mercredi 17 mars 2010

Un colcannon aujourd'hui?

17 mars. Une date comme une autre, sauf que ce matin en ouvrant mon Google, ça fait ding ding. Fête des Irlandais. J’ai voulu en glisser un petit mot sur Facebook, rejoindre ma cousine. Deux fois trop long, je n’avais jamais remarqué que nous devions nous en tenir à 420 caractères. Je peux bien trouver que le monde n’en dit pas long sur ce réseau-social. Alors vive les blogues (je sais, on peut écrire un article sur Facebook, mais aussi bien le mettre en ligne ici, il ira automatiquement là-bas).

Donc le 17 mars. Avant, je ne soulignais pas cette fête, je n’y pensais même pas. Ma mère, oui, m’avait bien conté que sa grand-mère était Irlandaise, mon père me taquinait parfois : « la petite Bushell doit se retourner dans sa tombe à t’entendre parler anglais ». Je parle en effet très mal anglais, malgré mon huitième de sang irlandais. Me semble que j’ai déjà dit tout ça. Il faudrait que j’aille voir si le 17 mars, l’an dernier… mais qui ira voir, qui s’en souvient? Alors je répète. Je l’ai tellement écrit dans ce roman qui n’en finit pas d’être corrigé. Peut-être que je cesserai d’en parler quand il sera publié.

Elle s’appelait Bridget Bushell, née en 1828, elle venait du comté de Roscommon et lui, Denis Lynch, né en 1834, six ans plus jeune qu’elle, était originaire du comté de Leitrim. Se sont-ils connus en Irlande, je n’ai jamais trouvé, sont-ils arrivés à Grosse-Île par le même bateau, pas trouvé non plus, mais je sais qu’ils se sont mariés à Montréal en 1855 et ont élevés leurs cinq enfants à Saint-Henri. La mère de mon grand-père maternel était la petite dernière, Mary Jane Lynch. Elle n’aura connu son père que trois mois, ce dernier est mort d’un accident à l’usine de mèches où il travaillait. Pas inventé ça non plus, c’est écrit dans un petit livre que ma grand-tante religieuse a remis à son frère puis que ma mère m’a remis il y a quelque cinq ans.

Pour poursuivre sur la même idée de mon billet d’hier : Bridget et Denis vivaient dans des comtés pauvres, là-même où il y eut le mildiou dans la pomme de terre, ce qui a causé les noires années de la famine en Irlande. Coïncidence : je demeure dans un lieu entouré de champs de pomme de terre.

Alors peut-être un petit colcannon aujourd’hui?

(photo empruntée à food.pinkhairedgirl.com/?m=200804)

6 commentaires:

  1. Plutôt un ragoût de mouton pour moi ;)

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  2. Tu me fais plaisir, ce matin. Moi qui rêve d'aller en Irlande, j'aime bien m'en faire parler, même indirectement. Je ne connaissais pas le colcannon. Un jour, j'y goûterai, parole de Karuna!

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  3. Avoir su ! J'aurais préparé ce plat à mon ex-mari, père de mes enfants, dont c'est l'anniversaire aujourd'hui !

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  4. @Karuna: j'ai visité l'Irlande à 20 ans, à vélo dix vitesses, en parler, je parlerais de roches, de champs verts, de falaises, de mer, d'amis, de Guiness, de joues rouges, de tentes, d'Angleterre et de pluie. Y retourner aujourd'hui, j'irais plus au nord et je parlerais sans doute de bien autres choses, de loch, de rivières, de pauvreté, d'ancêtres, d'histoire, d'abbayes et probablement encore de Guiness!

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  5. Ah! la Guiness! *soupir béat d'une fille qui attend juste d'être chez elle pour s'en ouvrir une*

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  6. @Gen. Je n'étais pas et ne suis pas encore très bière. Je l'aime surtout l'été. Quand j'étais en Irlande, c'était en été, on avait chaud, on déjeunait en camping, mais on dinait et soupait dans les pub. J'ai commencé par une blonde la première journée. Une rousse la deuxième semaine et enfin un Guiness les deux dernières semaines. Au retour, je trouvais nos bières bien fades.
    Il m'arrive d'essayer de goûter à une Guiness maintenant qu'elle est disponible au Québec: pas capable. Pas buvable! Faut croire qu'il faut le décor autour, l'ambiance sombre et enfumée d'un pub (bon je sais les pub ne doivent plus être enfumés).

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