mardi 6 octobre 2009

Twitter en anglais

Hier matin, lundi 5 octobre, j’écoutais Christiane Charrette à Radio-Canada. La partie où les invités donnaient la liste de leurs préférences sur Twitter m’a vivement intéressée. Ça me donnait le goût d’y adhérer, moi qui commence à fréquenter un peu plus assidûment Facebook parce que j’y rencontre certaines personnes qui ne viennent pas nécessairement sur mon blogue. Je me demandais si j'allais résister aussi longtemps que j'ai résisté à Facebook. Tant que les «twitters» avaient l’air de parler surtout politique, commenter le techno, lire les nouvelles mondiales, ça ne m’intéressait pas vraiment, mais à écouter Marie-Claude Lortie, il semblait y avoir d’autres sujets abordés. Une certaine Dooce avait l’air amusante à suivre.

Ce matin, donc petite recherche. Ça ne m’a pas pris cinq minutes pour m’apercevoir que, oh horreur!, l’inscription est en anglais. Et Dooce n’écrit qu’en anglais.

Déjà que dans bien des sites-dits-réseaux-sociaux, blogues, forums qu’il traîne des «posts», des «comments» des «request», que bien des internautes ne se donnent plus la peine de traduire, pas question que j’encourage Twitter. Même si je suis la seule francophone à ne pas y adhérer pour cette unique raison. Je repasserai quand Twitter sera en français. Non, mais ! J’en veux aux invités et à Christiane Charrette de ne pas avoir mentionné le fait, parce devenu banal? parce que tout le monde sauf moi le sait?

Il y en a qui boycotte des entreprises pour moins que ça! À chacun ses petites batailles, ses petites rébellions.
AJOUT PLUS TARD: J'ai vu que je pouvais quand même lire sans être inscrite (ce n'est pas un compte fermé comme Facebook?) en utilisant l'outil search et l'adresse, si je la connais. J'ai tapé @charettec et j'ai pu voir de quoi ont l'air les pages. Pire que je croyais. Je vais vraiment passer à autre chose comme lire un bon livre!

(image que j'ai hésité à reproduire pour ne pas les encourager, empruntée à Google)

9 commentaires:

  1. Ah, l'éternel dilemne... Je dois dire qu'en tant que jeune québécoise parfaitement bilingue, j'ai toujours du mal à me positionner.

    J'aime toujours mieux un produit anglais bien fait qu'un produit français mal traduit.

    Et puis est-il toujours nécessaire de traduire? Twitter se veut un produit international où la qualité littéraire des billets n'est pas l'objectif visé et la "lingua franca" est désormais l'anglais, alors les gens y écrivent en anglais.

    À l'opposé, la littérature se veut un produit culturel, un jeu auquel on se livre avec la langue. Là, la langue de consommation du produit me semble importante... mais la version originale n'est-elle pas toujours mieux, fusse-t-elle anglophone?

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  2. Les produits sont peut-être mal traduits parce que les entrepreneurs ne font pas l'effort de respecter leurs clients en espérant que ceux-ci, tannés, se contentent du produit en anglais.
    Je ne crois pas que le français ne doit s'en tenir qu'à la littérature! Et qu'est-ce qu'un produit culturel? Un produit où il y a des mots?

    Et puis je ne crois pas que ce soit un sujet à arguments: tout le monde aura raison dans son argumentation. En ce qui me concerne, c'est une question de respect, de travail bien fait: tout se qui mérite d'être traduit doit être bien traduit, comme on dit: tout ce qui mérite d'être fait mérite d'être bien fait.

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  3. Oui, mais on tombe justement dans le "qu'est-ce qui mérite d'être traduit"... non?

    Comme je dis, je m'interroge. J'en suis à un point où je dois me concentrer pour réaliser dans quelle langue (français ou anglais) on me parle ou m'écrit. Souvent, ça m'attriste. D'autre fois, c'est diablement pratique...

    Je n'arrive pas à prendre position.

    Mal typique d'une enfant de l'ère numérique je suppose...

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  4. Quand Coke a voulu s'introduire en France, pensez-vous qu'il a hésité et qu'il s'est posé la question. Quand on veut séduire une clientèle, on parle leur langue. Le problème aujourd'hui c'est que quelqu'un en quelque part pense sans doute que ce n'est plus nécessaire de s'adresser aux gens dans leur langue, qu'ils achèteront le produit quand même. Parce que personne ne rouspète.

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  5. Excellent point. Je dois d'ailleurs avouer que je suis plus difficile quand je dois payer...

    Mais Twitter est gratuit, non?

    Et (me répondant à moi-même) je dois admettre que c'est là que le bat blesse : les consommateurs habitués à l'anglais par des produits gratuits ne prendront plus la peine d'exiger des produits payants en français. En effet, pourquoi ne pas s'adapter, puisqu'on est bilingue?

    Hé, galère...

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  6. Personnellement, je n'ai jamais été voir du côté de Twitter. Mais si c'est l'anglais qui prime, ça ne me donne pas envie d'y aller. J'ai du mal avec ça. J'aime que les choses soient disponibles dans ma langue, quand elles sont offertes à tous.
    Mais j'ai aussi du mal avec les nouvelles technologies telles facebook, twitter, etc. C'est toujours le rapide qui prône... J'ai résisté longtemps et j'ai fini par ouvrir un compte facebook, qui ne me sert plus... J'y suis allés la première semaine, je n'y vais pratiquement plus. Je ne pense pas me lancer dans twitter... je me contente de mon bon vieux blog, déjà bien passé de mode... ;)

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  7. Claude,
    Au delà du débat (très pertinent) sur la rareté du français dans les nouvelles technologies, je dois confesser que je suis accroc de Dooce. Je la lis fidèlement. Elle est désopilante, elle n'a pas son pareil pour se moquer d'elle-même et en même temps nous émouvoir. Quand je lis ses billets, je trouve mon blogue bien sage, un peu terne même.
    Vraiment, elle a un sacré talent!
    Andrée

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  8. Andrée: tant mieux si vous pouvez lire Dooce et bien d'autres trucs. À la limite, je pourrais lire aussi, je lis mieux l'anglais que je ne le comprends (à l'école on apprenait à le lire et à l'écrire ni à le parler ni à l'écouter). Mais je me dis que de toute façon, je ne peux pas tout lire, même en français, alors je me contenterai de votre blogue!!!!!!!!!!!!!!

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  9. Allie: qu'est-ce que la mode? Déjà d'écrire via Internet, je nous trouve pas mal à la mode, moi!

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