samedi 5 janvier 2013

Incursion dans ma vie privée

Nouvelle année, nouveau fichier : janvier 2013. 

Le blogueur, tout comme le chroniqueur ou le journaliste cherche souvent, pour ne pas dire toujours, un sujet intéressant. Et si le sujet s’impose de lui-même, il cherche le souffle, question de tenir quelques années, d’intéresser son monde. 

Je n’en suis plus là. J’ai renoncé depuis longtemps à ce que ce blogue devienne source de revenus, ou qu'il soit une partie de mon travail professionnel, soit la continuité des reportages écrits pour des journaux. Juste écrire encore. Si au début, je croyais que la lecture et l’écriture suffiraient comme sujets, aujourd’hui, je sais bien que je divague, que je virevolte, que je bifurque. Je sais également que même si au début, il n’était pas question que mon blogue devienne journal de mes états d’âme, que ma vie privée serve de billets, je n’en suis plus là non plus. Plus d’orgueil, juste le plaisir d’écrire. 

Je ne pense pas rejoindre jamais Francine Ruel et sa maison dans les cantons de l'Est et encore moins Peter Mayle, en Provence et, s’il m’arrive très souvent de transposer dans un roman ce qui m’arrive dans ma vie, cette fois, j’ai bien envie d’en parler sur ce blogue. 

Enfin nous y voilà. Que de détours, pour vous dire que je vais vous parler de ma maison à vendre. Et la folie qui nous prend d’en acheter une autre. Ailleurs. Pas loin. Aventure, droite devant ! 

En parler mais pas comme un agent d’immeuble, pas de façon humoristique, là aussi j’ai renoncé depuis belle lurette à être drôle. Je suis sérieuse, je suis peut-être même ennuyeuse, mais je n’en ai cure. J’ai envie de vous conter des bouts de ma vie et c’est ce que je vais faire. 

Donc, ma maison à vendre

J’aurais bien envie d’écrire que je vis avec une folle, mais si ça fait un choc, ce n’est pas tout à fait la vérité. Une maniaco-dépressive pas diagnostiquée, peut-être ! Chose certaine c’est une Vierge ascendant Sagittaire et c’est déjà bien assez. Pour ceux et celles qui ne connaissent pas, dites-vous que ça ne va pas très bien ensemble : l’une est économe, l’autre dépensière, l’une est casanière, l’autre voyageuse, l’une est terre, l’autre est feu. Le genre qui a l’air d’être décidé, qui a l’air sûre d’elle, mais qui, deux semaines plus tard, doute, se questionne et change d’idée… Et qui, deux ans plus tard, récidive. 

Ça fait 40 ans qu’on vit au même endroit, habite et remplit les mêmes garde-robes. Alors déménager après 40 ans, c’est une grosse décision, plusieurs petits deuils, plusieurs hésitations. Le doute constant. Peut-être finalement n’est-ce que la crise de la soixante-cinquantaine ? L’urgence de vivre. Le besoin de se sentir en vie. Le besoin de grouiller. Le besoin de réaliser ses rêves. Une vierge ascendant sagittaire, ç’a besoin de parler, de donner son opinion, de se mêler aux autres, de se sentir utile et importante. 

Et d’emmener tout son monde dans ce tourbillon étourdissant. 

J’en suis là. Est-ce que ça tiendra, je n’en ai aucune idée. Qui m’aime me suive !
Et vous, quelle partie de votre vie privée dans votre blogue?

(photo d'une partie de mon domaine)

9 commentaires:

  1. La part de ma vie privée dans mon blogue? Étonnamment moins que ce que les gens pensent...

    Notamment, la couleur de mes bobettes n'a pas été divulguée! ;p

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  2. Hé! Beau projet! Nous en sommes à notre 3e maison de notre côté... Et nous savons très bien que ce ne sera pas la dernière.

    Nous adorons les projets de nouvelle maison! Repartir en neuf, discuter durant des heures de tous les petits détails, prévoir les coûts, imaginer la décoration... Oui, c'est l'aventure! Le seul hic, c'est que ça coûte cher parfois, mais mon chéri et moi n'hésiterions pas à recommencer si l'occasion se présentait.

    Bonne chance dans votre beau projet! :D

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  3. Gen: bien sûr avoir écrit "vie privée" c'était surtout pour faire une titre accrocheur.

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  4. Isabelle: Pendant les vingt premières années de ma vie, j'ai déménagé une quinzaine de fois, mais, adulte avec plus qu'une valise pour tout bagage, ce sera la première fois. Et si j'aime bien en parler un peu, j'aime moins que ce soit le seul sujet de conversation 24 heures sur 24. Un peu trop intense à mon goût. Probablement parce que le concept "maison" demeure très vague dans mon cas. Je ne suis pas un signe de terre!

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  5. Pour enchaîner sur ta dernière phrase, tu serais un signe d'air alors ?

    Pour la teneur principale du billet, déménager après 40 ans dans la même maison est admirable. Ça fait du bien, j'en suis profondément convaincue. Il y a dans la vie s'asseoir sur ses lauriers et il y a s'asseoir sur ses habitudes qui sécurisent jusqu'à paralyser. C'est se secouer, secouer la vie, c'est se sentir vivant comme tu le dis si bien. Ta conjointe fait bien, elle en a besoin de toutes manières. C'est le fun de se laisser entraîner parfois. Bravo à toi !

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  6. Venise: signe de feu et signe d'air en ascendant et il paraît que plus on vieillit plus on est notre ascendant! Je ne corresponds pas à 100% (personne d'ailleurs, à mon avis) à nos signes, mais disons que parfois, ça explique certaines façons de penser. Je suis entourée de signes de terre et parfois, je me sens bien seule dans mon coin à ne pas m'enthousiasmer pour tout ce qui touche la maison ou le jardinage. Pourtant, j'aime bien avoir les deux mains dans la terre ou la bouette ou la glaise ou même le boeuf haché!

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  7. Beau projet! Les idées folles parfois deviennent les plus merveilleuses aventures.

    40 ans...c'est quelque chose !!! Vas-y, suivez vos élans, surprenez-vous..La vie est pleines d'heureuse surprises :)

    Pis pas loin...On ne déserte pas la Petite-Nation??? Elle s'ennuireait de vous cette belle région :)

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  8. Pierre: dans toutes nos hésitations et changements d'idée, une certitude demeure: la Petite-Nation à la vie à la mort.

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  9. En te lisant Claude, je suis ambivalente à votre projet.Je sais que vous avez encore un attachement pour votre coin de pays. Mais d'autre part, la vie file, les forces ne sont plus au temps où vous aimiez tout faire vous-mêmes. Ciment,pour poser les roches décoratives du dehors de votre maison, pour ne nommer que cet exemple.Vous connaissant très bien, je comprends votre désir de vous retrouver dans une autre maison plus près du centre d'un plus gros village et avec tous les services à proximité. Si je vous comprends... Je suis dans la même position avec la différence que je ne suis plus aussi jeune que vous. Je m'efforce de me préparer au jour où je devrai laisser ma confortable maison qui me rappelle tant de souvenirs familiaux et amicaux pour, contrairement à vous, aller m'enfermer dans une maison de retraités. Je vous comprends, cependant. Allez-y, ne regardez pas en arrière, vos souvenirs seront toujours là pour vous rappeler les bons moments que vous avez vécus durant tant d'années. C'est comme si c'était hier. Bon courage,allez-y! Une amie co-paroissiale qui vous aime. Lagrite.

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