samedi 20 mai 2017

Nommer Marie-Rose Colin, fille du Roy

annonce parue dans le journal La Petite-Nation, mai 2017
J’ai d’abord vu l’illustration, ce qui est rare dans mon cas, mais à ma défense, ce n’était pas un article, donc pas de titre à lire. Puis, le nom d’Irène Belleau que j’ai vu souvent sur les sites dédiés aux Filles du Roy. Je savais dès lors que j’assisterais à cette conférence donnée ce mardi 23 mai et offerte par l’AREQ (Association des retraité-e-s de l’enseignement du Québec) Petite-Nation : c’est chez nous, enfin à quinze minutes de chez moi. Pas besoin d’aller dans une grande ville. 

Raison très simple : mon ancêtre du côté de ma mère en a marié une. Elle s’appelait Marie-Rose Colin. Selon toutes les sources, elle est arrivée en 1670, cinq ans après les soldats de Carignan. Et aussitôt arrivée, aussitôt établie à Saint-Ours, aussitôt mariée, quoique le contrat de mariage avec François Deguire dit Larose n’a jamais été trouvé. Seul celui avec Charles Millouin le fut, en septembre 1670 et il fut annulé. 

Irène Belleau a justement cherché à savoir pourquoi tant de mariages furent annulés. Elle conclut seulement :
Ce qu’on ne saura jamais vraiment : est-ce que c’est lui ou elle qui dit non en premier… On attribue la décision aux Filles du Roy généralement. Probablement peut-être parce que le choix ne leur revenait pas… mais peut-être que dans certains cas, le futur — tout en désirant une épouse — n’avait pas ressenti un coup de cœur! Qui sait?
Et les personnes qui me connaissent ou suivent mon blogue depuis quelques années savent très bien que ce sujet m’intéresse. Comme mon père avant moi. Comme Gilles Deguire aussi qui a effectué de longues et minutieuses recherches sur tout ce qui concerne les Deguire et par extension les Larose et les Desrosiers (lien vers son site à la fin). 

Si on trouve plus facilement de la documentation sur les soldats de Carignan, il est plus difficile de trouver de la documentation sur les Filles du Roy. Je devrais plutôt écrire « il était » parce que depuis quelques années, de nombreuses associations, regroupements et historiens ont planché sur le sujet. À preuve, les sites et les pages Facebook se sont multipliés. Et que dire de ce magnifique projet : « Les nommer toutes » (voir la vidéo, lien au bas du billet). Lors du 350e anniversaire de l’arrivée des premières Filles du Roy, en 2013, on a commencé à les nommer. La mienne, Marie-Rose Colin, ne sera nommée qu’en 2020. D’ici là, je la nomme à ma façon.

C’est donc avec grand plaisir que j’écouterai toutes les personnes qui veulent bien me parler de ces Filles du Roy comme si on me parlait d’une lointaine cousine — et de toutes ses amies — que j’aurais bien aimé connaître.
Dont Irène Belleau ce mardi.


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