lundi 20 juillet 2009

Jaquettes de films

La première fois que j’ai été chercher un DVD au marché d’alimentation (vivre à la campagne = pas de club vidéo = quelques DVD au marché d’alimentation), je venais tout juste d’acheter un lecteur de DVD après avoir résisté longtemps à cette nouvelle technologie. Il m’a fallu le livre d’instructions pour savoir comment le mettre en marche. Clique ici, pèse sur ce bouton, je n’étais même plus certaine que les fils étaient bien connectés en arrière. Je ne vois que des onglets en anglais, j’ai cliqué sur « play » et le film n’était (évidemment) qu’en anglais. Après quinze minutes et relais à ma coblogueuse qui ne réussit guère mieux que moi, je retourne le DVD et je leur dis que le film est en anglais. Heureusement la caissière, derrière son grand sourire, a compati et m’a expliqué qu’elle aussi, la première fois… bref qu’il fallait que je trouve le « language » et que je choisisse le français. Retour à la maison, ai fini par trouver.

Depuis lors, il m’arrive quelquefois de louer des films, donc je regarde les titres qui nous sont offerts. Pas un grand choix, mais là n’est pas mon propos. J’ai entendu un titre de film à la radio, j’en ai lu un dans un journal, j’ai envie de voir le film, je cherche d’après ce titre qui bien sûr a été mentionné en français. Il faut parfois que mon cerveau fasse des pieds et des mains (je sais l’image n’est pas très appropriée, mais je la trouve comique : un cerveau qui fait des pieds et des mains !!!) pour trouver le titre recherché.
Je ne comprends pas qu’au Québec, au pays de la loi 101, au pays de notre langue toujours menacée d’assimilation, malgré les efforts, les gains, les reculs et les accommodements, qu’on accepte que les jaquettes soient à première vue unilingue anglaises. Souvent en petit, souvent en bas, le titre en français vous le cherchez en titi. Au dos, quelquefois le résumé en français, pas toujours. Les jaquettes de films ne doivent-elles pas répondre aux règles de l’affichage: le français plus gros et en premier? Au temps des cassettes vidéo, les producteurs (sont-ce les producteurs les responsables des jaquettes?) se donnaient la peine d'en faire imprimer une en français et une en anglais. Sous prétexte que le film est en trois langues sur un même DVD, en quoi ça change la règle?

J’ai déjà écrit une lettre à l’Office de la langue française et même directement à Pauline Marois à ce sujet. Lettre restée sans réponse évidemment. Copie envoyée également à des journaux. Je crois bien qu’elle n’a jamais parue. Pourtant, ça ne se peut pas que je sois la seule à l’avoir remarqué. Petite recherche sur Google me fait presque croire que je suis la seule à vouloir m’en plaindre. La seule à trouver inadmissible cet anglais (le titre surtout) qui nous saute aux yeux. Je ne discute pas sur le choix de la traduction du titre, je laisse cette question à d’autres. Et je ne suis pas en France pour accepter sans rien dire tout cet anglais qu’on m’impose. Je veux simplement voir le titre en français en premier, ou au moins (accommodement raisonnable avec qui?) aussi gros que le titre en anglais.

À qui faut-il s’adresser?

2 commentaires:

  1. Je suis du même avis que toi. Ce qui m'exaspère encore plus ce sont les jeux vidéo non traduits... mais ça, ce sont une autre paire de manches...
    Certains te diront que la jaquette est souvent disponible en français... au verso de celle en anglais (réversible). Mais ce n'est pas ce qu'on voit en premier...
    Alors je ne sais pas où on peut adresse une telle demande...

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  2. Allie: les jeux videos non traduits, pas certaine que ce soit une autre paire de manches, peut-être la même chemise: mangue de réglementation, manque d'effectifs, manque de volonté politique.

    En tout cas manque d'organisme à qui s'en plaindre.

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