samedi 6 février 2016

Katherine Pancol a bien raison

Quelle obsession quand on écrit!
On devient fantôme dans sa propre vie. Le quotidien est blanc, flou, vague, la version couleur est ailleurs. Dans le monde imaginaire qu’on construit.
Katherine Pancol,
dans son blablablog

16 heures, je lis, livre papier pour que mes yeux ne soient pas rivés sur des écrans douze heures par jour. Mais en lisant, des phrases s’interposent. Je me lève et j’écris.

4 heures du matin, je me réveille. Et arrivent, pressés de ne pas se faire oublier, mes personnages. As-tu pensé au nom de mon chien dit l’une. Et comment tu fais pour meubler deux maisons, me rappelle l’autre. La petite voix de la dormeuse essaie de les faire taire : Om Namah Shiva, Om Namah Siva. Respiration, expiration, bâillement. 

Pourtant l’autre, tout le jour, elle mange, elle sort, elle pellette, elle marche, elle jase, mais comme simple passagère. Derrière la façade, la conductrice, elle, manœuvre et rame ailleurs.

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