lundi 17 octobre 2011

La terre a cessé de tourner



Comme tant d’autres avant moi et autant après, sûrement, je me pose une seule question, toujours la même : est-ce que j’ose? 
Est-ce que j’ose écrire (téléphoner, je n’y pense même pas) à : 
      Marcia Pilote de l’émission C’est ça la vie 
      Marie Andrée Arsenault de l’émission radio Plus on est de fous plus on lit 
      Ou tout autre recherchiste de médias qui a un rapport avec le monde littéraire. 

Une question qui en entraîne bien d’autres : qu’est-ce que je peux faire? Comment aider l’éditeur? Ai-je besoin d’aider l’éditeur? De quoi je me mêle? Est-ce que je rêve en couleurs? Qu’ai-je à perdre? Est-ce au bord du harcèlement? Mon livre tiendra-t-il dans les librairies jusqu’au Salon du livre de l’Outaouais en mars 2012? Quand faut-il lâcher prise? 

Encore la fin de semaine dernière, j’étais à un symposium de peinture, où j’accompagnais l’artiste peintre Louise Falstrault, et il y avait là Karine Lessard, à la voix tellement sympathique et enjouée de Planète 97,1 qui animait et annonçait le symposium Gatineau en couleurs. Trois fois, j’ai failli arrêter et lui remettre au moins un signet de mon roman. Surtout, une fois que l’article rédigé par Jessy Laflamme avait paru le samedi matin, dans le journal Le Droit, mais je n’ai pas osé. Je trouvais que ce n’était pas l’endroit, elle n’était pas là pour recevoir des suggestions de reportage. Quand même, j’y ai pensé. 

Je me dis que ce n’est pas dans trois mois que ce sera le temps de réagir, de promouvoir. On voudrait que la terre cesse de tourner ou ne tourne qu’autour de ce livre, comme si c’était le seul à défaut de ne pas être le meilleur. Tout me ramène à mon roman, même l’Halloween qui s’en vient parce que ce n'est pas tout le monde qui sait que cette fête origine en partie des celtes que plusieurs contes irlandais s’inspirent de citrouilles allumées (Jack O’lantern) alors je me porte volontaire pour leur apprendre tout en glissant que je viens de publier un roman sur mes ancêtres irlandais. Je me garde le lutin Leprechaun pour la Saint-Patrick et dans mon roman, j’ai fait raconter une partie de cette histoire à un de mes personnages. 

Si j’ai tardé à être enthousiaste étant du genre à rester froide, lucide et distante avant la majorité des événements, cette fois je deviens carrément impatiente, incapable de rester en place et surtout inapte à commencer quoi que ce soit d’autre. Complètement gaga.

14 commentaires:

  1. Alors, là, chère Claude, je viens te tirer l'oreille. Ce n'est même pas une question à poser : TU TE DOIS TE PARLER DE TON LIVRE À TOUT CE QUI S'APPELLE MÉDIA... PEU IMPORTE LE MÉDIA ! (Voilà, j'ai sorti ma grosse voix, hi hi hi).

    Tu as la chance d'être dans une région qui a un grand bassin de population. Fonce, que diable! Deviens presque harcelante. Faut que tout le monde parle des Têtes Rousses ;) Te te dois de te faire connaitre. Invente-toi un attaché de presse et écris des communiqués de presse que tu fais parvenir à TOUS les médicas que tu pourras. Souvent, ce genre de communiqué, bouche des coins dans les journaux (je te parle par expérience... j'ai travaillé dans un journal local ;)

    Voilà... ma (petite) montée de lait est faite. J'attends de voir les résultats (ha ha ha ;)

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  2. J'ai aussi travaillé dans un hebdomadaire, pendant vingt ans et justement ceux qui ne cessaient de nous envoyer des communiqués de presse, de nous téléphoner, de nous inviter à leurs petites soirées et s'offusquaient si on n'en parlait pas, ceux-là on les prenait en grippe et on était fortement tenté de faire le contraire de ce qu'ils demandaient.
    Et puis l'éditeur a envoyé des communiqués aux principaux médias qui s'occupent de littérature.
    Les journaux dans mon coin, pas eu de problème, je connais les journalistes, suis à l'aise. Ce sont les gros canons qui m'intimident parce que je ne sais comment ils fonctionnent.

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  3. Claude ..complètement gaga ....j'aime ça :)

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  4. À Pierre: Gaga et gnagnan: méchant mélange!

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  5. Tu sais, glisser juste un petit mot, sans insister ou se répéter, ce n'est pas du harcèlement. C'est juste ben correct ! J'veux dire, pourquoi pas !?

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  6. À Impulsive: oui, il se peut que j'essaie, je n'ai pas encore trouvé la bonne dose. On voudrait donc que tout le monde nous découvre, sans avoir à se montrer. Se laisser désirer...

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  7. Je croyais qu'il fallait envoyer aux médias un exemplaire du livre, et pas seulement un communiqué...

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  8. À Choubine: en effet, le service de presse consiste en l'envoi d'un communiqué et d'un livre, ce dont l'éditeur se charge habituellement. Certains éditeurs envoient 100 livres, d'autres 10, selon bien sûr le nombre d'exemplaires imprimés et la notoriété de l'auteur. Dans mon cas, l'éditeur a bien fait ce travail et de plus, m'a demandé à qui en envoyer et ce fut fait, mais il m'est venu d'autres idées... après.

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  9. Je dis comme Suzan (sans oser m'approprier le sirop, tout de même !).
    Ose.
    N'aie pas peur de parler de ton roman, d'en être fière et, tout en respectant ton style, suis ton instinct (t'as vu comme je suis dans l'impératif, hihi).
    Allez, fais tout ... ce que je n'arrive pas à faire moi-même. MDR

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  10. Hum... Évidemment, la situation des écrivains français est bien différente de celle des écrivains d'ici, mais tu trouverais peut-être des idées intéressantes à cette adresse : http://sebastienfritsch.canalblog.com/

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  11. À Choubine: merci pour le lien, j'ai visité rapidement le blogue, mais si tu permets, je vais me contenter de naviguer dans nos eaux québécoises pas trop mal desservies, et pour commencer mon association d'auteur dont le site est en pleine mise à jour. Et puis une petite page Facebook où les auteurs jasent et se conseillent. Entre autres. Mais continue à m'alimenter, je mange varié!

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  12. C'est le temps ou jamais d'être gaga. Ose, fonce, c'est de l'énergie à l'état brut ! Sans compter que tu contournes la chance d'avoir des regrets après le "3 mois" ! Et surtout, ne te fies pas qu'à l'éditeur, il a trop d'enfants à s'occuper, toi, tu n'en as qu'un.

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  13. À Venise: merci de ton encouragement. Finalement, j'ai écrit à l'éditeur et il s'occupe de "C'est ça la vie". Je pense bien que je vais foncer et m'occuper de "mon enfant"!

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