vendredi 31 juillet 2009

Après la pluie le beau temps, après (et avant) les corvées, les plaisirs

Le matin en me levant, je me dis : «aujourd’hui je fais ceci et cela. Une petite heure sur Internet et je m’y mets». Évidemment, l’heure est vite passée. Ce matin, encore, j’ai résisté pour ne pas commenter le billet de ysengrmius auquel Venise a fait référence. Fort intéressant par ailleurs et où j'ai compris que mon blogue était du genre hybride : un mélange entre opinions, impressions, réactions et récit (pour pas dire racontages!).

Je dois aussi me faire violence pour ne pas me laisser prendre par les messages des deux forums qui m’intéressent (camping et généalogie), sinon, j’y passe deux heures facilement. Un peu tout de même pour me faire plaisir. Comme on se fait plaisir avant de remplir une tâche qui nous tente moins. J’avoue que je me fais plaisir avant… et après la corvée !

Tout de même aujourd’hui, malgré un début chancelant, j’ai réussi à mettre un point final à une de mes corvées : mon manuscrit.

Cet après-midi, ma coblogueuse m’a aidée à transférer mes corrections sur mon ordinateur : «tel paragraphe, telle ligne, tu enlèves tels mots et tu les remplaces par… c’est quoi ces pattes de mouche? » Je l’aide parfois en lui disant mes impressions au sujet de son tableau, — ce qu’elle aime rarement—, mais elle doit être masochiste, ou elle a confiance en mon jugement parce qu’elle me le redemande presque à chaque fois ! Donc, elle m'a rendu la pareille en m'aidant aux corrections de la nième (j’ai arrêté de la compter à quatre) version de mon manuscrit.

En l’envoyant, les doigts croisés, à la directrice littéraire qui s’y intéresse depuis plus de deux ans, j’ai regardé la date du dernier courriel échangé : 19 mai. Donc un peu plus de deux mois pour réviser près de 300 pages. Pas si mal. Je devrais me sentir en vacances, non? Pas vraiment puisque j’y suis allée à petites doses, sans trop d’efforts. Mais sérieusement quand même. J’ai promené mon bateau sur bien d’autres rivières entre temps. Il suffit de lire mes billets pour voir dans quelles eaux j’ai navigué depuis mai.

Donc, après un souper sur la galerie, trois kilomètres en vélo, un petit feu à l’extérieur, question de profiter du beau temps enfin, je peux me permettre une autre heure de petits plaisirs, genre tournée des blogues.

Celui d’Andrée Poulin sur les petites foufounes des enfants chinois : à découvrir.

(Photo personnelle de l'auteure)

5 commentaires:

  1. Bonjour Claude,
    Merci de m'avoir fait découvrir Ysengrimus. Quelle plume élégante! Et quelle analyse fascinante sur les blogues. Ça me donne envie de continuer le mien... malgré le temps que ça bouffe à la "vraie" écriture (traduction: au manuscrit en cours).
    Bonne chance avec votre manuscrit envoyé.
    Andrée

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  2. J'envoie des ondes positives pour ton manuscrit.

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  3. Andrée: c'est Venise du Passe-mot (http://passemot.blogspot.com/) qui en a parlé d'abord, mais puisque c'est "passe-mot", voilà le mot est passé!!! J'espère bien que vous allez continuer le vôtre, Vos expériences sont très intéressantes.

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  4. J'adore voir le mot se passer sous mes yeux !

    Pour votre manuscrit, c'est un grand moment quand même, une étape. Tellement d'étapes dans la construction d'un livre ! J'ai hâte à la suite, on suit la vie d'un livre comme celle d'une personne.

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  5. Venise: quant à suivre la vie de mon manuscrit (qui j'espère deviendra livre), en effet c'est comme celle d'une personne: vous n'en savez que des petits bouts. Un jour peut-être, comme Christiane Rochefort, y aurait-il le livre du livre. Une saga en soi.

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