samedi 12 septembre 2009

Le climax

Le matin, avant de me lever, je pense déjà à l'histoire que je suis en train d'écrire. Je me demande ce qui va arriver à tel ou tel personnage. Et si Audrey dans un de ses billets se demande comment écrire une scéene de sexe, moi c'est plutôt le « climax » qui est ma petite bête noire. Le «punch». Dans la vie, il n'y a pas de punch, c'est un éternel recommencement. Un vallon avec des petites montées et des creux, de nombreuses rivières aux méandres mystérieuses peut-être, mais très peu de conclusions définitives. Ou bien je ne les vois pas.

Sans doute une des raisons pour laquelle je ne saurais écrire de roman policier. Ni de scénario de film. Et zéro humoriste qui cultive les lignes de « punch » comme le chanteur virevolte dans les aigus.

Dans de courts textes: billets pour ce blogue, communiqués de presse pour l'artiste-de-nos-pinceaux, la fin me vient naturellement, souvent en l'écrivant. Me fier sur mon flair pour que ce climax se révèle de lui-même? Au lieu de me torturer l'esprit à le chercher, laisser aller mes doigts sur le clavier et le personnage filera de lui-même par monts et par vaux et atteindra ce lieu de l'apogée de son histoire?

Il va falloir que je lise encore pour trouver commment les auteurs dessinent ce sentier étroit qui mène au sommet de la montagne.

(photo empruntée à Google images)

7 commentaires:

  1. Je comprends cette angoisse plus que l'autre (à laquelle j'ai répondu chez Isa). Des fois je me dis que vaut mieux avoir une fin qui décoiffe en main AVANT d'écrire la première ligne...

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  2. Bonjour Claude,

    Quelques petites choses me viennent en lisant ton billet :

    Pour écrire, tout doit être dans les notes. Ou le principal. Comment commencer à écrire s'il manque des ingrédients ?

    Les scènes Climax sont données par le TON d'une information livrée au lecteur. Ponctuation, petits paragraphes, mots différents aux consonnances évocatrices.

    Il faut surtout informer et CHOISIR LE MOMENT où on délivre l'info. Et A QUI. Voir Agatha Christie. Le polar, c'est une leçon d'écriture.

    Ne rien improviser mais se fondre dans les personnages à tour de rôle et les laisser penser. Pour dénouer une scène, être logique dans le comportement du personnage et sa pensée. Qu'aurait-il fait ? Etc.

    Le sommet de la montagne vient par la passion que vous mettez à écrire. Comme si la vie en dépendait...

    Ah oui : Ce n'est pas trouver une fin qui compte, mais UNE PHRASE DE FIN ! Ensuite ce sera plus facile à relier avec la phrase de début et les phrases intermédiaires.

    Voilà, c'étaient quelques idées utiles...
    Ai-je été clair ?

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  3. Rackham, oui très clair, une vraie petite leçon d'écriture. Trouver une phrase de fin avant le début? Faut le faire.

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  4. Exemple de phrase de fin :
    "...et jamais il ne sut le nom de la Rose."

    Je suis sûr que cette phrase a guidé Ecco tout au long de son livre !

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  5. J'ai tenté dans une de mes dernières nouvelles (que je n'ai pas terminée)d'écrire sans savoir la fin et après quelques 900 mots de premier jet , je suis complètement dans le néant. J'ai l'impression d'avoir perdu mon temps. J'essaie de conclure sans tout refaire et ca ne tient pas. Comme dit Rackam, juste une phrase de fin m'aurait bien guidé. Là, je laisse reposer et je verrai bien. Perso, Je n'écrierai plus sans savoir le dénouement. Pas pour l'instant en tous les cas....

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  6. Quand on les interroge, la majorité des écrivains disent savoir leur fin en même temps que leur début. Il y en a que ce n'est pas le cas, c'est vrai, mais à mon avis, ils sont aussi rares que les gens qui partent en voyage pour un "no where". C'est pas mal plus courant de partir avec sa destination.

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  7. C'est justement cette fin ou plutôt le point culminant, juste avant la fin que je cherche souvent. Les débuts, pas de problème, j'en aurais à vendre. Il est vrai que si je pars quand même,avec un plan plus ou moins défini, parce que je sens que le sujet vaut plusieurs pages, un matin, je m'apercevrai que je suis essouflée parce que je me serai aventurée à l'aveuglette.
    Merci de vos conseils. N'empêche il devrait exister une petite liste de fins possibles pour aider les auteurs... qui manquent d'imagination.

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