samedi 20 février 2016

Des livres mais aussi des auteurs

Dans quelques jours, le Salon du livre de l’Outaouais. 

Des centaines d’auteurs, des éditeurs, quelques distributeurs comme Prologue… et des livres. Des milliers de livres. De tous les genres. Pour tous les goûts et tous les âges.

J’y serai, assise à côté d’auteurs à parler de nos livres (table ronde le jeudi 25 février, 15 h 30, place Yves-Thériault). Assise ensuite au stand de l’Association des auteurs et auteures de l’Outaouais et au stand de la maison d’édition Vents d’Ouest. Au milieu de tant d’autres. Chacun espérant rencontrer des lecteurs intéressés.

Avant ou après les séances de signature, j’irai jaser  avec des auteurs, m’enquérir de leur dernière parution. Des auteurs connus sur Facebook, sur des blogues, mais des auteurs de l’Outaouais aussi. Et j'achèterai sûrement quelques livres pour satisfaire la lectrice en moi.

En 2011, sur ce blogue, je présentais quelques auteurs de ma région. (lire >>>)

Aujourd’hui, je vous en présente une autre dont je n’ai pas parlé encore. Pourtant elle est dans ma vie depuis 46 ans. Au début, nous étions toutes les deux enseignantes. Nous avions vingt ans de différence. On les a encore, forcément, mais en vieillissant, cette différence force mon admiration. Toutes les deux, nous avons toujours écrit. On ne savait pas que l’autre aimait écrire jusqu’à ce que, chacune de son côté, on publie. 

Elle force mon admiration parce qu’à 86 ans, elle vient de faire paraître son septième ouvrage. Elle force mon admiration parce qu’elle croit en ce qu’elle fait. Sans prétention. Pas pour faire de l’argent, pas pour être dans toutes les librairies, pas pour en faire son métier. Comme ça, parce que c’est important pour elle de raconter sa vie, son époque, ses souvenirs. Pour ses filles et ses petits-enfants. 

Il y a toutes sortes d’auteurs au Salon du livre. Des très connus, des inconnus. Tous espèrent rencontrer des lecteurs, présenter leurs livres. Il y aura toutes sortes de livres, des super médiatisés, des primés, des autoédités. Certains imprimés à 300 exemplaires, d’autres à 30,000. Mais pour le public, aucune différence, et c’est la loi du libre marché. La loi de la compétition. La loi du livre.

Dans cette jungle, Margot Lalonde Cloutier se fraie une place, elle prend sa place. Tout comme moi, tout comme des dizaines voire des centaines d’autres auteurs. Sans revendication, sans complaisance, elle s’assoira derrière une table, quelques heures, le temps de présenter ses livres dont le dernier : Ma cinquième saison. Le temps de dire qu’elle existe en tant qu’auteure. En tant qu’elle-même.

Et je serai fière de m’asseoir à ses côtés, au stand de l’Association des auteurs et auteures de l’Outaouais.

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