samedi 7 novembre 2009

Ecrire ce qu'on aime lire

Ça pourrait être sujet de thèse ou à tout le moins sujet d'études, de recherches. Pour les professeurs donc: depuis quand faut-il un conflit dans un roman? Pas un petit conflit, un gros, un fort, un violent, un qui frappe l'imagination? Pourquoi demande-t-oin aux auteurs d'avoir une énigme à résoudre, même dans un roman qui ne veut être ni policier, ni polar, ni thriller, ni fantasy, juste un roman?

Dès qu'il y a meurtrier à découvrir, réponse à chercher, que l'auteur en fait son principal sujet, le lecteur ─ en tout cas la lectrice que je suis─ s'empresse d'aller voir à la fin. Et dès que j'au lu, trouvé, obtenu la réponse, rares sont les fois où je poursuis. La série Millenium étant une des exceptions. Même Katherine Pancol s'y est mise dans La valse lente des tortues (que je lis lentement comme une tortue d'ailleurs, pas le temps d'y consacrer beaucoup d'heures dans la journée). Juste assez, pas trop, mais quand même suffisamment pour que je succombe à la curiosité, à la facilité. Eh oui, suis allée voir plus loin, j'ai finalement trouvé. Je poursuis quand même la lecture parce qu'elle a eu l'habileté de nous présenter d'autres avenues intéressantes.

C'est peut-être moi qui est devenue exigeante. Je n'ai pas besoin de meurtres, de violences, d'images fortes, d'actions, de vitesse. Pas plus dans un film que dans un roman. Juste qu'on me raconte la vie de quelques personnes et que le style suffise à soutenir l'intérêt. Des chroniques. Des amours qui peuvent être déchirantes, obsesssionnelles à la limite mais sans coups de pieds, sans gifles, sans sang.

Et qu'évidemment je puisse en écrire aussi.

6 commentaires:

  1. Il y a plein de romans qui correspondent à tes goûts, Claude. Ainsi qu'aux miens, même si à priori j'aime tout, quand c'est écrit avec personnalité et intentions. Même simplement.

    Et puis, ce sera l'occasion pour toi d'écrire ce que tu aimes lire, évidemment !

    Amitiés, Jack.

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  2. Je serais délinquante à ta place et ne forcerais pas la note sur les effets à ajouter. Juste ton senti. J'y crois beaucoup et dans tous les domaines de la création. Parfois, sur scène, ce sont les personnages les plus "ordinaires" qui nous touchent. Parce qu'ils nous ressemblent, qu'il ressemblent à nos vies. Si nous sommes touchés par leur jeu, c'est parce qu'ils ne sont pas tout blanc, tout noir, bon ou méchant. Un élastique intérieur le tire dans tous les sens. Des tensions ... comme nous dans la vie.

    Pour moi, un roman est fait avant tout de personnages, j'aime être attaché, subjugué ou intrigué par les personnages principaux. Encore là, comme dans la vie, je suis passionnée par toutes les banalités que les gens que j'aime vivent. Et j'ai des amis en plus qui sont de bons conteurs. Alors là, c'est l'enrobage du gâteau !

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  3. C'est bien vrai qu'il y a plein de romans qui correspondent à mes attentes, mais je commence à avoir de la difficulté à les trouver. Heureusement, il y a des blogueurs qui m'aident!

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  4. Je dois dire que les auteurs sont de plus en plus touchés par le "syndrôme de l'Everest". C'est ce syndrôme qui fait qu'un personnage ne peut pas vouloir juste régler ses conflits intérieurs ou sauver sa petite ville. Il faut que le sort de l'humanité soit suspendu à ses gestes, que tous dépendent de sa capacité à surmonter ses démons...

    Je crois que le syndrôme s'attrappe dans les salles de cinéma.

    Et ça énerve à la longue, en effet.

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  5. Merci pour le nom du syndrôme. Je ne savais trop comment le dire. Je disais plutôt "une intrigue du genre nouvelles de 18 heures".
    Un peu comme après le Parc Belmont, il y eut la Ronde et on ne finit pas d'inventer de noueles machines pour des frissons extrêmes. Après l'Everest, qu'est-ce que ce sera?
    Je ne dois pas être de ma génération!

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  6. Moi ce qui me passionne dans un roman, c'est lorsqu'on a l'impression d'être dans la tête d'un personnage. Par exemple, dans "L'histoire d'omaya" de Nancy Huston, le personnage est amnésique, fragile et toujours attiré par la rêverie.
    Donc, le roman est composé de plusieurs partie de textes, parfois des rêveries du personnages, parfois des souvenirs. Le tout est mélangé et c'est au lecteur de démêler le tout.

    À la fin, quand on essais de se rappeler de l,intrigue du roman, on est exactement comme le personnage; dénudé de sens chronologique, incapable de faire la frontière entre la réalité et l'imagination.

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