jeudi 7 novembre 2013

Le temps est au sérieux

Le temps des pieds dans le sable est passé. D’en rêver aussi. 
Le temps des photos souvenirs est passé. De les montrer aussi.
Le temps de la discipline est venu, comme septembre après les vacances quand j’étais écolière. Répit de deux mois, je me compte chanceuse.
Le temps de l’éparpillement et du Candy crush accrocheur est terminé, je dois rendre deux livres à la bibliothèque dans trois semaines : 
Fanette, tome 6 de Suzanne Aubry
Le destin de Maggie, tome 3 de Daniel Lessard

Le temps est venu de retourner sérieusement à l’écriture. Je ne suis pas aussi prolifique que les deux auteurs cités précédemment, mais tout de même, mine de rien, j’ai eu une petite nouvelle publiée dans Nouvelles de Gatineau 2, dont j’ai manqué le lancement, toute occupée que j’étais à revenir de Myrtle Beach. 

Un livre de nouvelles fort intéressant par ailleurs. Daniel Paradis m’a jetée par terre avec la richesse de son vocabulaire et l’efficacité de son style. J'ai toujours un faible pour Nicole Balvay Haillot, égale à elle-même, toujours touchante. Et la mienne, dans les circonstances dans lesquelles elle fut écrite, c’est-à-dire à la limite de la date de tombée, entre deux traitements de chimiothérapie, je la trouve pas trop mal. Mais celle pour la prochaine édition — car prochaine il y aura, ce fut confirmé — est beaucoup mieux fignolée et j’en suis fière.

Le temps est donc venu de peaufiner un texte plus long, mon prochain roman. Un texte venu des coupures de la première version des Têtes rousses, qui, à force de traîner, ressemble à un cadavre vidé de son sang. Je dois le ressusciter et lui rendre un cœur, lui donner de l’air et si ma force n’est pas dans le vocabulaire recherché d’un Daniel Paradis, dans la beauté des descriptions d’un Daniel Lessard, j’espère lui donner vie d’ici la fin de l’hiver, ce serait déjà bien.

1 commentaire:

  1. Un coeur, chère Claude, c'est que tu lui donneras à ton cadavre (que je soupçonnes pas si froid que ça!).

    RépondreEffacer