mardi 5 janvier 2010

Compétences moyennes

Ce matin, j’ai lu un article d’André Magny dans cyberpresse.ca. Comme je connais un peu le sujet, j’ai trouvé que le texte ne justifiait pas le titre — Le pari de publier à son compte —, et vice versa. Un peu décousu comme texte, une liste de noms tout au plus.

Je me suis alors demandée si je faisais mieux. Peut-être que oui, peut-être que non. Ce qui est certain c’est que je ne suis pas journaliste publié à Cyberpresse. Je suis mon propre patron, mon propre juge, — et espérons moins jugée puisque moins lue—, est-ce à dire que je peux me permettre de dire n’importe quoi, n’importe comment? Est-ce que moi aussi, je vais à gauche et à droite?

En ce début d’année, j’ai consulté mon agenda pour me remettre au travail : dépliant, brochure, mise à jour de sites Internet. Mais à quoi suis-je bonne? Je ne peux pas tout savoir. Je ne peux pas tout faire. Dans les limites de mes compétences, que puis-je améliorer? Avec tous les jeunes graphistes, blogueurs, webmaîtres qui poussent nombreux et fort, je parviens tout juste à me maintenir à flot, c’est déjà beaucoup. Certains jours, il me semble avoir fait le tour, être allée au bout de mon savoir et de mes possibilités.

Maintenant que je ne travaille plus pour un patron qui me disait quoi faire, il est plus difficile de faire la démarcation entre le professionnel et le personnel. Le castor déplumé a lui aussi établi cette règle, dit-il. Dans les sites Internet, les dépliants, les brochures, les affiches que je réalise, pas de problèmes, rien de personnel ne transparaît, mais dans un blogue? Néophyte en écriture web, j’y vais de manière plus personnelle. En mélangeant les genres.

En bout de ligne, pour ne pas avoir l’air d’une vendeuse de tableaux, de sculptures ou de manuscrits, et surtout parce que je me suis laissée prendre au jeu de glisser vers plus personnel, je crois bien que ni mes sites Internet ni mon blogue ne seront jamais dans les top 50 du marketing.

Mais est-ce le but? Au départ, je dois avouer que oui, en bonne partie. Pas être dans les palmarès mais que le blogue soit un complément au site, comme un site est un complément au dépliant, à l’affiche au bord du chemin, à l’article dans le journal. Bref un instrument de promotion. Fait longtemps qu’il en est loin, qu’il a pris un autre embranchement.

En regard des résultats, est-ce dire que j’ai manqué mon coup? Est-ce à dire que je dois remettre en cause mes compétences et avoir l’impression d’avoir tout juste la moyenne en matière de rédaction et de graphisme?

Comme cet article lu ce matin : moyen. Bof, je n'ai jamais été première de classe! Toujours fait de mon mieux par contre. Comme André Magny probablement.

(photo: affiche sur le bord de la route)

3 commentaires:

  1. Je ne sais pas quels étaient tes objectifs avec ton blogue... C'est sûr que si tu voulais te faire connaître comme graphiste, ce n'est peut-être pas le meilleur moyen (quoique tu as réussi à avoir un modèle de blog très original).

    Perso, j'ai commencé le blog pour me faire connaître un peu en tant qu'écrivaine, pour me créer un réseau, pour habituer tout le monde à ma plume... Peu à peu, je me suis fait des amis, mes connaissances se sont mises à consulter mon blog pour avoir de mes nouvelles (parce que sinon je suis du genre sauvage), je m'en suis servie pour m'épancher... Et ces évolutions-là ne me déplaisent pas du tout.

    Bref, faut juste savoir ce qu'on veut je pense.

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  2. Je veux tout et le lendemain son contraire! À viser partout, on n'atteint rien, je suppose. Pas grave, l'important c'est que j'aime. Comme j'aimais l'école même si je n'arrivais que treize ou quinzième.

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  3. Je fais mien vos propos.

    à moins d'abuser du Web 2.0 comme cette campagne de promotion du vélo en ville sous le couvert d'un blogue d'adeptes précédant l'arrivée du Bixi à Montréal.

    Lorsque j'ai publié mon premier livre, mon éditeur donnait ce conseil: Consacrer au moins 10 minutes par jour à la promotion.

    J'ai toujours eu peur de partir un blog. Si je le faisais avec un seul objectif, allais-je être capable de le nourrir? J'ai été journaliste pendant 12 ans, et je sais ce que veux dire publier de la «nouvelle».

    En voulant se consacrer à un seul sujet, on ne peut que «déraper». Me consacrant d'abord aux Moufettes, puis à d'autres sujets reliés à l'écriture, je me suis aperçu des limites: le jour où j'ai «pété ma coche». Le cœur parlait davantage que la tête.

    J'ai donc changé le nom de mon blogue. Pour me sentir plus libre. Et j'en arrive aujourd'hui où j'ai des tentations «plus personnelles» si je puis dire.

    Mais je ne suis pas prêt à franchir la ligne. Et je ne veux pas écrire de chronique. Trop proche de mon ancienne vie.

    Actuellement, j'ai envoyé un manuscrit. Je suis fébrile plus que jamais et plus d'inspiration du tout. Vidé.

    et honoré d'être cité. Merci!

    (J'viens d'écrire mon billet, moi..)

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