lundi 25 août 2014

Ah! ce temps...

Bientôt les enfants seront en classe. Je ne me souviens pas avoir trouvé le temps trop court ou trop long quand j’étais élève. Quand donc commence-t-on à regarder le temps qui passe, à trouver qu’on n’en a pas assez?

En voyage, je vis beaucoup plus au présent, je n’essaie pas de tout vouloir faire la même journée. Je roule, je regarde, j’admire, je m’extasie, j’apprends, je photographie, j’écoute, je mange, je dors. Je maugrée un tout petit peu contre la température, mais n’y pouvant rien, je m’adapte et le sourire revient. Si j’étudie le trajet du lendemain, je pense quand même très peu. Je me laisse aller.

Depuis mon retour du Yukon et de l’Alaska, je me suis remise à penser et à regarder l’heure. Je veux tout faire en même temps. Non pas pour le rattraper, juste en jouir au maximum.
  • Être dehors parce qu’il fait beau et chaud.
  • Visionner, trier, traiter les 1,000 photos prises lors des 22 jours en terre du nord.
  • Lire mes notes, écrire un compte rendu du voyage pour publication sur mon site.
  • Réviser mon roman, alimenter mon blogue.
  • Examiner les factures, rentrer les chiffres dans mon fichier Excel, voir si on a dépassé les prévisions (c’est fait, on a dépassé de 300 $).
  • Aller en vélo.
  • Être au courant des romans qui sortiront en septembre.
Pas le temps de : 
  • Attendre que les logiciels s’ouvrent, penser à changer d’ordinateur ou l’envoyer nettoyer, ce qui serait encore perdre du temps.
  • Lire ou télécharger des livres. Aller à la bibliothèque sachant que je n’aurai pas le temps de lire les deux livres arrivés pendant mon voyage.
  • Cette année, ne pas participer à Nouvelles de Gatineau. Le concours se termine le 30 août. J’avais bien commencé un texte, mais il est nul.
  • Finir de tondre le gazon.
  • Préparer la fête annuelle des Vierges (deux membres de ma famille sont nées le 11 septembre)
  • Écrire un billet de blogue digne de ce nom.
  • Respirer… ah! si quand même.
Prendre au moins le temps de me parler, de calmer mon impatience, de me dire que je suis en vie et donc de le voir passer ce temps précieux, d’être reconnaissante d’avoir fait un si beau voyage et de me répéter que même si je courais, je ne le rattraperai jamais. Déjà de pouvoir en parler est un plaisir et une chance que tout le monde n’a pas. Alors je vais simplement le vivre, une minute, une heure, une journée à la fois.

Vous pouvez cliquer sur la photo pour l'agrandir.
Et être très émue en regardant la couleur du champ de maïs quand le soleil se lève ou se couche. Tout comme je l'ai été un certain matin très nuageux, annonciateur d'une autre journée pluvieuse, à Seward, Alaska, quand j'ai vu tout à coup un immense arc-en-ciel dans la montagne. L'espoir et le sourire sont revenus.

7 commentaires:

  1. Merci Claude d'avoir tout de même pris le temps d'écrire ce texte! J'ai bien hâte de lire le résumé de votre voyage.

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  2. La photo est presque trop belle pour être vraie! Ça devait être magique ce moment. Hâte de lire ton périple en Alaska!

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  3. Ah! d'abord un gros merci Claudie et Andrée d'avoir pris le temps de commenter sur le blogue. En cette ère où on reçoit 10-15-20 J'aime et 5-10 commentaires directement dans Facebook, déjà de voir que quelques personnes se donnent la peine de commenter sur le blogue est très appréciable.
    Je sais bien que bien des voyageurs tiennent un blogue alors que personnellement, je préfère n'en parler qu'à mon retour. Aussi, merci de votre patience. J'ai terminé de traiter mes photos, reste quand même à écrire les légendes et le récit.
    Andrée: les photos, comme bien souvent, ne rendent pas la magie, le mystère, la grandeur ou la beauté des lieux visités. Alors, je ne sais pas si mes mots y réussiront mieux. Chose certaine, mon enthousiasme transpirera.

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  4. L'arc en ciel est sûrement l'œuvre des leprechauns qui t'ont suivie ;)

    Excellent texte et tu as encore le temps pour Des nouvelles de Gatineau ;)

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  5. Bonjour,
    De retour d'Alaska (la météo nous a fait un peu ronchonner aussi ...)et du Québec où j'ai dévoré les têtes rousses je retrouve la grisaille parisienne.
    J'espère que ce beau livre aura une suite, j'ai vécu de belles heures avec Bridget.
    La liste de mes envies m'avait aussi beaucoup plu.
    Au plair de vous lire à nouveau et de voir de belles photos.
    Nadine , belle soeur de Jean Pierre

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  6. Nadine, de la belle visite française sur mon blogue. Merci de votre passage. Je compte bien publier sous peu photos et compte rendu de mon voyage et vous, le vôtre? Avec un photographe comme le frère de Jean-Pierre, ça doit être magique, on peut voir quelque part?
    Bon retour à la normale.

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  7. La fête des Vierges... hi hi.

    Moi aussi, j'ai des vierges à fêter, mon fils Rémi, entre autres importantes personnes.

    Tu as la santé pour faire la majorité des activités que tu veux faire, voilà ce qu'il faut fêter à chaque minute.

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