dimanche 27 mai 2018

Une revenante d’entre les mots

(photos Michèle Bourgon)
Cinq jours, six écrivains, dont un formateur et une directrice. Et l’amour des mots. Des mots parlés, des mots écrits, des mots écoutés, des discutés, des surlignés en jaune, des corrigés en rouge. Du matin au soir, notre passion. 

Ce fut le Camp littéraire Félix.

Je reviens d’entre ces mots.
Mon corps a retrouvé le terrain et la maison, les amours et les amis. Et le sommeil.

Ma tête est encore un peu là-bas, près de la chute de la rivière Noire, près des arbres fleuris. J’entends encore le rire de G., la douce poésie de D., les anecdotes de Y., et les folles élucubrations de G. Je vois les mimiques de M. et je m’ennuie des mets épicés et copieux de Martin.

Dans L’orpheline sans visage de notre formateur Yvon, je reconnais la musique dont il nous a parlé. Je trouverai la mienne moi aussi, bientôt, demain.

Seule déception, je n’ai pas encore trouvé le titre. Quelques suggestions, mais rien d’accrocheur. Peut-être mes personnages, une fois leur nouvelle tête mise sur le billot, sauront-ils me le souffler? Parce que c’est certain, Mireille et Dominique ne sont pas revenues indemnes du camp. La transformation ne sera peut-être pas extrême, mais elles ont acquis une confiance qui leur permettra de tasser un peu le narrateur et prendre toute la place qui leur revient. Elles sauront vivre et non pas commenter leur vie. Elles seront au présent, même si l’histoire se passe dans le décor des années 60-70.

Je suivrai la recommandation de Jean Philippe Arrou Vignod : « retournez votre mémoire comme on retourne une poche et vous aurez l’imagination ».

Ce ne sera pas un roman historique, ce que je n’ai jamais voulu qu’il soit, ni un roman social, mais un roman d’émancipation.

Il sera.

8 commentaires:

  1. Wow, le roman n’est pas encore là, mais par ces simples écrits, je sens vivre vos personnages, en fait, je les sens surtout vibrer et faire éclater leurs coquilles.... mais je n’en peux pas m’expliquer pourquoi. C’est probablement dû à la magie de votre écriture...

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    1. Le roman était déjà là mais aucun éditeur n'en voulait. Cette fois ce sera la bonne.

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  2. Je suis contente de lire : «Il sera». Au plaisir!

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  3. Marcelle Racine27 mai 2018 à 20 h 11

    Tu écris bien, Claude Lamarche. Bravo, et bonne chance avec ce beau projet!

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  4. Contente que le troisième tome ne soit pas tombé dans l’oublie. Et votre nouvelle énergie fait plaisir à lire. Bravo.

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  5. Ah! On sent un souffle, une passion retrouvée dans ce billet! Contente pour toi que l'atelier ait été une expérience positive! J'ai un camp d'écriture du même genre de prévu dans deux semaines et j'ai hâte!!!!

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