mardi 23 novembre 2010

Noël au pays où il ne neige pas


Si vous êtes à Brunswick, en Georgie, aux États-Unis, assise à une table de restaurant, que tout le monde est en maillot, blouse à manches courtes, en shorts bien souvent, que dehors fleurissent encore quelques églantiers, à côté des palmiers, vous avez beau regarder la date sur le calendrier de votre ordinateur le matin : 18 novembre, c’est impensable, impossible, inopportun, incongru, irréaliste, complètement loufoque d’entendre Jingle Bells et encore moins White Christmas.

Vous prêtez attention au décor et en effet, quelques lumières rouges et blanches, un arbre artificiel illuminé dans un coin, une couronne verte, un gros ruban de velours rouge. Vous réalisez que oui, Noël s’en vient, que, les préparatifs sont commencés. À votre retour, vous devrez sortir votre tuque, os bottes, la pelle peut-être, sûrement, mais pour l’instant, les orteils à l’air dans vos sandales, non, vous n’y croyez pas, c’est impossible, ça ne vous rentre pas dans la tête que Noël puisse exister dans un pays où il ne neige pas.

Note : c’était le dernier billet écrit dans le sud, je reviens à mon quotidien de fille du nord, d’auteure qui doit rencontrer son futur éditeur pour une révision de son manuscrit pour lequel il a écrit : « J'ose espérer que cette œuvre pourra apporter de belles heures de détente et d'évasion à de nombreux-nombreux lecteurs. » Phrase écrite six ans jour pour jour après que j'ai écrit le premier mot de mon roman, phrase prise pour une entente verbale, mais j'ai hâte de signer le contrat qui va enfin me rassurer.

(photo de mes pieds dans le sable chaud)

8 commentaires:

  1. Je suis contente pour toi. Autant pour tes pieds dans le sable chaud que pour ton livre. J'ai bien hâte de le lire.

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  2. Je vois qu'il faut être patiente.


    Pour le temps des fêtes dans le sud, je ne me pose pas trop de questions et je ne réfléchis pas, je jouis.

    Effectivement, je trouve toujours drôle de voir ces arbres de Noël sans neige.

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  3. @Travailleuse sociale: ça devrait être pour l'automne prochain.
    @Ginette: c'est vrai qu'au soleil, au chaud, on ne pense pas, on profite. Je dois avouer que la farniente me porte à penser quand même, ne serait-ce que pour comparer.

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  4. Je trouve toujours ça surréaliste quand on voit des Noëls ensoleillés dans les films! hihihihi

    Et je te comprends pour le contrat : ça rassure beaucoup!

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  5. Belle description de Noël les orteils écartées par le sable blanc.

    Retour à la réalité, retour à une signature concluant des années de travail. Bonne chance !

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  6. Je t'envie ce sable chaud. Cela me fait rêver car chez nous l'hiver est déjà là. Bon retour quand même! ;)

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  7. Quelle phrase magique que celle-là!! Je serais tentée de la faire encadrer. Du bonbon... Je te jure, en terme de réassurance, elle vaut tous les mots que tu vas trouver sur ledit contrat. Mais je comprends ton besoin de concret. ;)

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  8. J'aime ça sortir et trouver, à mon retour, autant de réactions et commentaires. Une fois de plus je m'aperçois que j'ai traité deux sujets et chacun réagit à l'un ou à l'autre, parfois aux deux.

    @Karuna, j'ai cessé de faire encadrer les courriels qui promettaient, j'en aurais un plein mur (bon j'exagère), tandis que les contrats, pas autant.

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