Ça a commencé en 2006, à sa mort.
En fait, ça a commencé bien avant, en 1963, quand il avait 40 ans, à Lévis.
Peut-être même quand il a écrit des lettres à sa fiancée en 1947.
Ça devait germer, ça devait être en gestation depuis longtemps.
« Ma vie a été décidée bien avant ma naissance »
Le ciel de Bay city, Catherine Mavrikakis
Tout seul au début. Puis son épouse Michelle Deguire, ses enfants Serge et Claude Lamarche l’ont suivi dans cette aventure du journal et des éditions. Michelle tapait, corrigeait, Serge écrivait, comptait, Claude montait, collaborait. Elle s’est mise à écrire des romans, elle aussi.
Ce qui fait qu’en 2006, héritière de ses documents et livres, j’ai fait ajouter des tablettes à ma bibliothèque personnelle. J’y ai classé 68 livres de mon père, Jacques Lamarche, et 43 des Éditions de la Petite-Nation qui avaient cessé leurs activités quelques années auparavant.
| C'était plein, il en reste encore, ce sont des doublons. En rouge, dictionnaires biographiques, qui en veut? |
Ça fait 20 ans.
Je ne demeurerai pas éternellement dans ma maison et même si j’y meurs, que deviendront ces livres?
Les jeter? Qu’ils aient de la valeur ou non, les jeter, jamais! Entreposer, oui, mais où? Donner, oui, mais à qui? Ils sont déjà répertoriés dans le catalogue de la BAnQ, mais les livres physiques, eux, qu’en faire?
Avec l’accord de mon frère Serge, on a décidé d’offrir tous les livres : ceux de Jacques, ceux des Éditions et les nôtres à la Société historique de Saint-André-Avellin. Le Musée des Pionniers les abritera dans sa voûte. Le public, les chercheurs, les étudiants, toute personne intéressée aura accès aux 129 livres en en faisant la demande au Musée. Un fichier PDF détaillant le fonds de la famille Lamarche peut être lu sur le site du Musée.
Pour les personnes curieuses, sur mon propre site, j’ai ajouté les pages couvertures des livres qui ont été publiés au cours des années. Comme mon père, je laisse des traces sur le chemin de l’écriture. Plus petites, moins visibles mais satisfaisantes à mes yeux puisque je suis fière d’avoir réalisé le rêve que je caressais à 26 ans : écrire.
Lien vers le Musée des Pionniers, regarder dans nouveautés / fonds Lamarche >>>
Lien vers le catalogue de la BAnQ >>>
Lien vers la bibliographie de Claude Lamarche >>>
C'est pas mal extraordinaire cette histoire de votre père. C'est
RépondreEffacerCest une très bonne idée de les remettre entre bonnes mains. On ne jette pas les livres, disait mon père. Ceux qui les ont écrit le faisaient avec amour. Cest une marque d'amour et de respect de les remettre ainsi à la Société historique. On les relira dans quelques années. La trace ne sera pas perdue.
RépondreEffacerCDM
Bravo Claude. Un geste important pour la postérité et l"histoire,
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