Aucun message portant le libellé Les têtes bouclées. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé Les têtes bouclées. Afficher tous les messages

jeudi 6 octobre 2016

Octobre: mois de récolte

Pendant des années, des douze mois de l’année, ce fut le mois d’avril qui retenait mon attention, qui embellissait mes meilleurs souvenirs, ne serait-ce que parce que je suis née au mois d’avril. Mais depuis quelques années, je dirais plutôt que c’est octobre. Le 7 encore plus particulièrement. Des événements, dont un au moins aurait pu être plus joyeux, mais tous furent forts, marquants.

L’adage qui dit jamais deux sans trois, dans mon cas serait plutôt, cette année du moins, jamais deux sans cinq. Et le mois n’est pas fini.

Un mois de récolte. Abondante cette année.

1er octobre : annonce dans un journal que mon roman Les têtes bouclées est finaliste au Prix Coup de cœur littéraire.
3 octobre : Dans le bulletin de l’Areq Petite-Nation, septembre 2016, Irénée Monfils a écrit un petit billet sur mes deux romans.
3 octobre : nouvelles de l’éditeur au sujet du prochain roman Les têtes dures, rendez-vous pris, le 14, avec la directrice littéraire qui me suggérera des corrections. Révision et peaufinage en vue.
5 octobre : message privé sur Facebook d’une blogueuse qui veut me rencontrer pour ses premiers billets sur Les têtes bouclées, finaliste au Prix coup de cœur. Rendez-vous au téléphone pris pour le 11.
6 octobre, conférence au Centre d'archives nationales de l'Outaouais sur mes recherches qui ont mené à la publication des deux romans.
Si je retourne en arrière, le 7 octobre 2011 : sortie en librairie des Têtes rousses (et biopsie au sein, mon cerveau a plutôt retenu cette dernière nouvelle qui m'ôtait toute envie de  fêter)
Le 8 octobre 2015 : sortie en librairie des Têtes bouclées.

Je ne cherche pas l’explication à cette accumulation de dates autour de mes romans, mais je constate.
                    « Le hasard, ce sont les lois que nous ne connaissons pas. »
Émile Borel 
Et alors que je croyais avoir mis un point final à mon dernier roman et passer à autre chose que l’écriture stressante de fiction, je vois bien que cela ne signifie pas pour autant le point final des livres. Ils ont une vie propre ces petits fruits!

Les lecteurs qui désirent voter — et peut-être gagner 500 $ — pour le Prix Coup de cœur, rendez-vous à votre bibliothèque municipale. Vous y verrez une belle affiche (illustrateur: Christian Quesnel, celui-là même qui a aussi illustré Les têtes bouclées) et les coupons de participation sont déjà rendus, me dit-on.

Personnellement, mon panier de récolte est déjà bien rempli. 

lundi 11 janvier 2016

L'info lettre du distributeur Prologue

Dans mes courriels, une info-lettre qui me ravit.
Pour certains, ce n'est peut-être rien, mais pour moi, c'est beaucoup, parce que la première fois.
Au milieu d'une vingtaine d'auteur-e-s qui, comme moi, verraient très bien leur roman en séries ou en film, j'en suis certaine. Producteurs, vous avez l'embarras du choix.

Merci Prologue.
voir cette info-lettre >>>





vendredi 25 septembre 2015

À mi-chemin entre les lancements
de 1960 et les buzz de 2015

C’est demain le premier lancement de mon roman Les têtes bouclées
J'ai fait de mon mieux, différent de mon père dans les années soixante et bien différent aussi de la génération X, Y ou Z

Faire des listes
Écrire un communiqué de presse
L’envoyer aux médias
Monter une invitation, l’envoyer à ses contacts
Inviter des blogueurs à s’inscrire au service de presse
Voir en partie au service de presse, aller porter des livres, donner des livres, poster des livres
Coordonner la promotion avec l’éditeur
Pour les lancements proprement dits :
trouver le lieu, la date, les personnes ressources
re-contacter l'éditeur, aller chercher les livres
trouver les présentateurs
inviter les gens
s’assurer du petit buffet
penser aux fleurs, mais tellement pas son genre, tant pis, il n’y en aura pas
demander à son frère de prendre des photos
espérer avoir du monde dans la salle

Utiliser son blogue, partager chaque billet sur Facebook
Rester modeste, garder un juste milieu entre assez et pas trop, difficile d'évaluer
Espérer des réponses
Répondre aux courriels
Se préparer aux entrevues, songer à maîtriser sa voix, avoir l’air confiant
Répondre aux entrevues, espérer avoir bien « vendu » son roman, rester authentique
Bien dormir
Demander à une papeterie d’être dépositaire de ses livres pour la région, offrir 20%
Préparer des dédicaces pour ne pas toujours écrire « bonne lecture »
Penser à l’argent : avoir de la monnaie
S’assurer que le livre est bien sorti en librairie
Espérer que la version numérique sorte en même temps (toujours pas à ce jour)
Bien manger, bien s’abreuver. Oublier l’alcool pour quelques jours. Penser à ne pas en prendre pendant les lancements


Cliquer ici pour atteindre l'article>>>
Et point crucial : quel stylo apporter pour les dédicaces? Hésiter entre son préféré et un tout neuf pas trop mal pas trop cher. Choisir finalement le tout neuf, pas trop cher, comme ça si on l’oublie quelque part…

Ce que je n’ai pas fait parce que je n’ai pas 25 ans et je ne suis pas de l’époque des ebooks-autopubliés et des buzzs-sur-les-medias.
Pas de buzz
Pas de Twitter
Pas de rabais
Pas de concours
Pas de bande annonce sur Youtube
Pas de flashmob (je ne sais même pas ce que c’est)
Pas de produits dérivés
Pas d’inscription dans tous les Salons du livre

Et se réjouir du bel 

lundi 21 septembre 2015

Les têtes bouclées: jour moins 6 (ou moins 7, c'est selon)

Petit (et dernier) rappel amical
pour les gens de la Petite-Nation:
lancement au Centre d’action culturel à Saint-André-Avellin,
 le samedi 26 septembre a 15 heures

pour les gens de Gatineau: lancement à la Maison des auteurs 
le dimanche 27 septembre à 14 heures


et pour le reste de la terre: sortie en librairie le 22 septembre 
ou commandez-le chez votre libraire préféré.


N'hésitez pas à partager, à inviter des amis.
J'ai comme un petite crainte d'être seule à ma table de signatures.

En attendant que mes mots moins prosaïques ou moins commerciaux reviennent, 
je vous laisse avec ceux de Victor Hugo:

Rêveurs, tristes, joyeux, amers, sinistres, doux, 
Sombre peuple, les mots vont et viennent en nous; 
Les mots sont les passants mystérieux de l’âme. 

Victor Hugo, Les contemplations.

vendredi 11 septembre 2015

Moins 16 (ou moins 17 c'est selon)

Pour une fois, je suis d'accord, une image vaut mille mots.

Une autre étape franchie.

Bientôt, il ne sera plus mien. 

Il sera parmi vous, distributeur en premier, libraires en deuxième, et lecteurs enfin.

En attendant, peau contre peau. Corps à corps. 

J'ai relu en partie. Distance, Recul. Peut-on croire que j'ai écrit ce texte?

Je le trouve intéressant. Je le lirais avec plaisir si je ne me le rappelais pas tant.

Encore un peu de jours, de préparatifs, de promotion. 

La prochaine fois, ce sera des photos du lancement et je laisserai tout aller, je remettrai le tout entre vos mains. Je rentrerai à la maison et j’écrirai le tome trois.


mardi 1 septembre 2015

Jour moins 26 (ou moins 27, c’est selon)

Septembre. Un mois que j’ai toujours aimé. Du temps de l’école, parce que j’aimais retrouver mes amies. Un mois doux encore pour la température. Un temps pour voyager. Un temps des recommencements. Un mois des rentrées : scolaire, littéraire, télé, cinéma et quelques autres.

Septembre 2015. Depuis plus d’un an, je sais que ce sera le mois où mon roman Les têtes bouclées sera imprimé, lancé, distribué. 

Les 26 et 27 septembre 2015, ce sera jour de lancement. Un double lancement.

Je m’y prépare de longue date. Dès mai dernier, je pensais aux Journées de la culture pour le lancement. Profiter de la visibilité de cet événement. Demander la collaboration du Centre d’action culturelle de la MRC Papineau. La directrice, Émilie Laverdière, en a parlé au comité. Ce fut accepté. Ensuite, j'ai pensé à Gatineau. Lise Careau qui s'occupe de la Maison des auteurs a également accepté de m'inclure dans les activités proposées le dimanche.
Les invitations sont prêtes, elles seront envoyées bientôt. 

J’ai travaillé en étroite collaboration avec les éditions qui ont publié le premier tome Les têtes rousses et celui à paraître, Les têtes bouclées. Coordonner la promotion. 

L’affiche est prête, le communiqué de presse aussi, déjà envoyé à quelques médias. Reste le livre à venir. Hâte de le distribuer, de l’offrir à quelques journalistes et blogueurs. 

Donc le compte à rebours est commencé. 

Malgré le doute, malgré l’hésitation, foncer, continuer. Rester positif. Faire ce que dois. Me faire honneur à moi-même au moins. Être fière, être positive. Être qui je suis, sans chercher à devenir une autre. 

Septembre sera beau.

Des informations circulent déjà sur Internet :

samedi 8 août 2015

Le 12 août, j'achète un livre québécois

Peut-être que ça vous paraîtra prétentieux… mais permettez que je me mette un peu de l’avant.

Donc le 12 août. L’important, c’est de suivre le mouvement. Toute l’année ce serait bien, mais au moins le 12 août. Mon choix personnel, en tant que lectrice, n’est pas encore arrêté. Je me laisserai guider une fois devant les étalages de la Librairie Rose-Marie.

Ce matin, la revue Les libraires (que je lis goûlument, que je scrute scrupuleusement en détail chaque fois que je mets la main dessus et sinon, je me suis abonnée à la version numérique) proposait douze (lien avec le 12 août bien évidemment) livres qui vont sortir cet automne. Je ne fus pas trop surprise de ne pas y voir Les têtes bouclées. Je vous en parle donc. Tiens, mieux, je vous offre l’affiche en primeur.

Même si la parution de mon roman Les têtes rousses date de 2011, il est encore possible de le commander, numérique ou papier, à votre libraire préféré. Quant à la suite, Les têtes bouclées, il sera disponible fin septembre. Il est déjà annoncé chez Prologue. Plus de détails, dont un extrait au bas de ce billet (oui, le même que le 31 juillet pour ceux et celles qui en voudraient bien un nouveau!)

Ce ne sont pas mes deux seuls romans. Si vous êtes curieux, peut-être avez-vous déjà cliqué sur l’onglet «Publications» en haut du blogue. Entre autres, j’ai écrit la biographie de mon père, Jacques Lamarche, un homme une époque. Et Visions de la Petite-Nation dont vous pouvez lire un long extrait PDF gratuitement en cliquant sur la couverture dans la colonne de droite, ci contre ou sur le lien en bas du billet. Deux livres que vous pouvez me commander directement. Les autres sont épuisés, fait trop longtemps que j'écris!

Et ne vous gênez pas pour acheter le roman d’un autre auteur, je ne suis pas jalouse (si, un peu). L’important c’est d’acheter un livre québécois. Ce qui est bon pour un auteur est bon pour tous les auteurs qui, ainsi, peuvent continuer à publier, à être lus.

Et si vous ne parvenez pas à vous décider, lisez les blogues, consultez l’excellent site des librairies indépendantes. 

Tiens, d’ailleurs, une revue aussi, c’est encore chercher à se procurer un livre québécois : Lettres québécoises, Nuit blanche, Moebius, Lurelu

Bons achats, le 12 août ou tous les jours de l'année.

Je vous reparlerai de la sortie des Têtes bouclées en septembre.



dimanche 7 juin 2015

Alea jacta est



Quelques jours à laisser des traces à Sainte-Flavie, lieu devenu pèlerinage pour le camping situé directement sur le fleuve-mer, pour les artistes peintres Gagnon et Desbiens, pour les fruits de mer frais qui font cruellement défaut à mon Outaouais-plutôt-doré-brochet que homard-crabe. Flânerie. Quelques photos par là>>>

Au retour, trois fichiers m’attendaient : 

Un roman de 232 pages, monté pour une auteure qui s’autoédite, à relire et apporter les corrections demandées. En trouver d’autres. Toujours. 

Un autre roman, le mien cette fois, Les têtes bouclées, à relire après que la réviseure ait apporté la dernière retouche. Il y a ceci et cela, je reformulerais. Encore quelques vérifications. Pourquoi ai-je cru que c’était la gare Windsor alors que c’est la gare Centrale? Prendre le risque d’aggraver au lieu d’améliorer? La réviseure m'aide à laisser aller Léopold: il est beau, il est bien, il est prêt à la publication. C'est moi qui ne le suis peut-être pas!

Un bulletin de quatre pages à monter. Je me surprends à reprendre les auteurs. Déformation professionnelle. Plaisir du peaufinage, d’être à la hauteur.

Allez, c'est le temps de laisser aller. Laisser vivre. J'ai fait mon possible. Le mieux que je pouvais. Demain, lundi, tout part vers les imprimeries. Ouf!

Entre-temps, j’ai reçu la confirmation : ça y est, c’est décidé, le lancement des Têtes bouclées se fera le samedi des Journées de la culture, soit le samedi 26 septembre 2015 de 15 heures à 17 heures . Alors, je me suis amusée à monter une page ou deux pour ce roman.

http://www.despagesetdespages.com/lestetesbouclees/index.html



mardi 12 mai 2015

Tadam!
Voici la couverture de mon prochain roman
Les têtes bouclées


Je vous montre (celle-ci est la vraie, celle de Facebook, n'était que l'ébauche)
 et on en parle après.



Les éditions Vents d'Ouest vient de publier son "À paraître" de l'automne.

L'illustration est de Christian Quesnel, un artiste exceptionnel. J'aime tellement tout ce qu'il fait. Après une rencontre d'à peine une heure, il avait déjà compris ce que je voulais. Deux ébauches plus tard, ce fut mon cadeau de Noël. Oui, oui, depuis Noël que j'attends de vous la montrer.
La voici donc. Plus de détails, comme la date et le lieu du lancement, ultérieurement. Un dévoilement à la fois.

En attendant, vous pouvez vous procurer Les têtes rousses ou le relire puisque Les têtes bouclées est une sorte de suite. Il y sera question de la génération 1900-1960, petit-fils de Bridget Bushell et de Denis Lynch.

Site du roman Les têtes rousses>>>
Site de Christian Quesnel >>>

dimanche 15 mars 2015

Traces fraîches

Où ai-je donc laissé des traces ces derniers jours? Comme je porte plusieurs chapeaux, que plusieurs passions m’animent, petit tour d’horizon.
Photographie : Comme je trouvais que mes photos n’étaient pas aussi belles ou claires ou lumineuses que celles d’il y a quelques années, je voulais nettoyer le capteur. Juste avant de faire une bêtise, j’ai eu la bonne idée de demander à un photographe professionnel comment procéder. Sa réponse rapide et précise :
— Tu ne touches pas à ça.
— Mais vous alors, vous pouvez me le nettoyer?
— Je confie ça à des spécialistes.
Fin du nettoyage, mes photos resteront ce qu’elles sont.

Généalogie : Le 19 avril prochain, j’assisterai à une conférence et visiterai l’exposition consacrée aux soldats de Carignan, dans le cadre du 350e anniversaire de leur arrivée (en savoir plus >>>). En tant que descendante de deux soldats de Carignan : Du côté de ma mère : François Deguire dit Larose, compagnie de Saurel et du côté paternel : Jean Lamarche dit Bricault, compagnie de Dugué. Si les Lamarche n’ont pas de regroupement, les Deguire en ont un et c’est avec lui que j’irai. Si ça vous intéresse, consultez la page Facebook  (voir>>>) créée pour les descendants de François Deguire dit Larose.
D’ailleurs, bientôt, j’aurai une petite surprise à ce sujet. Bien hâte de vous montrer.

Voyage : Je devais partir en Floride, le camping était réservé, le motorisé déneigé, les bagages commencés et voilà que le doute et les questions se sont faufilés dans mes nuits. Ça ne me tentait plus : de surveiller la météo pour m’assurer de la chaussée sèche les deux premiers jours, de rouler onze heures d’affilée pour atteindre la chaleur le plus vite possible, de laisser les travaux de la maison en plan, de chercher des campings lors du retour, de devoir réserver parce que tout est plein en janvier-février-mars, de rester plantée au même endroit, tout ensoleillé soit-il, pendant cinq-six semaines, simplement à attendre que l’hiver finisse. Voyager pour moi, c’est voir des paysages différents, être dans la nature, camper sur le bord d’un cours d’eau, marcher, pédaler, faire un feu le soir. Pas me dépêcher, pas voir du monde, entendre de la musique. Pas tous les jours en tout cas.
Donc, je suis restée. Et je ne le regrette pas.

Lecture : J’ai lu avec un grand plaisir Papillons d’Annie Loiselle (éditions Stanké).
Un style très à la mode depuis quelques années : parfois un mot pour une phrase, parfois une ligne pour un paragraphe, parfois une page pour un chapitre. De très rares dialogues. Même David Foenkinos dans sa Charlotte (Prix Renaudot 2014) a succombé à la tentation de ce style vif et incisif. Une musicalité et un rythme différents. Papillons, donc, l’histoire de quatre femmes : la mère et ses trois filles à la mort du mari-père. Leurs amours, leurs relations, leurs pensées, leurs présents et leurs chemins.
Deuxième lecture : Monstera delicisosa de Lynda Dion. Un roman court, vraiment court qui aurait pu être une longue nouvelle suivie de quelques autres. Je n’ai pas compris l’illustration de la couverture, pourquoi pas cette plante envahissante, ce faux philodendron qui sert de propos au roman? Mais comme j’avais aimé La maîtresse et dévoré… La dévorante, j’étais devenue une inconditionnelle. Le suis toujours malgré ma déception : j’en aurais voulu plus. Encore. L’auteure cultive elle aussi le style un mot - une phrase - une page. Ce qui donne vraiment du « punch » au texte. Un dynamisme, une énergie qui va droit au but, qui va direct au cœur.

Écriture maintenant, que je gardais pour la fin parce que c’est ce qui m’a procuré le plus de plaisir ces dernières semaines : la révision de mon roman Les têtes bouclées. Pour la première fois, la correction ne m’a pas menée sur le chemin du doute sur mon talent, de la mésestime de moi. Au contraire, comme un escalier dans lequel je montais, vers un grand ciel bleu, vers du meilleur. Grâce à ma réviseure, je dois le dire. Par ses remarques, ses suggestions, elle a su me montrer le chemin de l’amélioration, du peaufinage. Une route joyeuse, sans embûches. Que du plaisir.
De plus, en allant au Salon du livre de l’Outaouais, j’ai pu discuter avec le responsable du montage et nous avons convenu des dates à venir. Donc, du concret, du réel, du cette année, du bientôt.


Voilà donc les traces laissées ces derniers jours. 

vendredi 23 janvier 2015

De la révision du manuscrit
Les têtes bouclées

Petite pause de corrections des Têtes bouclées (prochain roman à paraître à l'automne 2015 pour ceux et celles qui ne le savent pas).

Quand c’est rendu que tu veux redevenir le professeur que tu as déjà été plutôt que l’élève que tu ne cesseras jamais d’être, il vaut mieux arrêter, reposer tes neurones. À l’étape où j’en suis, c'est-à-dire relire posément les suggestions de la réviseure-directrice-littéraire (avec qui je m’entends super bien, que je respecte, que j’admire, faut-il le mentionner) et les appliquer ou non, c’est une perte de temps de vouloir lui expliquer, à distance qui plus est, comment je pense, comment j’ai construit mon roman. La phrase qui est en train de devenir un classique chez les auteurs : « si la réviseure n’a pas compris, le lecteur ne comprendra pas ». Et comme, au moment de la lecture, l’auteur n’est pas là pour expliquer comment il a raisonné au moment de l’écriture... Maladroit, reformuler, transition. C’est imprécis à la page 174, ce n’est pas à la page 182 qu’il faut lire l’explication. Et le lecteur, lui, ne sait pas que telle phrase est écrite parce qu’il y aura un lien dans le tome 3. Il n’a pas à le savoir. 

Alors, tu laisses l’ancien prof de côté, son orgueil compris. Tu redeviens l’élève qui doit recommencer son devoir. Penser autrement, recomposer ta petite musique, avec les mêmes notes, mais de façon plus harmonieuse. Trouver les fameuses transitions manquantes et en trouver des pas trop clichés.

Avant de sombrer dans le doute, prendre une pause. Ne pas lire surtout ni roman québécois ni aucun, même pas un de ces mauvais dont parle souvent Dany Laferrière. Reste concentrée. Et puis, si l’impatience te venait, regarde la couverture. Si belle, si réussie. Regarde le contrat signé. Pas de quoi déprimer, c’est certain. Encore un peu de temps et tu vaincras.

Ne pas t’attarder au fait que tu es une femme et que ton personnage principal est un homme. Ce n’est pas ce que tu avais prévu quand tu as commencé cette histoire, mais maintenant, il est là, il s’est imposé. Il aura la voix qu’il aura, il s’en est satisfait, lui, pourquoi pas toi ? Ne pense pas au lecteur qui le remarquera sûrement, ça le dérangera peut-être, peut-être non. Tu n’es pas Flaubert qui a réussi sa madame Bovary, et alors, tu n’as pas à l’être. Pense à la couverture que tu aimes tant, laisse-la t’inspirer. 

Cesse d’être avocat du diable. Utilise tes neurones pour trouver de nouvelles scènes. Allez, courage, tu as connu tellement pire. Le plus facile est derrière toi, certes : les fautes d’orthographe disparues, les rares anglicismes ont été vus et corrigés lors de la deuxième version, la déficiente concordance des temps et l’accord des participes passés sont moins flagrants qu’au premier roman et donc rapidement corrigés ? L’émotion a l’air de passer puisqu’il n’en fut pas question. Tu es passée du point A au point B. Encore un peu de temps, encore un peu d’efforts et tu te rendras au point C.

N’aimes-tu pas jouer avec les mots ? Va faire ce que tu aimes le plus : écrire. Bon, d’accord, c’est plus difficile de réécrire, mais ce n’est finalement qu’un déplacement des mêmes vingt-six lettres de l’alphabet ! Et puis, c’est une histoire d’amour, une relation père-fille. Ça te va comme un gant. Il suffit que tu joues avec les blocs et que tu les déplaces un peu, que tu y mettes de l’ordre. Pas l’ordre que tu as dans ta tête, en ordre pour que le lecteur, tous les lecteurs comprennent ou au moins se retrouvent un tant soit peu dans l’histoire, peu importe comment ils pensent, de quel sexe ou de quel âge ils sont. 

Bon, ça va mieux, la pause est finie ? On y retourne?

lundi 1 décembre 2014

Ce sera Les têtes bouclées


Pour la vraie couverture, il faudra patienter quelques mois.
Le 28 novembre 2014, une date à retenir : mon blogue a six ans? Non, qu’importe. Deux jours avant la date anniversaire de mon père qui aurait eu 92 ans? Non, pas ça. J’ai attendu en décembre pour l’annoncer parce que j’attendais le calendrier d’échéance pour vous en dire plus. Confirmation ce matin.

Donc, tatadam… certains l’auront déjà deviné… c’est ce jour-là que j’ai reçu un courriel de l’éditeur de Vents d’Ouest m’annonçant que mon roman, Les têtes bouclées, sera publié. 

Joie. Borborygmes. Soupirs. Grand sourire. Fête.

Compte à rebours commencé. Noter les dates, les prochaines étapes. Rencontrer la réviseuse qui me suggérera des transitions, des améliorations pour assurer une meilleure continuité, surtout dans le dernier tiers. À l’avance, ayant confiance, je dis oui à tout. Je verrai point par point lors de la réécriture. Je vérifie quand même, j'ouvre mon fichier, je cherche les chapitres. Ah ! oui, peut-être que je pourrais développer ceci et cela. Mais j’accepte l’aide. Je voudrais un déclic, sentir la même émotion que lorsque Bernadette Renaud m’avait suggéré une scène-pivot pour mon premier. 

La couverture : j’y pense depuis longtemps. Je la veux différente des Têtes rousses. J’ai déjà le nom du dessinateur en tête. Lui demander, envoyer un courriel, prendre rendez-vous. Le dire? Puis-je? Il n’a pas encore accepté. Le nom a été soumis à l’éditeur qui a dit oui tout de suite. 

La publication : octobre 2015. C’est loin, mais je m’en doutais, c’était le cas également pour Les têtes rousses

L’éditeur m’a parlé de la suite du roman. Il y a quelques semaines, je voulais tout lâcher, me contenter d’écrire un long et dense épilogue au tome 2. Arrêter là le suspens, la tension, le devoir, l’obligation, la discipline. Juste vivre et me faire plaisir. Mais voilà, la promesse de publication, la possibilité d’une trilogie m’incite à la réflexion, me motive. Me fait croire que j’en suis capable. 

Et puis, ne pas essayer de tout régler la première semaine. Ni anticipation, ni projection. Ni même de comparaison avec Les têtes rousses, sinon, les dates du 7 octobre et  du 2 décembre 2011 vont revenir me rappeler des jours plus sombres qui avaient gâché un peu beaucoup la sortie de mon roman d’alors. Goûter chaque moment et me réjouir de pouvoir les vivre, un par un, une étape à la fois et continuer de vivre mes trois rêves: lire, écrire, voyager.

Pour l’instant donc, l’annoncer. 

C’est fait.