dimanche 12 avril 2026

Laisser des traces, c’est se préparer des souvenirs.

Avril, c’est le retour des bernaches, c’est la fonte des neiges, c’est le mois de ma naissance, c’est le mois où je sors mon vélo.

C’est le retour des « snow-birds. Pour moi, plusieurs fois. De Myrtle Beach pendant plusieurs années, de Clewiston (Floride), au moins quatre fois.

Pour la première fois depuis... depuis... 50 ans je dirais, je n’ai pas renouvelé mon passeport. Je n’ai plus de véhicule récréatif depuis quatre ans. Et plusieurs raisons de ne plus voyager qui ont plus affaire au corps qu'à l'esprit. Et c’est très bien comme ça. Souvenirs oui, nostalgie, non.

Vue aérienne du RV Park Okeechobee landings, Clewiston, Floride

Alors ce matin, en lisant les commentaires sur la page Facebook d’Okeechobee landings où j’ai séjourné : un mois en 2014, un mois en 2017, 4 mois en 2818-2019, 4 mois en 2019-2020 et un mois en 2021, je me suis revue.

1- Dans ma caravane les trois dernières années. Quatre ans déjà. J’ai revu Andrée, Richard, Le Brave, les voisins proches.
2- En face, de l’autre côté de la clôture qui encercle le RV parc, un figuier. Tous les matins, bien assise dans une chaise longue, à lire ou à écrire, je levais la tête, je le regardais. Il me fascinait. Tant de racines enchevêtrées. Toute une vie à raconter.
3- Chaque jour, souvent deux ou trois fois, je partais en vélo, je faisais le tour du RV parc. Je m’arrêtais près du “lac” si tué au milieu du parc, sur le petit terrain vacant où j’aurais bien installé un banc. C’aurait été mon banc. À défaut, je m’arrêtais quelques minutes, je descendais de mon vélo, je guettais l’alligator, le cormoran, l’iguane et la tortue.
4- Si faire le tour de tout le parc en vélo ne satisfait pas mon envie d’exercice, je sortais du RV parc, je traversais la très passante 28 et je me rendais au bord du lac Okeechobee, je longeais le petit parc où je pouvais m’installer quelques minutes à une table à pique-nique et observer les bateaux de pêcheurs. Et surtout la faune volatile. Ou encore emprunter la longue piste cyclable vers l’est ou vers l’ouest.
5- Club house et piscine: le lieu de toutes les rencontres sociales, lors de happy hours, de fêtes, de repas, de spectacles. J’ai revu Lyse, Renée, Ginette, Serge, France, Denise et tellement d'autres dont on oublie les noms, mais pas les sourires.

Cette semaine, au Québec, chez nous, avec un 6 au lieu du 5, c’est certain, je sors mon vélo et je commence à gratter le terrain. Et je vais à mon club de lecture pour parler du livre Au pays du désespoir tranquille de Marie-Pierre Duval où il est question de trouble dépressif. En avril, je ne serai jamais dépressive. Et si je ne voyage plus, j’ai tout plein de souvenirs qui me rendent le sourire si tant est qu’il avait disparu quelques jours, comme un petit nuage noir qui passe.

Pour voir ou revoir toutes ces fois où avril signifiait le retour au Québec >>>

2 commentaires:

  1. Les meilleurs souvenirs sont ceux que l'on porte en soi.Tu en as plein, c'est merveilleux. Un beau printemps t'attend ici, c'est ça aussi qui est merveilleux dans ce pays de froidures.
    CDM

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  2. Que de bons souvenirs Claude,salutation à toi et à Louise

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Les anonymes: svp petite signature