jeudi 10 juin 2010

Du camping autonome (boondocking)

Ceux et celles qui me suivent depuis un bout de temps ont dû comprendre que je suis une adepte du camping. Disons plutôt de caravaning, c'est-à-dire que je voyage dans un véhicule récréatif et je couche dans des campings. Je pense que dès le début, dans la jeune vingtaine, je sentais que j’aimais ce mode de vie pour voyager. Je n’ai jamais été tenté de devenir saisonnier, c'est-à-dire planter ma caravane à un endroit et y rester deux semaines ou deux mois. Pas de chalet non plus puisque je demeure déjà à la campagne.

Mais si pendant près de trente ans, le camping me permettait surtout de voyager, j’en suis venue à camper aussi pour participer à des symposiums de peinture. C’est alors que j’ai découvert le camping autonome, ce que plusieurs appellent le « boondocking ». C’est coucher gratuitement en quelque part. Sans partir de grand débat, force nous est d’avouer que les propriétaires de camping doivent plaire à plusieurs sortes de clientèles et ils ont beaucoup investi les dernières années. Il reste que les campings ne répondent pas toujours à deux de mes besoins.

1- les dates d’ouverture et de fermeture : de plus en plus de campeurs ont des véhicules récréatifs et peuvent donc camper de la mi-fin avril à la fin octobre, donc six mois. Rares sont les campings qui offrent six mois.

2- Le prix pour une nuitée : supposons que je voyage ou que je veux me rendre dans une ville où je ne serai au camping que de 19 heures à 8 heures le lendemain matin. Je n’utiliserai probablement ni eau, ni toilette, ni piscine, ni jeux d’eau. Peut-être l’électricité et les égouts et encore. 35-40$, c’est un peu dispendieux. Je pourrais payer entre 10 et 20$ pour un stationnement sécuritaire. Mais voilà, ça n’existe pas beaucoup.

C’est en voulant descendre dans le sud des États-Unis et en m’informant que j’ai découvert le camping autonome. On roule toute la journée, on veut coucher près de l’autoroute et pas payer cher. J’ai découvert les Flying J (station-service complète) où les routiers pouvaient bénéficier d’un grand stationnement pour coucher et à l’intérieur restaurant et douches. Les véhicules récréatifs s’y entassent allègrement. Il est aussi permis de coucher dans la plupart des Wal-Mart, des restaurants Cracker-Barrel. Au Canada, nous avons moins d’endroits, alors souvent vous verrez des véhicules récréatifs dans la cour d’une école ou à l'arrière d’une église, sur un quai, dans un centre commercial.
Évidemment, il y a eu de l’abus, certains campeurs font la vidange de leurs eaux usées ou s’installent auvent ouvert, chaises dépliées et bière à la main. Ce qui fait que plusieurs municipalités règlementent et interdisent le stationnement de nuit dans leurs rues. Il y en a même qui interdisent le stationnement le jour, belle façon d’attirer le tourisme, mais bon…

C’est ainsi que si je veux passer trois jours à Mont-Tremblant, marcher, pagayer, pédaler, relaxer, je choisirai un camping, j’y installerai mon Pruneau (ah oui, au fait c’est mon véhicule récréatif, un classe B de 19 pieds, acheté d’occasion et dont je n’aimais pas la couleur jusqu’à ce que je l’appelle affectueusement Pruneau), mais si je veux me rendre à un cours d’écriture, à un symposium de peinture où je passerai mes journées, j’aime bien me contenter d’un terrain plat, un endroit sécuritaire.

Ceux et celles qui appellent encore tout véhicule récréatif un Winnebago ou un Westfalia, peuvent se mettre à jour , en consultant par exemple ce site >>>; où les nouvelles appellations sont bien expliquées.

Des questions?

3 commentaires:

  1. Je dois dire que l'idée de pouvoir coucher quelque part dans le confort de son chez-soi roulant pour 10 à 20$ me semble très séduisante.

    En haut de ça, c'est ridicule : si on divise le prix d'une chambre d'hôtel cheap à deux, ça fait ça 40$.

    Cela dit, ça demande un certain investissement le VR, non?

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  2. Des campings à 10-20$, ça n'existe plus depuis belle lurette, c'est un souhait pour le genre stationnement plutôt.
    40$ eau, électricité, égout, souvent accès à Internet, quelquefois cours d'eau ou piscine, c'est dans les prix. Pas besoin de resto, n'oubliez pas.
    Il est certain que c'est un mode de vie, on est dans ses affaires.

    Si vous voulez un classe A de 200,000$ en partant, il est certain que c'est une dépense que les conseillers financiers... ne conseillent pas. Mais souvent on commence par une tente roulotte, on la vend, on achète une roulotte, on la revend, on achète un motorisé ou une caravane à sellette, etc. D'occasion, finalement, ce n'est pas si mal.

    Tout dépend vraiment de son genre de vie, il y en a qui aime une entrée en asphalte, des électroménagers en inox et d'autres un véhicule récréatif.

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  3. J'ai déjà connu la tente et la roulotte. Mon gros problème, c'est que ça demande le véhicule en conséquence pour la tirer et que donc même quand on s'en sert pas, on doit abreuver la grosse auto en essence.

    L'avantage du motorisé, c'est qu'on met de l'essence dedans seulement quand on s'en sert.

    Tu vois, pour ça, un classe B me semblerait bien. Ce sera à envisager le jour où... on aura le budget pour plus que la maison (malgré l'absence d'électro en inox ;p )

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