jeudi 24 janvier 2019

Malade et je ne me soigne pas...

En lisant le billet du blogue Hop sous la couette, j’ai compris que je n’étais pas la seule atteinte.
«Je suis tombée par hasard sur un passage de l’ouvrage d’Ella Berthoud et Susan Elderkin, Remèdes littéraires: se soigner par les livres, dans lequel il est fait état de douze maladies connues des grands lecteurs.»
Elle nous invite à jouer le jeu.

Refus d’abandonner à la moitié
Jamais été atteinte, jamais sentie coupable. En revanche, je vais toujours voir la fin, les dernières pages et si possible le dernier chapitre. Si je reprends là où j’ai été tentée d’abandonner, c’est que le livre pique au moins ma curiosité.

Acheteuse de livres compulsive
J’avais tout pour le devenir : l’exemple de mes parents, la curiosité insatiable des nouveautés, une attirance physique vers tout ce qui contient des livres : librairie, bibliothèque et même le petit présentoir de la pharmacie. Ce qui m’a sauvé c’est l’argent. Je n’en ai pas tant.

Amnésie associée à la lecture
Très atteinte. Après quelques semaines, j’oublie l’histoire, j’oublie l’intrigue, j’oublie le nom des personnages, j’oublie l’illustration de la couverture, mais je n’oublie jamais si j’ai aimé beaucoup ou un peu ou pas du tout.

Tenir un journal de lecture
Pas comme si je devais remettre un devoir d’écolière ou une dissertation d’étudiante, mais j’ai toujours un cahier pas loin. Même dans mon sac à main, un petit carnet. Pour citer, pour noter, pour développer, pour m’exprimer, pour retenir.

Être rebutée par le battage médiatique
Rebutée, non, hélas, je suis de près l’actualité des livres. Tellement de choix de livres que j’essaie de voir ce que chroniqueurs, critiques, blogueuses, lecteurs en pensent avant de me décider à emprunter. Je lis des extraits pour me faire une idée. En revanche, je lis de moins en moins les best-sellers, les plus vendus. Je regarde de près les romans qui gagnent des prix, mais ça ne veut nullement dire que je vais aimer.

Culpabilité associée au temps consacré à la lecture
Oh! que non, jamais. Même quand j’étais petite, mes parents ne nous reprochaient pas de lire. Chez nous, je n’ai jamais entendu ou dit : « Tu lis donc tu ne fais rien ». Au contraire, je m’en veux un peu quand la fatigue ou la curiosité du suivant me font délaisser un livre.

Prêter des livres que l’on ne nous rend pas
Pas très atteinte de cette maladie parce que je n’ai pas tant prêté, on ne m’en demande pas tant. Et quand j’ai prêté, les livres m’ont été rendus. Ou sinon ou si j’ai oublié, au moins je me dis que le livre a eu une deuxième vie, que quelqu'un.e a aimé autant que moi.

Tendance à lire plutôt qu’à vivre
Pire : tendance à écrire plutôt qu’à vivre. Mais j’assume et je m’en porte très bien… aujourd’hui! Parce que de 15 à 20 ans, c’était assez maladif mon affaire, je m’enfermais même dans ma garde-robe des heures entières pour écrire et lire au lieu de vivre. Mathieu de Françoise Loranger m'en a guéri... un peu, un temps.

Être séduite par les nouveaux livres
« Séduite » ne serait pas tout à fait le terme. Plutôt attirée, curieuse, fascinée, obnubilée. Hâte. J’en veux toujours plus, je veux tout voir, tout savoir, tout examiner, tout feuilleter.

Submergée par le nombre de livres chez soi
Il fut un temps où j’étais fière de mes deux murs tapissés du plancher au plafond. Et puis, j’ai commencé à acheter les livres que je lirais en entier, que je voulais relire. Et puis, comme je réservais mes économies pour les voyages, j’empruntais à la bibliothèque. Et puis vinrent les livres numériques, les liseuses, la BANQ. Donc pas submergée.

Incapacité à retrouver un livre
Oh! que oui, je peux chercher un livre dans les bibliothèques du sous-sol, sur les étagères, sur les meubles, la table de chevet, mon bureau pour finalement me dire que j’avais dû l’emprunter à la bibliothèque. Et ça m’enrage, je voudrais le ravoir dans mes mains, en relire des extraits. Le prêter à quelqu’un à qui j’en avais parlé en bien.

Ne pas savoir quels livres emporter en vacances
Plus maintenant que j’ai une liseuse et deux abonnements à des bibliothèques numériques. Et je dis que je peux toujours en acheter en route… sauf quand je vais aux États-Unis.

Comme maladie j’ajouterais la boulimie
Besoin irrésistible de grappiller des titres, des noms d'auteurs. Passer d’un livre à un autre, feuilleter, essayer de voir si je lirais. Sachant que je n’aurai pas le temps de tout lire, survoler, établir des listes : «la liste de mes envies».

Ainsi juste le billet de blogue de Hop sous la couette m’a mené de :
Remèdes littéraires : se soigner par les livres de Ella Berthoud et Susan Elderkin
à
Une histoire de la lecture d’Alberto Manguel
et à :
Éloge de la lecture. La construction de soi, de Michèle Petit
Et finalement j’ai emprunté :
Les livres prennent soin de nous de Régine Detambel

Y a-t-il parmi vous des aussi « malades » que moi?

Lien vers le blogue de Marie-Claude Rioux, Hop sous la couette>>>

2 commentaires:

  1. Merci, Claude, d'avoir répondu à ce petit tag.

    C'est toujours une source de plaisir de lire d'autres réponses que les miennes! Je suis soulagée d'apprendre que je ne suis pas seule à souffrir d'amnésie!

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    Réponses
    1. C'est normal, il faut bien faire de la place pour le prochain roman!

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