Aucun message portant le libellé Jacques Lamarche. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé Jacques Lamarche. Afficher tous les messages

jeudi 29 janvier 2026

Vingt ans ans plus tard, je suis encore à les trier.

Ça a commencé en 2006, à sa mort.
En fait, ça a commencé bien avant, en 1963, quand il avait 40 ans, à Lévis.
Peut-être même quand il a écrit des lettres à sa fiancée en 1947.
Ça devait germer, ça devait être en gestation depuis longtemps.

« Ma vie a été décidée bien avant ma naissance »  
Le ciel de Bay city, Catherine Mavrikakis

Il a suffi d’un premier livre, un essai sur le Mouvement Desjardins. Par la suite, à ville Saint-Laurent, au lac Simon, à Saint-André-Avellin, il n’a pas cessé d’écrire. Des biographies, des romans, des manuels scolaires, d’autres essais, des articles de journaux, des opinions du lecteur, des éditoriaux. Il a rempli des formulaires, des demandes de subventions. Il a signé des contrats. Il a fait des recherches, il s'est intéressé à l'histoire, à la Petite-Nation. Il a acheté un journal. Il a fondé une maison d’éditions.

Tout seul au début. Puis son épouse Michelle Deguire, ses enfants Serge et Claude l’ont suivi dans cette aventure du journal et des éditions. Michelle tapait, corrigeait, Serge écrivait, comptait, Claude montait, collaborait. Elle s’est mise à écrire des romans, elle aussi.

Ce qui fait qu’en 2006, héritière de ses documents et livres, j’ai fait ajouter des tablettes à ma bibliothèque personnelle. J’y ai classé 68 livres de mon père, Jacques Lamarche, et 43 des Éditions de la Petite-Nation qui avaient cessé leurs activités quelques années auparavant.

C'était plein, il en reste encore, ce sont des doublons. 
En rouge, dictionnaires biographiques, qui en veut?

Ça fait 20 ans.

Je ne demeurerai pas éternellement dans ma maison et même si j’y meurs, que deviendront ces livres?
Les jeter? Qu’ils aient de la valeur ou non, les jeter, jamais! Entreposer, oui, mais où? Donner, oui, mais à qui? Ils sont déjà répertoriés dans le catalogue de la BAnQ, mais les livres physiques, eux, qu’en faire?

Avec l’accord de mon frère Serge, on a décidé d’offrir tous les livres : ceux de Jacques, ceux des Éditions et les nôtres à la Société historique de Saint-André-Avellin. Le Musée des Pionniers les abritera dans sa voûte. Le public, les chercheurs, les étudiants, toute personne intéressée aura accès aux 129 livres en en faisant la demande au Musée. Un fichier PDF détaillant le fonds de la famille Lamarche peut être lu sur le site du Musée.

Pour les personnes curieuses, sur mon propre site, j’ai ajouté les pages couvertures des livres qui ont été publiés au cours des années. Comme mon père, je laisse des traces sur le chemin de l’écriture. Plus petites, moins visibles mais satisfaisantes à mes yeux puisque je suis fière d’avoir réalisé le rêve que je caressais à 26 ans : écrire.

Lien vers le Musée des Pionniers, regarder dans nouveautés / fonds Lamarche >>>
Lien vers le catalogue de la BAnQ >>>
Lien vers la bibliographie de Claude Lamarche >>>


vendredi 30 novembre 2012

De l'intérêt pour la généalogie


Même s’ils sont décédés, on n’oublie pas la date de naissance de nos parents. Mon père, Jacques Lamarche, est né le 30 novembre 1922, il aurait eu 90 ans aujourd’hui.  Je n’oublierai jamais non plus ce qu’il nous disait à chaque anniversaire : « je suis né le soir du feu de Terrebonne ». On ne mettait pas cette assertion en doute, sachant pourtant qu’il avait tendance à raconter des histoires ou du moins à les arranger à sa convenance. Et puis un jour, suite à un concours, j’ai eu envie d’écrire sa biographie, j’ai fouillé sur Internet et quelle ne fut pas ma surprise d’apprendre que le feu de Terrebonne avait plutôt eu lieu dans la nuit du 1er au 2 décembre!

Soldats du régiment Carignan-Salières
Mon père aimait beaucoup l’histoire et ce fut tout naturellement qu’il s’est intéressé à la généalogie. Combien de fois ne fallait-il pas se taper ses longs monologues sur les Lamarche, les Deguire et, quand nous sommes arrivés dans la Petite-Nation,  la liste s’allongea vers les Papineau, Major et toutes les familles pionnières de la région.

Jusqu’au jour où j’ai voulu, après avoir écrit la biographie de mon père, écrire la vie des arrière-grands-parents irlandais de ma mère.  Je me suis servie des notes paternelles, de la base de données informatique de mon frère et c’était parti. J’ai adoré les recherches généalogiques. Quelles belles découvertes qui m’ont menée à l’histoire de l’Irlande (via les Bushell et Lynch), de la révolution américaine (via un certain Heinrich Faulstroh, soldat allemand), de la Nouvelle-France (via François Deguire dit Larose, soldat de Carignan et Jean Bricault dit Lamarche, soldat de Carignan).

En amateure, c’est-à-dire sans trop noter toutes mes sources, quoique, devenue méfiante après les dates du feu de Terrebonne (admettez que j'ai de la suite dans les idées!), je vérifiais le plus possible, j’ai accumulé une centaine de noms, puis mille, puis près de 14,000 noms. Pour ce faire, je suis devenue membre de la Société de généalogie de l’Outaouais.

Aujourd’hui précisément, un 30 novembre, date anniversaire de la naissance de mon père, cette Société de généalogie de l’Outaouais ouvre un centre à Papineauville. Mon père aurait été tellement heureux d’y être. J’y ferai acte de présence, non pas en son nom, mais au mien propre parce que maintenant, c’est moi, la fatigante qui monologue sur les patronymes, les descendances et les ascendances.

Liens vers:
Ma petite contribution à la généalogie>>> 
Biographie de JacquesLamarche>>>
Illustration des soldats de Carignan empruntée au site du Gouvernement du Canada>>>