mercredi 19 août 2009

Henri Troyat: le troisième bonheur

Croyez-moi ou non, je n’ai découvert Henri Troyat que l’hiver dernier. Pourtant j’en avais trois dans ma bibliothèque. Des antiquités du temps de mes études ? Aucun souvenir. Toujours est-il qu’en février dernier, j’en ai lu trois, j’en ai parlé un peu >>>. Comme j’ai aimé, j’ai récidivé. Cette fois avec Le troisième bonheur, trouvé dans une librairie de livres d’occasion. Sans savoir que c’était la suite de Viou et à Demain Sylvie. D’ailleurs, ce n’est indiqué nulle part, sauf dans quelques commentaires pris ici et là dans certains sites de lectures.

Ce n’est pas parce que j’ai lu le livre en quelques heures, commencé le matin, fini le soir, en prenant mes trois repas et même quelques batifolages dans la piscine, que le livre n’est pas bon. Facile à lire ne veut pas dire littérature bas de gamme. Ce que j’aime de Troyat, c’est la simplicité de l’histoire. Presque rien : Une femme qui aime un autre homme que son deuxième mari. Sa fille (le personnage principal, donc son point de vue surtout) dans la jeune vingtaine qui réagit fortement. C’est tout, alors le talent de Troyat réside donc dans la richesse du texte, dans son art de rendre les émotions. ON sent ce que les personnages ressentent, on n’en déteste pas plus un que l’autre comme dans la littérature américaine qui se résume au combat entre bon et méchant. Ça glisse comme une patineuse de fantaisie qui nous émerveille de figures acrobatiques complexes, sans qu’il n’y paraisse, nous laissant admiratifs.

En cadeau donc je demanderais bien un coffret Troyat, comme j’en ai déjà eu un de Colette, mais je n’en ai pas vu. Je suis donc condamnée à les chercher et les obtenir un à un. Le plaisir durera plus longtemps.

(photo prise sur le site http://www.partagelecture.com/, ce n’est pas l’édition que j’ai lue, mais c’est évidemment le même texte)

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