le zigzag des générations, je ne porte pas leur patronyme, j'espère qu'il y a, en quelque part, un Lynch ou un Bushel qui est aussi fier que moi d'avoir un peu de sang irlandais.

Moi, en tout cas, je sais que si je n'ai pas un cheveu roux sur la tête (quoique je me suis fait teindre en commançant mes recherches et je me suis promis d'arrêter la teinture qu'une fois le roman publié), et que je parle très peu l'anglais, je sais que je viens d'eux et je sais quelles furent leurs difficultés à s'établir au Canada...

et je les aime. Pour toujours.

7 commentaires:

  1. Parfois, tout est question de "timing" (bon, voilà que je me mets à parler anglais...). Plusieurs écrivains célèbres se sont vus refuser leurs manuscrits avant de percer. Le seul mot d'ordre : persévérance! Un jour, j'en suis certaine, ton roman sera publié. As-tu pensé à le faire réviser par un professionnel? Ça pourrait aider d'avoir un oeil objectif.

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  2. Quel beau témoignage. J'espère sincèrment que ton rêve se réalisera un jour. Il y l'édition à compte d'auteur, mais c'est pas donné à tous. Il y a certainement un Leprechaun quelque part qui attend au pied de ton arc-en-ciel pour te livrer ton roman d'or!
    Persévère et garde le focus. Le fait d'en aprler ici peut ouvrir des horizons...qui sait!

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  3. Isabelle et Pierre, merci de vos bons mots. L'édition à compte d'auteur, je connais par coeur, je suis capable de tout sauf d'en faire la promotion pour en vendre plus de 300. Et j'ai publié un peu chez des éditeurs "reconnus" qui ne m'en vendaient pas plus. C'est pourquoi je vise plus haut.
    Autre dilemme, justement, j'en parle ou non? Il y a deux ans, un des éditeurs qui ne m'avaient pas encore refusé mon manuscrit, après six mois, m'appelle et me demande si mon manuscrit est libre. Je me dis, ça y est... et bien depuis ce temps, je l'ai corrigé deux fois à sa demande. Il l'a remis à sa directrice littéraire, autres corrections et depuis septembre dernier, j'attends. Toujours pas de contrat signé. Quelques courriels ici et là qui me dit que rien n'est finit. Mais quelle patience, il me faut, et des doutes et de la confiance et de l'espoir et du découragement. Sans compter, qu'est-ce que je fais en attendant? Je poursuis le tome 2? Autre chose?

    Mais mon sujet était plutôt les Irlandais, non?!!!

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  4. Quant à le faire réviser par un professionnel, de grands bouts ont été lus quand je participais à un atelier d'écriture, par un ethnologue pour la partie histoire d'Irlande, par un professeur de Cegep. Chaque fois des corrections, des améliorations. Et évidemment une fois par l'éditeur qui m'a demandé des corrections et par la directrice littéraire pour qui j'ai fait une nième version.
    Je vous dis ça non pas pour vous décourager, mais vous montrez la réalité des choses.

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  5. merci de nous montrer une facette du merveilleux monde de l'édition. Un vrai suspense! CA peut jouer sur les nerfs effectivement. L'anxiété est un vice sournois,elle nous tend de bien drôles de pièges....

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  6. Tout ce que je peux ajouter à ça, c'est bonne chance!

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  7. Tu peux aussi proposer ton roman à la lecture sous forme électronique.

    Tu peux aussi l'auto-publier SANS AVOIR A INVESTIR D'ARGENT grâce au génial service de Lulu.com (http://www.lulu.com). En impression à la demande.

    Bon courage!

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