mercredi 24 mars 2010

Oui, non, peut-être, pourquoi donc, et si...

Satanée motivation. Je crois bien que même pour mourir, je ne serai pas capable d’en prendre la décision. Il faut toujours que ce soit quelqu’un qui me dise quoi faire. De moi-même, je ne me décide pas. Je joue, je paresse, je fais ce que j’aime, ce qui est facile. Ce qui est obligatoire : tel dépliant, tel site, la vaisselle, les repas, gratter le terrain (et encore cette obligation, je la retarde aussi, je l’étire). Je ne rentrerai pas dans les détails, mais en résumé, petites ou grandes décisions, je n'en ai pas prises beaucoup dans ma vie.

Maintenant que j’ai compris que je ne gagnerais pas ma vie en écrivant, pourquoi j’écrirais? Par fierté de finir mon histoire? Par orgueil, pour ne pas me dire que j’aurai lâché en cours de route? À qui ai-je à prouver quoi que ce soit? Si un éditeur me disait : je suis intéressé à votre roman, ça deviendrait une obligation, un travail. Peut-être alors aurais-je cet intérêt à m’y mettre. Mais là, rien. Pas obligée donc, je remets, je tourne en rond, je ne me force même pas pour faire de belles phrases dans ce blogue. Comme Mélanie ici. Entre autres.

Ah! Oui et j’ai appris que les deux livres jeunesse écrits en 1976 et 1979, épuisés depuis belle lurette m’appartiennent. Au sens où j’ai le droit d’en disposer. Donc les réécrire. Je relirai et aviserai. Suis-je un si vieil auteur que j’en suis aux redites?

Tiens, je pense que j’ai ma motivation. Pourvu que je ne procrastine pas comme un élève qui n’étudie que la veille de l’examen : je me suis inscrite à la semaine d’écriture professionnelle de l’École d’été de Mont-Laurier.

J’en avais parlé en mai dernier et comme il faut apporter un manuscrit. Il ne reste qu’à convaincre mon cœur de s’y mettre. Il faut que je le retrouve celui-là, sans lui, je n'écris rien de bon.

9 commentaires:

  1. Ça m'a l'air d'être une belle motivation! :)

    Pour ce qui est du "pourquoi écrire"... Ah, si je le savais...

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  2. On se motive comme on peut! Finalement, pourquoi écrire plutôt que pas, je pense que c'est comme la bonne humeur, comme la joie de vivre: même si on ne sait pas pourquoi, c'est plus fort que soi, notre petit ange est plus fort que le petit démon (d'où "satanée" motivation)et il nous dit d'aller vers ce qui est bon pour nous.

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  3. Les gens qui tergiversent se posent trop de questions. Ne te demande plus pourquoi, ClaudeL, fonce. Après l'action viendront les réponses.

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  4. Ah! Karuna, je pense que je suis née avec la tête en point d'interrogation. En doute, en hésitation. Il n'y a pas plus avocat du diable que moi. Le pire, c'est que je me soigne, je m'améliore, hihihi!

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  5. Si tu n'as pas encore trouvé ta pleine motivation, tu sais trouver la stimulation, ce qui finalement est une cousine très proche de la motivation. Elles se fréquentent allègrement !

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  6. En plus , Mont-Laurier, c'est un beau coin de pays. Belle initiative cet atelier

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  7. Vous n'avez jamais pensé à répondre à des appels à textes pour faire paraître des nouvelles ? Je sais que les échéances, les questions sur les forums, le thème... aident souvent à se poser des balises pour entretenir la motivation.
    Cela dit, je connais moins le milieu de la littérature générale, peut-être n'existe-t-il pas d'appels à textes ?
    Sinon, je sais qu'une chose qui me donne pas mal envie d'écrire pour ma part, c'est quand je corrige d'autres auteurs débutants. Il y a des collectifs de bêta-lecture qui fonctionnent sur le principe de la solidarité entre auteurs. Peut-être pouvez-vous trouver la même chose dans la littérature générale.

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  8. @Isa: Quand vous parlez de littérature générale, vous voulez sans doute dire "au Québec"? L'expression "appels à textes" est assez nouvelle ici. Nous avons bien quelques revues auxquelles nous pouvons envoyer une nouvelle, mais je ne suis pas très nouvelle. Il m'est arrivé d'en écrire pour l'association des auteurs et auteures de l'Outaouais, pour l'atelier d'écriture auquel j'ai participé pendant trois ans.
    En ce qui concerne corriger des auteurs débutants... et "collectifs de bêta lecture" connais pas. Nous n'avons pas non plus de forum d'auteurs. Peut-être nous fournir le lien du vôtre et qui sait, je pourrais peut-être aller y jeter un coup d'oeil.
    La stimulation-motivation, dans mon cas, est affaire d'organisation et d'humeurs. Entre moi-même et moi-même bien souvent.
    Mais ça va mieux, hier j'ai recopié plusieurs pages que j'avais écrite d'abord à la main.

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  9. C'est amusant de voir toutes les différences entre le Québec et ici. Par littérature générale, j'entends les textes qui ne relèvent pas du Fantastique, de la Fantasy ou de la SF. Je connais mieux les littératures de ces trois genres pour tout ce qui est fanzines, webzines et les fameux "appels à textes". Ces derniers sont tout à fait ouverts aux Québécois puisque tout se passe par Internet, mais ceux que je connais ne concernent que l'Imaginaire (même si ça peut être très littéraire ou proche du réel dans le genre de Barjavel).
    De la même manière, le forum d'entraide ou de bêta-lecture que je connais est ouvert aussi aux gens d'Outre-atlantique, mais ils sont axés sur l'Imaginaire.
    Je vais faire un article prochainement sur la bêta-lecture et aussi sur ce collectif qui s'appelle CocyClics. En attendant, voilà leur forum : http://cocyclics.org/phpBB3/index.php Si vous n'écrivez pas de SFFF, vous pourrez toujours leur demander s'ils connaissent des formules équivalentes pour la litt.gén.

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