vendredi 12 novembre 2010

Et puis après?


Tu sais que tu veux, c’est un début. Tu sais de quoi tu veux parler. Tu ne connais pas tous les détails, mais tu as tes personnages, l’époque, le lieu. Tu sais que c’est la suite de la précédente histoire qui va se publier bientôt, tu ne sais pas si l’éditeur voudra une suite, mais toi, tu sens que ça va de soi.

Tu as cherché longtemps l’angle, le point de vue, le narrateur. Tu as résisté parce que tu aurais voulu que ce soit une femme l’héroïne, mais voilà, c’est un homme qui s’est imposé. Relation père – fils. Difficulté d’être père. Un roman psychologique, un portrait, une vie, ce que tu aimes raconter. Faudra jouer serré, mais tu t’en sens capable. Tu jongles avec les étapes, tu réfléchis souvent, surtout pendant certaines nuits d’insomnie, à la montée dramatique, au point climax, au paroxysme, à la confrontation finale.

Tu décides d’écrire le résumé et voilà qu’en une page, tu as tout raconté.

Et soudain, déjà, le doute, la question : et puis après?

J’en suis là.

8 commentaires:

  1. Les histoires, on ne les décide pas. Elles arrivent. Se produisent d'elle-même. Bonne continuation.

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  2. C'est ça mon problème... que j'espère temporaire, je ne sais pas ce qui vient après? Va falloir que je me trouve des scènes, que je divise, multiplie, additionne, trouver des étapes. Je croyais l'histoire toute montée avec le début et la fin. Il me manque le milieu. Juste quelque 200 pages!

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  3. Heu... pourquoi un si long milieu? Peut-être que cette histoire demande à être centrée sur sa fin.

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  4. Bonne idée, alors petite introduction, présentation, mise en situation d'un vingtaine de pages et bang je saute à la confrontation père -fils en 200 pages??? hihihi!

    Peut-être que ça finira en nouvelle mon histoire?
    Peut-être que ça demande de mijoter encore un peu?

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  5. Peut-être que ça demande à être écrit sous forme de nouvelle avant de pouvoir engendrer un texte plus long. M'est arrivé.

    Écrit ce qui demande à sortir sans te poser de question.

    Les gens se posent toujours trop de questions. C'est bon de réfléchir, mais rendu à un point, il faut simplement agir, en ayant confiance que toutes nos réflexions vont nous habiter inconsciemment et guider nos pensées et nos actes.

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  6. @ClaudeL : Surtout en littérature générale, il se publie beaucoup de roman de 20 000 mots environ. Ce qui fait à peu près 35 pages word à simple interligne.

    La confrontation père-fils, si elle est complexe et doit être entrecoupée de scènes nous la présentant, tiendra peut-être dans ce format.

    Écris et tu verras ce qui sort! :)

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  7. Tu as tout raconté en une page ? Maintenant, tu broderas, tu te conteras une histoire, et tu nous en conteras en même temps, tu broderas, tu inventeras et tu feras surtout une longue bio de chacun des personnages et pendant que tu l'écriras, tu ne pourras plus te contenir et tu te laisseras aller.

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  8. C'est bien ce que je compte faire... quand je vais m'y mettre!

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