jeudi 19 novembre 2009

Ecrire en voyage

Pourtant, en théorie, je n'aurais pas dû avoir le temps. Une bonne dizaine d'excursions en 27 jours, aller au mercado chercher le pain frais, un peu de viande, la salade, les yogourts, le vin à 2 ou 3 euros. Rêvasser sur le balcon, marcher sur le bord de la plage. Pourtant, j'ai écrit. Tous mes jours libres. Est-ce la lecture de Katherine Pancol qui me motivait, m'inspirait? Est-ce la vue de la mer ─ d'un septième étage, nouveau pour moi─ , qui m'invitait à la méditation? Pourtant pas le silence, Torremolinos est une ville: y a des chiens dont les maitres sont bien mal élevés, y a des perroquets qui bavardent avec les tourterelles tristes, y des moteurs diesel d'autobus, y a des Espagnols qui discutent aussi ferme que des Français. Est-ce l'absence d'obligations? Cet air de vacances, ces promenades au bord de la mer qui me donnent l'impression d'être une Katherine Pancol dans sa Normandie (lire son blablablog) ou Marie Laberge dans son Maine d'adoption? Pourtant habituellement, mes personnages me parlent plus souvent quand je nage dans une piscine silencieuse.

J'ai écrit une bonne vingtaine de pages qui en deviendront soit quarante soit dix. J'ai amélioré mon grand tableau où sont clairement identifiées les colonnes: nom, physique, caractère, fin, décor, emploi.

J'ai hâte de tout retranscrire, je ne vois pas le jour où je pourrai m'y remettre, en espérant ne pas avoir laisser le ton entre deux avions ou dans ce décalage horaire qui s'éternise. Plus difficile de revenir que de partir!

(photo de l'auteure dans le studio de Torremolinos)

3 commentaires:

  1. AH..La vie de "Star" ;)

    Un tableu bien strcuturé et une vintaine de pages, c'est un bon départ. Je te souhaite de garder cet élan..Pense À toutes les heures d'écritures en regardant la M.. blanche tomber par dizaines de pouces :(

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  2. Il devait y avoir des voix qui se taisent dans ta tête pour faire la place à d'autres, celle de tes personnages, malgré les perroquets bavards et les bus au diesel.

    Et pourtant, on ne pourrait pas dire, en regardant la photo que c'est le confort de l'installation qui t'a fait écrire plus qu'à l'habitude.

    Que le décalage se décale un peu, pour ton bien-être.

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  3. Sur la photo, c'est la chambre-studio (cherchez le coin cuisine!!!), mais j'écrivais surtout à la main et surtout sur le balcon. Sur la petite table, l'ordi portatif surtout pour les courriels et la lecture des blogues.

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