dimanche 25 juin 2017

Crustacés, mer et romans

Lectures de Claude Lamarche
Après la mer et le homard du Maine, j’ai longé les rives qui mènent au Nouveau-Brunswick. 

Dans mon site de voyages et d’escapades (lien à la fin de ce billet), que je suis en train de modifier pour le rendre plus au goût du jour, ce qui peut prendre un peu de temps étant donné les quelque 80 pages à reprendre, je donne des informations pratiques, je raconte ce qui peut intéresser des voyageurs, des caravaniers. Ici, dans un blogue qui ne se limite pas aux voyages, je note plutôt des impressions, j’ajoute d’autres détails. Comme si je m’adressais à un lectorat plus large. À qui veut bien lire en fait.

Donc, ces douze jours au bord du fleuve, des rivières et des baies, ça ressemblait plutôt à des vacances. Mais pas de celles qu’on prend quand on travaille toute l’année. Plutôt comme celles qu’on prend quand on a le temps, mais sans vouloir aller loin, aller vite. Découvrir un peu de nouveau, oui, mais aussi retrouver nos endroits préférés. Comme si on allait prendre des nouvelles de la parenté. Ne sachant pas trop quand on les reverrait la prochaine fois, non parce qu’eux disparaissent, mais parce que nous, nous n’avons plus les mêmes envies. De moins en moins envie d’aller ailleurs. On est bien chez nous. Par contre, disons qu’en juin, cette année surtout, avec toutes les mouches noires qui, gourmandes et voraces, nous assaillaient, le petit vent du large nous a fait le plus grand bien. 

Et puis en juin, malgré que certaines activités ne sont pas offertes, comme le Pays de la Sagouine, il demeure plus agréable de voyager qu’en juillet ou août : moins de monde sur les routes, plus de places dans les campings, et surtout moins chaud. À un ressenti de 30 degrés et plus, je préfère ma piscine. Il a fait relativement beau, seuls les deux derniers jours, les nuages crachaient leur pluie forte pendant dix minutes et s’en allaient ensuite déverser leur colère dans la région voisine.

J’ai pu manger du poisson (comprendre frais) et des fruits de mer à mon goût. J’ai lu aussi. J’ai terminé Celle qui fuit et celle qui reste, le tome 3 de L’amie prodigieuse d’Elena Ferrante. Malgré mon peu d’intérêt pour les batailles ouvrières de l’Italie des années soixante, j’ai beaucoup aimé suivre l’évolution des deux amies, différentes et semblables à la fois, qui s’aiment et s’haïssent, qui s’évitent tout en pensant toujours à l’autre. 

J’ai beaucoup souri et même un peu pleuré en lisant Demain, j’arrête, de Legardinier. L’auteur est un homme, mais il a très bien réussi à dépeindre toutes les petites pensées d’une femme amoureuse. Et ce n’est pas son seul talent. 

Et une autre histoire de couple, Le mec de la tombe d’à côté. L’auteure Katarina Mazetti a utilisé une technique que j’admire : donner la voix à chacun des personnages pour le même événement. Un chapitre elle, un chapitre, lui. Contrairement au livre précédent, le couple ne résistera pas à leurs différences.

Le retour fut d’autant plus facile que les nuages noirs ont mis leur menace à exécution. Finalement, après le blanc des vagues, le brun des plages sablonneuses ou rocailleuses, le rouge des crustacés succulents, je reviens aux verts de chez nous. Pour tout l’été.

Pour l’album photo au complet, voir le site de voyages >>>

4 commentaires:

  1. Les photos sur le site de voyage sont magnifique à la rubrique accueil en construction. J'y ai pris quelques notes, car nous allons à l’île du Cap-Breton en août en passant, au retour, par le N.B. Décidément, vous lui faites la vie dure à votre Roadtreck.

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    1. Réjean, comme je change mon site, les photos du haut seront pleine largeur, ce qui donne un bel effet aux photos. C'est le Roadtrek qui nous fait la vie dure, snif! Le climatiseur, je soupçonne que c'est l'ancien propriétaire qui a dû l'utiliser beaucoup étant donné qu'il allait au Mexique chaque année. Quant au chevreuil, il l'a un peu trop aimé notre Roadtrek. Reste le pit à feu, là, j'avoue que j'ai été un peu négligente, trop pressée de changer d'emplacement.

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  2. Oui une belle série de photos. Je m'ennuie de la route à vous lire, toi et Réjean.

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    1. Quand j'arrêterai, ce n'est pas de la route dont je m'ennuierai le plus. J'aime bien rouler, mais de moins en moins sur les autoroutes et de moins en moins longtemps chaque jour.

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