mardi 13 novembre 2012

Rêve, folie, pourquoi pas?



Ça commence par une toute petite phrase d’une amie : « la prochaine aventure, je rêve d’aller au Nunavik ». Une phrase qui ne génère aucune réaction chez moi, mais réactive un souvenir, une impression chez une autre amie présente. 

On continue de s’écrire, on se parle de tout et de rien et quelques jours plus tard, une question : « Ça ne te dit rien un petit voyage au Nunavik? » Elle ajoute des mots comme grands espaces, nature, neige, mer. Je ne sais même pas c’est où, à part bien au nord. Je ne sais pas encore que c’est au Québec et que c’est différent du Nunavut. Je sais encore moins comment l’écrire. 

Mais la tierce amie est déjà sur le qui-vive, déjà partie dans ses rêves, bref déjà convaincue qu’elle désire se joindre au groupe en devenir. Elle ajoute des caribous, des bœufs musqués, des phoques, des inukshuk, des aurores boréales. Elle me convainc d’en faire partie. 

Et c’est parti. Les recherches commencent. La première demanderesse soumet un forfait trouvé sur Internet, chez AventuresInuit.ca. Ce sera notre point de départ, notre point de comparaison : un forfait de quatre jours, 2500$. Heureusement qu’elles m’ont donné le goût d’y aller, de vivre cette aventure avant de voir le prix. Ç’aurait été un non automatique, mais là, comme ça me tente, comme je viens de recevoir l’argent de la vente de mon véhicule récréatif (même si ce n’est pas logique du tout parce que normalement cet argent était destiné à l’achat d’un autre véhicule récréatif, ce qui fut fait), l’idée fait son chemin. Les images surtout, les impressions. Je m’y vois. C’est un rêve de jeunesse pour mes deux amies, mais pour moi ce sera une folie. Je suis à l’âge de commencer à en faire. 

Je me familiarise avec les noms : Nunavik, Kuujjuaq, Puvirnituq, Kuujjuarapik. Je les situe sur la carte géographique. Je les copie-colle quand je veux les écrire. Je bégaie quand je veux les dire. 

Et puis, tout à coup, ça déboule, je suis atteinte de ce que j’appelle le syndrome de la Toyota parce qu’une fois j’ai pensé m’acheter une Toyota et dès lors, j’en voyais à chaque coin de rue. Je me suis rappelé que le conjoint de la maître de poste est justement au Nuvanik. Ma voisine de table à un salon du livre, auteure que je ne connaissais ni d’Adam ni d’Ève, a séjourné dix ans à Kuujjuarapik. Mon troisième voisin a travaillé à Kuujjuaq avant de déménager dans mon village. Ma nièce me parle de son amie qui est à Puvirnituk. Plus tu en parles, plus tu t’aperçois que tu es la dernière à connaître cette région du Québec. Plus tu en parles, plus tu cherches un forfait qui ne soit pas une histoire de chasse et de pêche. 

J’en suis là de cette folie que j’espère pas passagère.

(photo empruntée au site de l'association touristique du Nunavik, en attendant d'aller en prendre moi-même!)

10 commentaires:

  1. Rêve ou folie, qu'importe. Les étoiles semblent s'aligner pour toi.
    Moi, j'irais. Mais c'est moi. Tiens-nous au courant. ;)

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  2. Merci Sylvie. Quand? Ça reste à déterminer, ça fait partie du choix difficile à faire: on ne peut pas tout voir.

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  3. Je ne veux pas être rabat-joie mais dans le choix d'une date, il faut tenir compte des moustiques.

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  4. Oui, Ginette, juillet a été rayé de la liste. Si c'est août, ce sera fin août. Comment tu le sais?

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  5. Nous avons un couple d'amis qui enseigne dans la région (plusieurs villes au fil des ans) depuis plus de quinze ans maintenant. Ils nous arrivent toujours avec les meilleurs histoires et anecdotes aux parties de fêtes. Si j'en avais les moyens, j'irais sans équivoque, mais le billet d'avion en effet, pas donné!

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  6. Quoi, que lis-je? Tu as vendu ton cher (Capucine, Aubergine, je ne me souviens plus)? Hé ben... J'espère qu'il ne t'en voudra pas de lui préférer un Pépinot de mouture plus récente. À quoi ressemble ton nouveau chalet sur roues?

    Pour ce qui est de cette folle aventure dans le Grand Nord québécois, pourquoi ps, quoique un peu cher pour 4 jours! Mon frère y va régulièrement pour son travail et trouve l'endroit grandiose en tout points, mis à part quelques petits irritants comme le café à 14$ au snack du coin. Bon voyage Pénélope, cette fois c'est Ulysse qui reste à la maison à tisser patiemment sa toile :)

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  7. Marc: Tu m'as fait rire. Mon Great-West s'appelait Pruneau et mon Roadtrek s'appelle Prunelle. Je t'ai répondu par message privé su FB.

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  8. Pruneau bien sûr! J'y étais presque. J'ai bien reçu ton message sur FB et je te souhaite bon vent avec ta nouvelle monture. Qui sait, nos chemins se croiseront peut-être un jour sur les routes de l'Amérique.

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  9. Marc: Ou près d'un bâtiment en pierres, appareil photo à la main, hihi!

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