mardi 9 décembre 2008

Un hiver autoritaire

Ah! l'hiver! Si les Québécois aiment bien parler météo à longueur d'année, en hiver, ils ne tarissent pas. Ce que j'aime de l'hiver: les premières neiges sur les branches des arbres, les gros flocons lourds et humides qui appellent le bonhomme de neige. Les forêts givrées quand les mélèzes sont encore jaunes. Les aubes et les crépuscules quand le soleil colore les grands champs blancs d'une teinte rosacée. Parfois même le froid piquant qui dégage les poumons.
Ce que je n'aime pas, je le réalise de plus en plus chaque année, c'est qu'il est autorité. Oui, il fait figure d'autorité. C'est lui qui mène. Il m'empêche de vivre. Il décide de mes activités, de mes journées, de ce que je peux faire ou non. Il m'oblige à pelleter ou à passer la souffleuse alors que j'aurais fait la grasse matinée. Il m'oblige à chausser ma voiture et m'acheter de nouvelles bottes. Sans aucune espèce de coeur, il me force à renoncer à une belle sortie. Sans avertissement parfois, il vient venter dans ma cour, déverser ses larmes froides et abondantes.
Je déteste l'autorité. Je déteste me faire dire quoi faire et quand le faire. Je déteste changer mon programme. Je n'aime pas plus arriver en retard à un rendez-vous, même si j'ai la meilleure excuse du monde.
J'haïs l'hiver comme toute figure d'autorité.

1 commentaire:

  1. Je t'ai envoyé un commentaire, mais il s'est perdu quand j'ai agrandi la photo que tu as mise et que je trouve magnifique.

    Autorité? Contrôle? Est-ce que par hasard l'hiver t'ôterait l'impression que c'est toi qui décides?

    J'aime bien quand tu écris qu'il vient venter dans ta cour...

    À bientôt,

    Tara Tata

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