mercredi 2 décembre 2009

Un sixième refus

Un sixième refus en trois ans. Eh oui, en 2004, je commençais des recherches sur mes ancêtres Irlandais, en 2005 j'écrivais un roman qui s'étalait sur cinq générations, en octobre 2006, j'envoyais le roman à quatre éditeurs. Trois refus presque tout de suite. Envoi à un autre éditeur, refus en mars 2007.

Un appel téléphonique d'un éditeur en février 2008 me laisse un espoir, je coupe à deux générations, je renvoie le manuscrit, attente. Puis c'est la directrice littéraire qui me relance et je coupe encore à une seule génération. Attente. Pendant laquelle je renvoie la nouvelle version à un autre éditeur. Nouveau refus en mai 2009. Rappel de la directrice littéraire qui fera lire à une autre personne, parce que pas de recul (et moi, j'en ai peut-être du recul!). Attente. J'en profite pour renvoyer à trois autres éditeurs.

Sixième refus ce matin.

Qu'est-ce que je dois comprendre? Combien m'en faut-il avant de laisser tomber? Et faut-il le dire publiquement? N'est-ce pas décourager les jeunes auteurs qui essaient de se faire publier? Ou leur montrer cette réalité-possibilité là aussi? Je sais, ils croiront que ça n'arrive qu'aux autres, « ça n'arrivera pas à moi ». Ne me dites surtout pas qu'un tel a envoyé son manuscrit à 25 maisons d'éditions ou l'autre qui a eu 52 refus avant d,être finalement publié ou tel autre qui a fait un malheur en auto-éditant. Quand on est dedans, on veut pas savoir les autres, on veut juste savoir le nôtre.

Je n'ai pas de raisons de le dire, mais pas de raisons non plus de le cacher. Juste que je ne nomme pas les maisons d'éditions parce que ça ne changerait rien. Juste que je n'écris pas tous les mots qui me viennent à l'esprit parce que ça ne changerait rien non plus.

11 commentaires:

  1. Je suis sans mot,car il n'y a rien À ajouter.
    Un silence qui dit tout.

    RépondreEffacer
  2. Je sais, ce n'est pas le genre de billet qui attire commentaires ou discussion. Mais j'avais besoin de l'écrire. Parce que le monde de l'écriture, c'est ça aussi.

    RépondreEffacer
  3. Claude, tout ça ne veut rien dire de toutes façons :
    Etre refusé, même 6 fois, ne veut pas dire que le manuscrit n'a pas d'intérêt.

    Etre publié ne veut pas dire que le manuscrit est bon...

    Bref, c'est bien sûr une chose qui fait réfléchir. Peut-être qu'il faut que tu songes à l'auto-édition si tu crois vraiment dans ce manuscrit...

    Besos, Jack.

    PS: Ca m'arrive ces refus, ça oblige a faire d'autres projets et oeuvres à proposer...

    RépondreEffacer
  4. Je suis de l'avis de Rackam le rouge, être refusé ne veut pas dire que le manuscrit est mauvais, surtout en ces temps de récession qui touche beaucoup les maisons d'édition. Personnellement, je continuerai à frapper et à envoyer mon roman à des éditeurs. Mais bon, je sais que recevoir des refus, c'est un grand coup au coeur.

    RépondreEffacer
  5. Auto-édition: j'ai déjà goûté, connais sur le bout des doigts, j'en ai beaucoup monté, j'en monte encore. Dont au moins deux des miens. Mais c'est pas pareil. Et des refus, j'en ai une pleine boîte au sous-sol. Cette fois, me semble que c'est un bon roman. Mais j'ai pas dit mon dernier mot. Il reste le plan D.

    RépondreEffacer
  6. D'autres l'ont dit : un refus n'est pas signe de quoi que ce soit. Une acceptation non plus. Les temps sont durs, les subventions aux éditeurs plus rares. Chacun doit chercher à s'adapter dans le grand bordel marchand planétaire actuel.

    Dis donc, tu pourrais pas le publier en série en ligne?

    RépondreEffacer
  7. En série? Par épisode? Par chapitre?
    Et ça me rapporterait quoi? Je peux mettre mes textes demain matin sur internet, sur mon site, sur mon blogue, sur Facebook et après? Si les raisons sont confuses, je sais que ce que je veux, c'est publier chez un éditeur "reconnu". Et plus d'un roman si possible.

    RépondreEffacer
  8. Chère Claude,
    Dur, dur, le refus... j'en sais quelque chose... et la plupart des auteurs aussi. Même la célèbre J.K. Rowlings, qui s'est vue refuser son manuscrit de Harry Potter par 4 éditeurs...

    Je ne veux pas vous décourager davantage,mais même quand on publie chez un éditeur "reconnu" comme vous dites, ça rapporte des miettes...

    Ne vous découragez pas... Pour être écrivain, il faut non seulement un peu de talent et beaucoup de travail, mais aussi des tonnes de ténacité.
    Ne lâchez pas.
    Andrée

    RépondreEffacer
  9. Merci à tous et toutes pour vos conseils et encouragements. Basque, un artiste peintre disait également que le talent c'était bien, mais qu'il fallait une bonne dose de persévérance.
    Et il y a belle lurette que j'ai renoncé à vivre de ma plume. Cen'est donc pas pour ça que je continue.
    Même quand je lâche, que je dis que je vais tout arrêter, ça revient. C'est viscéral.

    RépondreEffacer
  10. Donne un peu de repos à ton manuscrit. Oublie-le quelques temps, puis reprend-le du début. S'il le plaît toujours autant, continue de le proposer partout. Ça finira bien par fonctionner!

    Quand on me dit que je dois être maso de faire des arts martiaux, je me dis toujours que les coups de poing à la gueule font moins mal que les refus que je reçois pour mes textes.

    RépondreEffacer
  11. Gen, j'ai jamais fait d'arts martiaux, donc je ne sais pas...
    mais tu me fais rire avec tes comparaisons.

    RépondreEffacer